Toi aussi, porte ton bébé sans les bras

portage 3

Mes marsupiaux,

Aujourd’hui, je vais t’expliquer un truc hypra-révolutionnaire : de nos jours, tu peux, en même temps, porter ton bébé ET te faire les ongles/te curer les deux narines/te gratter l’épisiotomie/préparer un bœuf bourguignon. Car oui, jeune parturiente cernée, sache que tu peux porter ton bébé SANS LES BRAS.

On applaudit (du coup, on peut).

Nul besoin de te prendre pour une chatte partant en goguette avec la nuque de son chaton entre les dents, puisqu’il existe – tiens toi bien – un accessoire appelé le « porte-bébé ». Laisse moi te dire que le gonze qui a chié la dénomination du biniou ne devait pas être du genre bout-en-train de soirée. Mais passons.

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Les Stagiaires en culotte courte, ép. 2/2

jenemontrepasmesfesses

Mes oies cendrées,

Aujourd’hui, je vais te parler du retour de la série hivernale tant attendue des Stagiaires. Je clôture cette épopée non sans mal, avec un bilan en demi teinte, et un article que je me sens un peu contrainte d’écrire, mais qui ne m’excite pas le clito plus que ça. La bonne nouvelle, c’est qu’après, on pourra parler d’autres choses (j’ai plein d’idées d’articles, autant te dire que c’est pas tous les jours).

Bon, je dois t’avouer qu’après l’épisode de novembre, on ne peut pas vraiment dire que j’étais hyper emballée à l’idée de retrouver mes deux ficus de fond de classe. Et à voir leurs tronches, c’était vraisemblablement réciproque.

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J’ai testé pour toi : l’opération des ongles incarnés

piedsniel

Mes plantigrades immaculés,

Aujourd’hui, je vais te raconter comment je me suis (encore) (c’était la troisième fois) (je crois que mon corps tente de me faire passer un message) faite opérer des deux pieds atteints d’ongles incarnés infectés. J’ai bien conscience qu’avec ces trois mots, j’écaille à tout jamais l’image romantique que vous avez de moi, mais sachez que non, mon haleine ne fleure pas le jasmin au réveil (mon anus, par contre…).

11h48 : J’arrive à la clinique, à pied, avec mon sac à dos, mes béquilles sous le bras, ma bite et mon couteau. J’ai un peu d’avance, j’avais prévu mon coup. La marge de manœuvre de dix minutes est obligatoire pour les gens comme moi qui connaissent forcément un imprévu cocasse, voire désagréable, avant un rencart important.

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Charlie, l’ecole et les enfants

charlie

Mes colombes nacrées,

Aujourd’hui, je vais faire ce que j’avais décidé de ne pas faire : vous parler de l’actu. Mais pas pour pleurnicher. Je veux dire, ouvrez internet, et vous verrez comment chacun y est allé de l’exposition de ses petits sentiments. Je ne suis pas sûre qu’il faille absolument exposer au monde entier nos larmes sur les blogs, point n’est besoin de l’écrire pour savoir que nous autres, gens de l’internet, qui usons de la fameuse liberté d’expression à tort et à travers, avons été touchés par ce qu’il s’est passé. Certains ont malgré tout fait des billets intéressants, mais depuis quelques jours, s’est imposé à moi un tri drastique du florilège de ce que l’on peut trouver sur la toile, et ce afin de ne pas tomber dans l’excès de Charlie jusqu’à la nausée.

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Conte de Noël

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Mes cannes en sucre,

Aujourd’hui, ou plutôt hier, on était le 24 décembre. On aurait pu être le soir, mais on était le matin. Il aurait pu neiger, mais il faisait juste frais. Ça aurait pu sentir la cannelle et le sucre d’orge, mais ça schlinguait surtout la Javel.
Hier, on était le 24 décembre, c’était le matin, il faisait beau et j’avais rendez-vous à l’hôpital. Je regardai le lino moche qui brillait trop et, disciplinée, je m’arrêtai pile sur la ligne jaune fluo, qui n’a de courtoisie que le nom. Cette frontière balisée derrière laquelle on fait semblant de ne pas entendre ce qui se dit à un mètre cinquante devant. Faut vraiment être con. Et poli, aussi.

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Tu sais que tu es instit, quand :

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Comme tous tes congénères, tu penses être unique et bien loin des clichés qui incombent gravement à ton métier. Or, sur un malentendu, il se pourrait que tu te reconnaisses fortement dans cette description. Tout cela ne sera évidemment que fortuit, et pourtant, tu sais que tu es instit quand :

1 – Tu hyperventiles un peu lorsque la photocopieuse est en panne. Généralement, ça tombe sur toi. Tu viens faire ta série hyper urgente, et le biniou affiche un code lyoko improbable. Ne rêve pas, le coupable n’avouera jamais. En attendant, tu ouvres et fermes de plus en plus vigoureusement les trente-quatre clapets de la machine au bord du décès, à la recherche du bourrage éventuel. Et savoir changer un toner fait automatiquement de toi une personne ressource en matière de matériel informatique. Si tu sais en plus en commander un nouveau, on parie que tu finiras CPC TICE.

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Les Stagiaires en culotte courte, ép. 1/2

darwincoincoin

Mes chouettes hulottes en culotte,

Aujourd’hui, je vais te parler de ma nouvelle lubie : les stagiaires. J’ai accueilli deux de ces congénères dans ma classe pendant deux semaines, et je peux te dire que la réalité a dépassé toutes mes espérances.

Séquence flashback.

Quand j’étais en PE1 et que je préparais le concours à feu l’IUFM, on m’a naturellement collée dans des classes afin d’observer le biniou. Les gonzes se sont dit qu’ils allaient s’assurer qu’en restant six heures par jour à se faire chier le cul sur une chaise de nain en plastique, on allait quand même grave kiffer notre race (le fonctionnaire est naïf) (en plus d’être surpayé).

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L’adieu aux licornichons

guirlandepaupiette

Mes veaux goulus,

Aujourd’hui, pour changer, nous allons parler de mes seins. S’ils étaient gargantuesques à la belle époque, sache qu’ils ne sont plus ce qu’ils étaient. Assieds-toi, ce que je vais t’annoncer est rude. Depuis environ un mois, je ne licornichonne plus (et donc, Thelma et Louise ont retrouvé leur taille initiale, les hyènes). Mes licornichons ne sont plus.

Mon tout dernier allaitement a donc pris fin. Et si je le dis avec une pointe d’humour aujourd’hui, la transition n’a pas vraiment été facile pour moi. Car bien que je ne m’étais fixée aucune date de fin, c’est bien Paupiette qui a décidé que maintenant, merci bien Maman, range tes nib’, je suis une grande fille. J’avais vaincu chaque poussée de croissance, deux mastites et un abcès mammaire, et il aura fallu quelques petites semaines pour sonner la fin de la récré. J’aurais voulu l’allaiter plus longtemps. J’aurais simplement voulu que ce soit moi qui décide que c’était fini.

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