L’école de la Dream Team

collegues

Mes bulots pimentés,

Aujourd’hui, comme ce sont les vacances, je vais te parler boulot. Ne me remercie pas, c’est pour que tu ne perdes pas les bonnes habitudes (et après, on dira que les instit’ sont des feignasses).

J’ai réalisé qu’en fait, je ne t’ai jamais parlé de mon école. Celle du moment, celle pour laquelle j’ai croisé les doigts plusieurs années durant, faisant pipi dans ma Damart en espérant voir mon nom apparaître sur l’écran des affectés. Jusqu’à ce jour béni où j’ai eu les yeux qui ont sué très fort. Alors comme cette école, c’est surtout des collègues en or, je me suis dit que j’allais te les présenter aujourd’hui. Comme ça, s’il me prend l’envie de faire un genre de mini série à la rentrée, tu sauras de qui je cause.

Accroche toi bien à ton coussin Ikea, voici donc la Dream Team :

la Chef : la maîtresse des CE2, c’est la patronne du biniou, celle sur laquelle il faudra passer sur le corps si quelqu’un veut chercher des noises à un élève ou un collègue. La Chef, de prime abord, t’as pas vraiment envie de la faire chier. Tu sens direct que c’est ELLE qui dirige l’école. Lors de notre première entrevue, je me suis dit que ça n’allait pas être commode tous les jours, de bosser avec elle. Elle défendait son territoire et plantait le décor. Et puis, on a appris à se connaître. La Chef, elle fume l’équivalent de la production annuelle de tabac de la Colombie, mais seulement les jours d’école. Quand elle est chez elle, elle n’en grille aucune. C’est comme ça. C’est une toxico fonctionnaire, une camée au boulot, une droguée sélective. La Chef, elle prend toujours du café dans un verre. Avec une sucrette, faut pas déconner. Toujours le même, en dosette. C’est pratique, c’est millimétré, on ne se trompe pas dans les doses. Dans le verre de cantine, elle versera de l’eau jusqu’au trait, pour avoir pile poil la dose quotidienne qui lui plait. Elle aime ça, la Chef, quand tout est nickel. Elle aime que tout soit carré. Comme sa coupe de cheveux. Aussi, elle dispose de l’atout indispensable à toute bonne directrice qui se respecte : les cordes vocales. Lorsqu’elle piquait une gueulante et que j’étais enceinte, je crois que Paupiette faisait une rondade à chaque fois. C’est formidable, cet organe ultra développé. On dira ce qu’on voudra, ça calme direct tout rebelle naissant de moins de douze ans. Les adultes, aussi. Quand la Chef gueule, après, on entend les mouches péter. Moi, quand je me fâche, on dirait une vaste blague. Je vendrais un grelot pour avoir un organe aussi développé (à la place, j’ai eu des seins surdimensionnés). Malgré ses airs d’adjudant chef et de partisane UMP, c’est la première à défendre un élève, à recevoir des parents désemparés, à écouter une maman perdue, à filer en douce des gâteaux aux mômes qui n’ont pas eu de quoi manger sur la table du petit déjeuner. La Chef, elle roule à trois mille volts, mais elle a un cœur gros comme ça. La Chef, elle a toujours les yeux qui rigolent quand elle me dit d’arrêter de l’appeler « Chef ».

Alcaline : c’est la maîtresse des CE1. Alcaline, elle est constamment branchée sur de la haute tension. Quand elle rentre dans la salle des maîtres, c’est comme si on allumait la lumière. Mais avec le son. Alcaline, elle fait du bruit. Elle aime crier, faire de grands gestes pour dire qu’elle est contente, et même qu’elle est fâchée. Quand elle regarde les élèves, il y a des paillettes qui pétillent dans ses yeux. Elle les aime tous. Ceux qui ont toujours la bonne réponse, ceux qui sont un peu sales et qui sentent mauvais, ceux qui sont mal habillés, ceux qui n’arrivent vraiment pas à retenir les leçons, ceux qui préfèrent ricaner derrière leur bureau, et même les coquins, qui savent qu’en battant un peu des cils, ils feront chavirer son cœur tout mou. Elle le sait, elle essaie de résister, elle fait les gros yeux et la grosse voix. Et puis quand ce n’est pas bien grave, dans le dos des punis, elle porte ses mains sur sa bouche pour cacher le sourire gêné de celle qui aimerait les câliner. Alcaline, c’est grâce à elle que je suis devenue la maîtresse de CP que je suis aujourd’hui. La première année où j’ai travaillé avec elle, je me suis jurée d’être un jour une maîtresse comme elle, à la fois ferme et douce. Alcaline, elle a inventé le concept de bienveillance, elle cherchera toujours à comprendre pourquoi ça ne va pas, pourquoi ce petit bonhomme tape tout le temps, pourquoi cette petite fille crie si fort. Aussi, Alcaline, elle cuisine. Elle amène toujours un petit quelque chose (une tuerie) de chez elle, prétextant que ça « restait ». En vrai, elle aime bien apporter des douceurs, l’air de rien, parce qu’elle aime le partage, et le bonheur d’unir une école encore davantage autour d’éclairs maison à la vanille ou de madeleines de folie. Elle donnerait ses deux bras si tu lui demandais. Alcaline, elle avait ma classe avant, elle avait les CP. Je me dis toujours que quoi que je fasse, je n’arriverai pas à faire aussi bien qu’elle. Quand j’ai envie de crier un peu, je pense à elle, je respire, et j’explique pour la centième fois la même chose, doucement. Elle est ma barre haute, celle qui fait que j’en fais encore un peu plus parfois.

Bizu : la future maîtresse des CE1-CE2. Je ne la connais pas encore, mais elle va avoir du boulot, parce qu’elle prend la place de ma pine-co qui n’a pas pu rester. C’est ballo, ces histoires de postes, chez les instit. On est parachuté dans une école, on se mord les doigts, et quand on est bien installés, on nous demande de dégager. Le mouvement des profs, c’est parfois le bal des putains, avec des macs foireux qui tirent les ficelles. Bizu, elle a hérité du niveau de classe dont personne ne veut. Sauf qu’en fait, elle a quand même de la chance. Parce que dans une autre école, on en aurait profité pour lui coller le niveau pourri, ainsi qu’un effectif élevé et les casse-couilles de chaque niveau dont personne ne veut (sauf Alcaline, mais c’est parce qu’elle est un peu cinglée). Nous, on lui a fait une classe normale plus, une avec seize élèves qu’on a triés avant. On est sympas, nous.

Job : le maître des CM2, l’homme de la bande, le seul (le veinard, donc) (ou pas). Job, c’est un peu comme le mistral. Il passe, en coup de vent, on ne l’entend pas vraiment. Le pauvre, tout seul au milieu de ce banc de morues pédagogues. Moi aussi j’aurais les boules. Job, il ne dit pas grand chose, mais il fait des courses de plusieurs dizaines de kilomètres, la nuit, dans la montagne et dans la boue. Il a pas l’air, comme ça, mais en fait, Job, c’est Mac Gyver. Il est habillé comme un maître, Job (la veste de cuir en moins), et il vient presque toujours à vélo. Il mange des trucs bio, et aussi des trucs qu’il a cuisiné lui même. Par exemple, il a toujours une tranche de pain maison, avec sa gamelle et ses trois desserts. Il connait aussi la liste des ingrédients maudits qui squattent le Nutella et les M&M’s, alors je fais semblant de ne pas l’écouter. Job, il se fait souvent taquiner, parce que Paupiette a la même couleur de cheveux que lui, contrairement à tous les autres êtres humains de ma famille et de celle de l’Homme. Alors on lui demande si, par hasard, il n’aurait pas forniqué avec la maîtresse de CP. Ça le gêne, qu’on dise des bêtises au travail. Job, lui, c’est un déconneur, mais que dans la vraie vie, celle qui se fait à quelques rues de l’école, et au delà. Je crois que malgré tout, Job, il aime bien « ses maîtresses », comme il les appelle. Il doit sérieusement se faire mousser, dans les dîners, quand il annonce qu’il a cinq.

la Clique : la maîtresse de Clis, la classe pour les enfants handicapés, et ceux qui se traînent de trop grosses casseroles. La Clique, c’est la fille qui t’énerve direct tellement elle est belle. Elle devait accoucher le MÊME jour que moi, on a copité l’une sur l’autre, un truc de fou (on était à la même partouze). Sauf qu’elle, c’est la fille qui, enceinte, ne s’achète aucune fringue de grossesse car elle rentre encore dans ses fringues normales, même la veille d’accoucher (moi, manifestement, mon cul a aussi cru qu’il était enceinte). Cette fille est donc dramatiquement anormale. La Clique, elle est gaulée comme les nanas des magazines. C’est normal, son estomac est tout petit. Deux feuilles de salade et hop, elle est pleine jusqu’au soir. Moi, j’ai été livrée avec l’option Maxi Best of, alors pour que je sois pleine jusqu’au presque soir, il faut mettre deux-trois trucs entre les feuilles de salade (genre un steak, de la mayo, du fromage, des oignons, de la tomate et du pain de mie) et ajouter quelques légumes (des frites). La Clique, c’est une hyène, une louve avec ses élèves. Elle les défend bec et ongle contre quiconque leur met des bâtons dans les roues. C’est que ses élèves, ils n’ont pas franchement été gâtés par la vie. La Clique aussi, elle vient d’une famille socialement et culturellement très limitée. Tellement qu’on pourrait la choisir pour symboliser l’ascenseur social, sauf qu’elle, quand elle l’a pris, elle est montée jusque dans les nuages. La Clique, elle a fait connerie en LV1. Dès le matin, elle rigole. C’est aussi pour ça qu’on s’entend bien. Elle dit « dans ton cul » environ cent fois plus que moi. Et elle dit aussi « des moments inoubliaux », et même si c’est la millième fois, ça me fait toujours rire quand même. La Clique, même si elle est à deux doigts de succomber à une malaria, elle te demandera toujours en premier comment tu vas, et pas seulement pour être polie. Elle se souvient des détails de ta vie que tu lui as raconté, là où toi, à sa place, tu les aurais probablement oubliés. C’est pas pour être polie, elle est comme ça, la Clique, elle est toute petite mais elle a de grandes oreilles pour t’écouter et de grands bras pour te consoler.

Sésame : la maîtresse des CM1. C’est la bio-écolo géniale de la bande. Je pourrais vous parler d’elle pendant des lustres, mais elle a choisi, à la rentrée 2016, de ne plus apparaître ici.

Voilà pour les instits. J’oublie tout un tas d’autres personnages, comme la secrétaire, l’aide pour les enfants handicapés, les animateurs du périscolaire, les dames de cantine et celles qui font le ménage. Tous ces gens, dont je ne vous parle pas aujourd’hui, mais qui viendront peut-être faire un tour sur ces pages un jour ou l’autre.
Je ne dis jamais assez la chance que j’ai de faire partie de cette troupe de joyeux lurons, d’aller embaucher comme si j’allais passer la journée avec des amis. On vit comme chez nous, en se serrant les coudes quand il y a besoin, en multipliant les projets fédérateurs, avec de temps en temps des apéros, parfois des engueulades et souvent des fous rires où on a mal aux abdos et les yeux qui pleurent.

La vie se tisse doucement, dans cette école un peu hors du temps. Je la rejoindrai en septembre, non sans excitation, et avec un projet qui me tient à cœur. Ma douce parenthèse avec Paupiette prendra fin et je crois que ce sera bien, pour elle, pour moi, pour nous. J’arriverai encore aux aurores, j’allumerai la photocopieuse, certains jours, je retrouverai la Chef en train de s’en griller une en solitaire sous les étoiles du matin, parfois, Sésame sera arrivée un peu avant, et finira son petit déjeuner entre deux photocopies, je poserai mon gros sac de maîtresse à côté de mon bureau, en soufflant de soulagement parce qu’il est trop lourd, j’échangerai quelques bêtises avec Martine, qui fait briller ma classe et qui m’appelle « sa maîtresse », en repassant devant la porte d’entrée, je recroiserai la Chef, qui se grillera sa troisième, et je devrai alors énumérer toutes les bonnes raisons qui me retiennent d’aller la rejoindre et d’en griller une aussi, la table de la salle des maîtres se chargera de sacs colorés et de classeurs trop épais, quelqu’un râlera parce que la plastifieuse met trop de temps à chauffer, les collègues de surveillance du matin souffleront parce qu’il leur manque une série de photocopies ou un café qui motive, je me demanderai à quoi ça sert d’arriver une heure avant le début de la classe si c’est pour me retrouver à courir partout à moins dix, et à la sonnerie, j’irai chercher ma grappe de petits chenapans, les yeux encore un peu endormis et les sourires avec des courants d’air dedans.

Et ce sera bien.


Edit : pour les maîtresses nouvellement arrivées en ce lieu de débauche, il y a une rubrique spéciale, avec tous mes billets sur le sujet. Ma main à couper que ceux sur la photocopieuse et le café vous feront poiler et vous rappelleront des choses ! Bonnes vacances à toutes les feignasses !

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54 thoughts on “L’école de la Dream Team

  1. J’aime beaucoup tes articles!
    J’ai eu ma future (première) affectation vendredi dernier, et j’ai trop hâte de commencer! (limite les vacances j’en ai plus rien à faire maintenant en fait)
    Bref, j’espère que j’aurai des perles à raconter aussi! (j’aurai une classe de CM1)
    Des bises!

    1. haha ! Je me revois trop à ta place ! J’ai aussi commencé par des (CE2-)CM1. C’est difficile, le Cm1. Pour moi, c’est la classe la plus dure (coucou, le programme de maths !), mais c’est sacrément intéressant !
      Bon courage pour la suite alors !

  2. On dirait du Pagnol (c’est pas péjoratif), je ne savais même pas que ça existait encore des belles relations au travail comme ça, ni une telle implication auprès des enfants. Moi il y a la vieille grosse ménopausée frustrée qui dit du mal sur tout le monde dans leur dos, la jeune pute qui utilise ses mini-jupes (OK elle a un cul de rêve, soit) pour avoir des faveurs, l’arriviste incompétent qui fait faire son travail par les autres…

    Merci pour le courant d’air frais…Encore un effort, et tu vas presque arriver à commencer à débuter à atténuer mes préjugés contre les enseignants. (je pars de loin).

  3. « des sourires avec des courants d’air dedans »…
    Comme j’aime tes articles, tes mots, ton regard sur les gens, les choses, les détails façon Amélie Poulain…
    Franchement, je te voudrais bien comme maîtresse (en tout bien tout honneur !)
    J’te kiffe, Chag

  4. comme ils ont de la chance ces instits d’avoir une collègue qui porte sur eux un tel regard, comme c’est bon et doux de savoir que les yeux endormis et cheveux en éventails des loulous sont espérés et attendus…

    surtout ne te retiens pas de nous parler boulot, hein, et sinon, quid de la photo ? qui a eu cette idée folle ? (pas taper)

    1. Merci ma poule. Très franchement, je ne pensais pas que ça pouvait intéresser quelqu’un outre mesure, mes histoires d’école. J’avais envie d’écrire, et paf. Mais je note. Une fois les présentations passées, ce sera plus facile de refaire d’autres billets !

      (la photo, c’est une idée d’Alcaline ! La Clique (tout à gauche) et moi, étions donc enceintes de 6 mois, il me semble)

  5. Bah dis donc, il/elles vont être complètement flaté(e)s tes collègues s’il/elle lisent ton article!
    Une bien belle équipe.
    Dis, tu veux bien être ma maîcresse quand je serai petite?

    1. Je l’ai envoyé à celles qui sont sur Facebook (de toute façon, elles sont abonnées au blog) (enfin pas toutes. Trois). J’aime beaucoup ta dernière phrase ! (mais je ne couche pas avec les gens de petite taille).

  6. Je croise très fort les poils de cul pour avoir un jour une collègue comme toi (le jour où j’exercerai enfin ce métier qui me fait tant rêver, le jour où je serai une toute jeune maîcresse de vingt-dix-et-un-an).

  7. Tu as un regard tendre et cependant lucide.
    Je ne dirai rien à propos de tes culottes, bien que je n’en pense pas moins.
    J’espère bien que tu continueras à nous raconter ton école, c’est trop bon.

  8. Hé Chag moi aussi je voudrais que tu sois ma maîtresse !!!
    Et puis si t’es pas libre, ou ben si tu veux pas, je prendrais Alcaline ou La clique ou Sésame ou en fait n’importe laquelle des autres maîtresses, tellement tu donnes envie de les connaître …
    Et puis aussi, Chag, t’écris drôlement bien tu sais ?! T’es drôle que t’as pas idée, mais aussi t’es tendre, et juste et … Bref, Chag t’es bonne !!!
    (Si avec ça tu veux pas être ma maîtresse, chaipa c’qu’il faut !!!)

    1. HAHAHA ! (mais j’ai SURTOUT de gros seins) (100D, c’est fou).

      Bon, sinon ça me fait plaisir ce que tu me dis, parce qu’en fait, ça fait plusieurs jours que je planche sur un truc à écrire, pas pour le blog, et que j’y arrive pas. Mais alors, pas du tout. Bref, si je le termine, je vous en parlerai. Enfin, pour le terminer, il faudrait déjà que je le commence…

  9. Tu as réussi à me faire monter les larmes aux yeux (si j’avais pas été au bureau j’aurais sans doute pleuré pour de vrai), et je n’ai même pas l’excuse des hormones…
    J’aimerais que ma fille ait la chance d’aller dans une école comme celle-là. Bon… Elle fera sa rentrée en maternelle en septembre 2015, ça nous laisse quelques années avant le CP. Ça me laisse le temps de faire ma Colombette (ou ma Navarette, c’est au choix) et d’enquêter pour découvrir dans quelle école tu crèches, hinhinhin.

    1. Héhé ! Je te souhaite bien du courage, alors ! C’est quasi mission impossible de me retrouver. T’imagines le merdier, si ma hiérarchie tombait sur mes conneries ici ?! La MERDE, totale.

  10. Je regrette les « dans ton cul » et les « et ta mère » qui étaient légion dans mon ancien poste. Et un bon petit « et ta mère » bien placé, ça allège une journée !

  11. Ah moi je fais partie du gang de ceux qui arrivent invariablement à 8h28 pour commencer à 8h30. Juste le temps de dire bonjour et filer sous le préau. Par contre, je reste souvent jusque vers 19 heures et quand je pars, les photocops du lendemain sont prêtes, le programme de la matinée est écrit au tableau et chaque chose est à sa place au poil de cul près :) Mais arriver « tôt » : c’est au dessus de mes forces !

    1. Je suis donc l’inverse : je décolle en même temps que je rends le dernier élève à ses parents. Je récupère les grelots, ça leur évite de faire garderie matin ET soir. Et puis en septembre y’aura Paupiette à récupérer aussi (bonjour, je suis taxi brousse).

  12. han,les sourires avec des courants d’air dedans,tu parles de mon n° 2 !!! :)
    ça a l’air trop chouette,comme école !!! vivement des nouvelles !

    1. Oui, c’est vrai que c’est chouette.

      Et j’ai un scoop : je DETESTE les dents qui tombent, particulièrement quand c’est pendant MA classe, et que l’élève, la bouche en sang, me montre la chose tout fier de lui. Généralement, il part faire un tour de préau à cloche pieds. Non mais oh !

  13. Comme ta Chef, j’ai un gros organe … Je peux hurler si fort que je punaise les élèves aux murs ! Avec le temps, j’apprends à varier le tempo mais j’avoue que les collègues de sport me respectent …Je sais qu’il ne faut pas crier mais en cas d’urgence, de bagarre et de gros souk, cela peut servir à arrêter le temps ! Sans blague, ton billet est génial …

        1. Je n’ai pas de talent mais je vois toujours les gens me regarder bizarrement quand je crie … Il se demande comment on peut avoir une si grosse voix dans une cage thoracique rikiki … J’ai peut-être des super-pouvoirs !

  14. Jamais j’ai lu « partouse » et « dans ton cul » chez Pagnol. Donc je préfère lire du Chag.
    Va te rhabiller Jean de Florette ! (et cette grosse naze de Fanny aussi, tiens, j’ai jamais pu la blairer).

    1. Ah merde, il faut mettre un S à partouSe… Je sens que tu as l’habitude de l’écrire. COCHONNE !
      Le père de Marcel était instit, Marcel a su lire tout seul avant l’heure… Le nouveau Pagnol, ce sera Coin-coin !

  15. Moi tu me fais penser parfois à Renaud.
    Il y a ce truc de peindre le quotidien avec poésie et des gros mots – ensemble.
    Sauf que quand ça vient d’une fille c’est encore plus jouissif (humm… ai-je vraiment écrit ça? mais que m’arrive-t-il?)
    Il y aussi cette petite chose qui transparaît de colère et d’injustice…

  16. J’ai bien ri, merci, j’ai meme eu les larmes, vite fait…
    J’aimerai bien t’avoir comme collègue et avoir la chance d’avoir mon portrait juste et fidèle by Chag!
    Jalouse…
    On pourra au moins bosser ensemble en cp et ça c’est chouette!
    Vivement la rentrée!
    Qui a dit ça?!?! What the fuck!

  17. Ben moi je lis ça et j’ai les larme aux yeux.
    Je viens d’une famille d’instits-profs depuis 4 générations (j’ai failli et puis non) mais ma soeur et mon beau-frère sont en plein dedans. Maman y était aussi.
    Et je les vois dans tes récits. Ma soeur a aussi une voix de rossignol transgénique, elle a aussi des gosses dans des situations impossibles…

    C’est comme si je lisais une histoire sur ma famille.

    C’est malin, je chougnasse comme une débile maintenant.

    1. Comment ça, tu n’as pas voulu des fameux DEUX MOIS DE VACANCES D’ETE, ainsi que des DEUX SEMAINES DE VACANCES TOUS LES MOIS ET DEMI ? Heiiin ?

  18. Mais pourquoi tout le monde il fait dans le sentimenthal’eau pathos, quand il écrit des commentaires sur tes articles, nom d’une pipe ?

    Sans blague, Chag, m’as tu DEJA vue avec un sarouel ?!!!
    Pfff…
    On se fait bientôt un knacky graines, hein ? :)

    1. Hahaha. Je suis SURE que je t’ai déjà vue avec un sa roue la jupe longue à en coton bio. Ou alors, c’est ton sac de baba cool qui m’a induite en erreur… J’apporte des graines pour la rentrée.

  19. Bien le bonjour à la dream team!! et aux autres
    Je partage le même commentaire que Sésame :
    Sans blague, Chag, l’as tu DEJA vue avec un sarouel???
    Pour les cigarettes, j’ai énormément diminué ( environ 1 dizaine par jour d’école, renseigne-toi auprès d’Alcaline…)
    Pour le café….Je suis surprise par ton observation, mais tu as entièrement raison!!!
    à très bientôt
    Coin coin est magnifique avec son nœud pap!!

    1. Ohhh !!! V’là la Chef !!!!! Alors ça, ça me fait super plaisir, que vous veniez laisser un petit mot, alors qu’en plus, toi, tu n’as même pas Facebook !

      Sinon, ok, je veux bien admettre un hypothétique mirage le jour du sarouel. Mais elle a tord, ça va bien avec le boulgour et le quinoa.
      Bon, pour les cigarettes, je fuis votre coin comme la peste, ça m’évite d’être tentée !
      C’est drôle que tu n’ais jamais remarqué, pour le café. C’est tentant, d’aller jusqu’au trait. Reste à savoir si, à la fin, tu regardes aussi quel âge tu as au fond du verre…
      Bisous ma Chef !!! <3

  20. Bon, et bien moi je viens de quitter tout ça et j’y pensais plus trop mais là bam !!!
    C’est trop vrai, c’est trop ça, tout ce que tu écris !
    Je ne ferais pas la rentrée dans ma super école et avec mes supers élèves cette année et je suis triste maintenant après la lecture de ton article :-(

    Mais bon l’Inde, c’est bien aussi :-)

    Merci, en tout cas, pour tout ce que tu écris.

  21. Ben mais y manquerait une collègue dans le portrait de l’école de la Dream Team ?

    La poule aux œufs d’or

    Avec elle et son grand respect de l’individualité de chacun, le collectif est le contraire d’un dogme, simplement un bonheur d’être et de construire ensemble, le plaisir du collectif l’emportant sur la nécessité.
    Avec elle, les petits CP sont des coqs en pâte, même le plus casse-pied est un bonhomme d’amour et la plus molle une biche dorée.
    Avec elle, tout le monde est tranquille, posé, dans sa classe quand ça ne chuchote pas c’est que tout le monde rigole.
    Avec elle, on peut tomber malade parce qu’elle est aussi médecin, on peut se transformer en nuage atomique, c’est une scientifique hors pair.
    Avec elle, tout un tas d’explications est inutile, elle comprend plus vite que le temps qu’il nous faut à nous, êtres ordinaires, pour commencer à expliquer.
    Avec elle, les affiches ne sont pas des quiches en friches, ah non non non, elle a dû être graphiste dans une autre vie.
    Elle écoute, elle observe tout, elle fait attention à chacun, l’air de rien, juste en se marrant.
    La Dream Team peut encore plus dreamer depuis qu’elle est arrivée.

    J’aurais bien voulu laisser un commentaire un peu plus cul-cul-la-pral, surtout pour faire plaisir à Sésame, mais les vacances me calment trop. Hé moi je suis presque sûre d’avoir déjà vu Sésame avec un sarouel mais c’était tout au début et La poule aux œufs d’or n’était pas là, j’en conclue donc qu’elle a aussi mené des enquêtes extrêmement précises avant de venir poser ses jolies valises à la Dream Team…

  22. Quelques jours après la rentrée, j’attends avec impatience la chronique de tes nouvelles aventures de maîtresse.
    Ben oui, sans classe au 12 septembre, en surnombre dans une école sympathique certes mais préposée au café et au classement des fiches de renseignement, je vis ma rentrée par procuration comme le chanterait JJacques.

    Je me reconnais donc en la personne de Bizu et je lui souhaite une bonne année (aux autres collègues aussi bien sûr)

    Vivement la suite !

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