La péridurale, le boulgour, mon dos et moi

tisane

Mes lamas laineux,

L’heure est grave. J’ose à peine l’avouer ici, mais il se passe un truc de dingue pour la fin de cette grossesse : je crois que je deviens un peu roots, un peu soja, un peu patchouli, un peu bio, un peu homéo, un peu oh-hé du bateau… Un peu une « fille-boulgour », quoi. Oh, je te vois venir : les hormones, toussa toussa. Et bien non, laissons ces hyènes là où elles sont, car nous devons ce changement non pas à la pleine lune, mais à une anesthésiste.

Si.

Quand tu es pleine, vers la fin, tu as le traditionnel rencard avec l’anesthésiste. Rapport à la péridurale, à l’éventuelle césarienne et la rachianesthésie (tavu comme je cause bien). Ah la la, toute cette surmédicalisation de la grossesse et de l’accouchement, c’est le MAL. N’empêche que le jour j, l’anesthésiste sera la seule personne que tu verras se pointer dans ta salle avec une aura lumineuse, et à qui tu auras envie de rouler une pelle jusqu’à la glotte (petit point blanc de bave stagnant sur les lèvres compris) (les anesthésistes ne sont jamais sexy).

Enfin ça, c’est en théorie.

Parce que tu te doutes bien que pour moi, ça ne s’est jamais vraiment passé comme ça.

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Parental advisory : à partir de maintenant, jeune nullipare ou primipare, je te conseille de cesser la lecture de cet article, somme toute un peu chiant, et d’aller plutôt lire un bon Closer de 2004. Il vaut mieux que tu apprennes la rupture de Jennifer et de Brad.

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Bulle, rendez-vous anesthésiste :
– Alors, il faut savoir que j’ai eu des problèmes de dos assez sérieux et…
– Oui, c’est ça c’est ça… mais vous savez, on y arrive toujours, nous sommes des professionnels, jeune fille (j’avais 19 ans).
coup d’oeil très rapide sur mon dos
– Allez, à dans un mois et demi !

Bulle, accouchement :
Douleur. Arrivée de l’anesthésiste (un autre, c’est jamais le même). Pique pique, anesthésie locale. Pique pique, très grosse aiguille. Pique pique, très grosse aiguille. Pique pique, injures de l’anesthésiste. Douleur. Boum boum, marteau chirurgical sur très grosse aiguille. Douleur. Boum boum boum, re marteau. Choix de la couleur de mon futur fauteuil roulant. Pique pique boum boum, injures du médecin. « Je crois que ça y est… ». Odeur de transpiration et prière à Jésus-Marie-Joseph. Départ anesthésiste.
Une heure plus tard, grosses douleurs à nouveau. Je demande qu’on rappelle l’anesthésiste, qu’il y a un problème. Personne ne me croit, on me répond que j’ai eu droit à ma piqûre et que c’est déjà pas mal. Il ne reviendra jamais. Accouchement atroce, j’ai fait un black out de trop de douleurs, résultat, il ne me reste que deux images de ce moment-là : ma fille toute sale sur moi, et les larmes de son père que je voyais pour la première fois (séquence émotion-Bisounours).

Coincoin, rendez-vous anesthésiste :
– Pour mon premier accouchement, la péridurale n’a pas marché. J’ai des problèmes de dos et il me semble que…
– Mademoiselle (j’avais 25 ans), sachez que TOUTES les péridurales marchent. Le reste, c’est une affaire de psychologie de la patiente.
– Euh, oui (je dis toujours oui aux médecins), enfin je vous assure que j’ai vraiment eu très mal. Du genre à en oublier complètement mon premier accouchement et…
– Mouais… Enfin peut-être que mon précédent collègue a mal piqué. Je suis habitué à ce genre de cas, nous sommes des professionnels, vous savez.
Coup d’oeil sur mon dos. Petite remarque : ah oui, effectivement, vous avez la colonne dans un sale état… Enfin ça n’a jamais été une contre-indication pour la péridurale.

Coincoin, accouchement :
Douleur. Arrivée de l’anesthésiste (un autre, c’est jamais le même). Pique pique, anesthésie locale. Pique pique, très grosse aiguille. Pique pique, très grosse aiguille. Pique pique, injures de l’anesthésiste. Douleur. Boum boum, marteau chirurgical sur très grosse aiguille. Douleur. Boum boum boum, re marteau. Choix de la couleur de mon futur fauteuil roulant. Pique pique boum boum, injures du médecin. « Je crois que ça y est… ». Odeur de transpiration et prière à Jésus-Marie-Joseph. Départ anesthésiste.
En fait, seule une zone de mon ventre est endormie correctement, pour le reste, nada, niet, que tchi. On attend de voir (longtemps). J’en peux plus, on le rappelle. Il revient, désolé, et me dit EN M’ENGUEULANT qu’à cause de mon dos, le cathéter ne peut pas être mis correctement. SANS DÉCONNER ! Il ne me reste donc plus que deux solutions : soit il me débranche et re pas de péri, soit il me vide l’in-té-gra-li-té de l’énorme seringue remplie d’anesthésiant, au risque je ne sente pas mon bébé passer. Après 36 heures de contractions, j’ai choisi l’option 2. Bad idea. La zone initialement endormie était complètement morte, mais pour le reste, ça n’avait rien changé. Youpi tralala. Douleur de sa mère la pute borgne. Mais le personnel médical était en or, et à grands renforts de caresses et de mots rassurants, j’ai bien fini par pondre, et me souvenir de cet accouchement.

Numéro Trois, rendez-vous anesthésiste. Je m’étais préparée. A mordre. Je suis entrée en disant que leur péridurale de mon cul, ils pouvaient bien se la garder, parce que sur moi, elle n’a jamais fait effet triple couille de mes deux. Haussement de sourcil de l’anesthésiste (une femme, tiens). A son regard, j’ai de suite senti qu’elle pensait que j’étais comme toutes ces tarées, qui veulent accoucher au pied d’un arbre en communiant avec Mère Nature la Truie et en mangeant un bout de placenta encore chaud… Et puis, elle a attrapé mon dossier, datant de l’accouchement de Coincoin. Dossier raturé de rouge, avec des ++ écrits partout, des lettres et des chiffres en police 85. Je crois que ça voulait dire que le type en avait chié grave. L’anesthésiste du jour a tout décortiqué, en faisant des ohhh et des ahhh, et aussi des ouchh pleins de compassion, en me regardant avec un air de cocker battu. Elle avait compris. Elle a regardé mon dos, elle m’a expliqué. Qu’à cause de mon dos en sale état, il était médicalement impossible de me poser une péridurale, que d’ailleurs, même elle, avec son expérience, ne saurait pas où piquer dans tout ce merdier vertébral. Je crois que j’en aurais chialé. J’ai failli lui rouler une pelle (elle n’avait pas de tas de bave qui fait des fils). Il aura fallu onze ans. Elle a écrit en gros, sur la première page de mon dossier : « Pas de péridurale possible ». Navrée, Madame (j’ai trente ans).

Je suis repartie de là en ayant l’impression d’être un petit poney qui galopait cheveux au vent. Je sentais l’air doux et frais de l’hiver me caresser le visage. J’aurais chanté du Patrick Sébastien si je connaissais les paroles. C’était beau, c’était doux, c’était bon.

Ce n’est qu’en arrivant chez moi, que j’ai réellement pris conscience de ce que signifiait « pas de péridurale ». Bordel de cul de sa mère la pute. Pas de péridurale. Pute à cons. Pas de péridurale !!!
Alors je sais bien, que la mode en ce moment c’est de diaboliser la péridurale, d’accoucher sur un tapis persan en faisant le pont, que la douleur est une information, qu’on ressort de son accouchement grandie, que depuis des millénaires les femmes accouchent dans la douleur, que c’est tellement bon de sentir son enfant passer à travers son périnée…

MON CUL, OUI !!!

Une péridurale bien posée et bien dosée, c’est une péri où on sent aussi son rôti passer, sauf qu’on n’a pas mal. D’ailleurs, je me demande pourquoi on anesthésie les gens pour leur soigner les dents. Après tout, depuis des millénaires, on arrache des molaires sans anesthésie. Et puis, ça doit être salvateur, de sentir la molaire douloureuse se déchausser enfin de sa gencive meurtrie. On doit en ressortir grandie…

Bon, tu l’auras compris, c’est pas trop mon truc, tout ça. Si j’avais pu sentir mes rôtis passer, sans sentir aussi ma pauvre chatte en chou-fleur, je t’assure que j’aurais vachement plus kiffé. Le problème, c’est que depuis l’annonce de cette chère anesthésiste, je flippe grave ma race. Tu me diras, vu que pour les deux précédentes pontes, au final, rien n’avait marché, ça ne doit pas changer grand chose. Et bien si. Pense à la molaire.

Depuis, donc, je suis sur la pente glissante de la roots attitude. C’est bien simple, je suis à deux doigts de manger du bio en me laissant pousser des dread locks qui puent la croquette. Mes shakras sont aussi ouverts qu’un soutien-gorge de Femen. Et mon historique internet compte désormais plus de « réduire+douleurs+accouchement » et de « accoucher+rapidement » que toutes autres recherches confondues. Doctissimo est devenu ma bible, et, pire que tout, je m’intéresse aux méthodes NATURELLES. Encore un mois, et je sniffe des pousses de soja par l’anus en suçant du tofu. Quand je te dis qu’on est mal barrés…
J’ai bu les paroles d’une copine qui a accouché sans péri, et qui s’était préparée à grands coups de tisanes et de granules homéopathiques. Des GRANULES. Genre z’y-vas, prends trois granules d’arnica tous les quarts d’heure, et tu accoucheras en un pet. Il n’en faut pas plus à ma petite personne pour croire à tous ces trucs (le désespoir te fait gober n’importe quoi, je te le dis). Elle m’aurait dit qu’on avait moins mal en dansant cul nu dans une rivière gelée que je l’aurais fait. Depuis ce jour, je bois donc de la tisane de feuille de framboisier. Oui, Madame. Evidemment, c’est dégueu, j’ai l’impression de boire du jus de pissenlit, et ça me fait pisser trois fois plus. Mais on s’en fout, parce que c’est censé me faire accoucher mieux et plus vite.
Chaque soir, quand je fais bouillir mon eau, que j’y plonge mes feuilles de framboisier, en touillant avec ma spatule en bois, l’Homme m’appelle Madame Irma, Bulle m’appelle Professeur Chourave, et Coincoin m’appelle Flash McQueen (il comprend rien, c’est navrant).

C’est le bordel. En plus de la tisane et des granules, je vais sûrement accoucher dans une salle appelée « salle zen ». Zen, putain. Comme ce gros tas de Bouddha. Sur un ballon. En me pendant à un truc en tissu accroché au plafond. Je fais un projet de naissance. Moi ! J’y parle de trucs de fous, de cordon ombilical, de position pour pondre, de voie centrale, d’ocytocine, de poche des eaux et de peau à peau avec un rôti ayant encore des morceaux de ventrèche collés aux cheveux. Je ne mange pas encore de graines bio, mais si tu me vois acheter du boulgour ou du quinoa, n’hésite pas, viens me casser deux molaires.

Sache le, il est possible que je n’en réchappe pas. Adieu. Je t’aimais tant, cher public.

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65 thoughts on “La péridurale, le boulgour, mon dos et moi

  1. Je devrais pas mais j’ai ri…
    Chez moi la péri marche sur les contractions (ce qui est pas mal déjà) mais pas sur l’écartement du bassin, les ligaments qui font je sais pas quoi, bref j’ai rien compris mais en tout cas, j’ai mal pendant les dernières heures où le marmot descend quoi…
    Mais sache que mon 2ème anesthésiste, celui qui est venu parce que je hurlais (presque) de douleur et d’écartèlement du bassin avait l’air ultra sexy mais j’étais tellement à l’ouest que j’ai pas pu bien en profiter… Et j’étais à poil… et échevelée… jsuis pas sûre d’avoir fait bon effet…
    Bon courage hein !
    PS : Le boulgour/quinoa c’est dégueu, lâche ça tout de suite !

    1. Effectivement, c’est dur de pécho avec une blouse-cul-à-l’air. Niveau écartement du bassin, ça fait deux mois que je suis en plein dedans. Je passais mes journées à dire à mes collègues « Bordel, j’ai mal à la chaaaaatteuh ! ». Là, y’a plus personne pour m’entendre chouiner, mais je peux te dire que je maîtrise parfaitement l’emplacement du plancher pelvien, hein. Ca fait un mal de chien, ce truc. J’espère que le jour j, ça se calmera. Enfin comme j’aurai un mal de chien ailleurs, ça délocalisera la douleur. Et puis l’arnica, hein. Misons tout sur l’arnica.

  2. Bon, c’est pas cool. Mais, ma première péri a raté, je ne pouvais pas bouger la jambe droite et je sentais tout à gauche (??), et la deuxième , ben, enfi madame, c’est bien trop tard. Ah ah ah. En tous les cas, en 10 mn – pas trop sympa – c’était fait. Hop. L’avantage de la non péridurale c’est que ça va bien plus vite. Ça c’est bien, non?

    1. Oui je mise tout là dessus. Mes deux premiers accouchements ont été terriblement loooooongs. Mes bébés ne sont pas exactement dans l’axe, donc il faut absolument que je bouge pour les mettre correctement, chose que je ne pouvais pas faire pour les deux grands étant donné que j’étais clouée au lit par cette pute de péri qui ne marchait pas. Après, j’ai oublié de préciser que pour Coincoin, après le vidage de seringue, une heure après l’accouchement, je ne sentais plus mes jambes. Ca fait super peur, mais c’est revenu en quelques heures. Alors là, je tente de me persuader que ce sera mieux.

  3. Ça fait super peur je suis bien d’accord. Et déplacer soit meme sa jambe, avec les bras, c’est pas easy !! Apparemment première nouvelle ce jour la j’avais une scoliose. Première et seule fois qu’on m’en a parle, of course.
    Finalement mon expérience sans péri a été meilleure qu avec …
    You Go Girl !

  4. Moi qui vient de pondre pour la deuxieme fois, qui suit bien plus branchée antalgie en tout genre que granules homeo, Moi qui ai grave souffert pour la premiere…j’etais prete a tout pour la deuxieme, et les feuilles de famboisiers, je peux dire que j’en ai bu beaucoup ( j’ai meme trouvé ca bon…heureusement depuis j’ai repris mon café.clopes, preuve que je n’ai pas versé du coté je.me.fais.un.steack.de.placenta…). Bref, le jour J, la dilatation s’est faite en 4 h au lieu de 20 pour la première et je n’ai quasiment pas eu mal…grace aux feuilles et a l’homeo? Je sais pas…mais peut etre? Dans le doute: infuses!

  5. Désolée de tes mésaventures, mais que c’est drôle à lire ! SANS DECONNER !!!! Bon courage pour ton accouchement donc ! Je suis sure que ça va aller comme sur des roulettes, au moins tu seras pas ramollie des muscles et tu pourras pousser comme une pro (une mangeuse de placenta, quoi), et après, tu seras super fière de toi. Et surtout, surtout dans ton discours officiel de racontage de ton accouchement, tu occulteras le pourquoi de tout ça, et tu pourras te la raconter grave … Genre avec ton air de pas y toucher, « non non, moi pour roti, j’ai pas eu de péri ». Clac. Bien placé, ça fera mouche, c’est sur. J’ai hate d’avoir le récit de l’affaire. Le terme est pour quand à peu près, que je prépare mes pops corn ?

    1. Merci bien. Le terme est pour le 27 janvier selon le gynéco, le 29 selon les échos, et le 1er février pour la sécu. Secoue fort et prends la date qui te plait le plus.

      (Moi je préfère les Choco Pops)

  6. Tu peux le faire, mon arrière grand-mère l’a fait une bonne dizaine de fois. Ah ah. (Moi aussi, mais un peu moins de fois).
    N’oublie surtout pas les vocalises, les graves, tout ça. Et la musique de relaxation spéciale sons de la jungle.

    (Sans déc, courage.)

  7. La Bible a dit « tu accoucheras dans la douleur », mais JAMAIS « on t’arrachera les dents dans la douleur ». C’est pour ça.
    Et puis, les hommes n’accouchent pas, a priori. Donc les dents de sagesse pourries c’est plus important.

    Je ne peux rien te dire, sinon l’éternel « bon courage et serre les dents » (après, si elles sont bousillées tu as droit, là, à une anesthésie. Vengeance).

    Je parie pour le 28 janvier.

  8. Premier commentaire pour raconter ma vie !
    1ère péri pourrie, un mal de chien dans le dos et la sensation d’etre écartelée… Pendant 20 heures
    2e accouchement sans, arrivée trop tard: 19h40 à la mater, naissance à 20h20, arrivée dans la chambre DEBOUT bébé dans les bras… à 22h. Le pied.
    Ça fait mal, on va pas se mentir mais moins que quand on est attachée! Bouger, ça soulage à mort.
    Jamais je ne l’aurai choisi, mais finalement j’ai kiffé.
    Ma mémé dit que l’accouchement est un mal joli, sitôt passé on oublie.
    Courage !

    1. Ah… le mal joli ! Ma mère appelle ça comme ça, aussi. Le problème, c’est que j’ai pas encore trouvé le « joli ».
      Franchement, je sais que je vais en chier, mais que ce sera mieux que les autres accouchements. Et puis je vais pondre dans une maternité qui a maintenant le label « Amis des bébés », avec un personnel extra (la même que pour Coincoin). J’habite à 200 m, donc je vais pouvoir attendre un max avant de m’y pointer. Contrôle de col perso et tout le tintouin. Même pas peur.

      (l’Homme, lui, est juste mort de trouille. C’est lui, qu’il va falloir faire respirer bientôt)

  9. Du coup, le yoga prénatal, ce n’est pas complètement absurde, si tu en es déjà à la tisane de feuilles de framboisier. Donc les infos : le mardi de 15h à 16h30, près de la porte de Bourgogne (68 rue de la Rousselle), numéro de téléphone de la prof (son nom ne me revient pas) 0611118547, 15 euros le cours (et un certain nombre de séances est remboursé par la sécu si c’est la seule préparation à l’accouchement qu’on suit, je ne le garantis pas à 100% vu que moi je suis celle de Bagatelle, mais une copine s’était faite rembourser).

    1. Oui, je me suis dit que la dernière fois, on en avait parlé, mais que j’étais partie comme une voleuse (j’ai une cervelle de mouette). Désolée, on s’est revues juste avant la consult’ anesthésiste, j’étais chaude comme Rocky Balboa ! Je vais voir si je peux venir faire un tour (ça risque être chaud pour récupérer la voiture puis les grelots). Après, au mieux, je pourrai y venir trois fois… Je sais pas si ça vaut le coup. J’appellerai la prof histoire d’en causer un peu. Merci pour les infos !

  10. Ah je compatis… Et naïvement, je croyais qu’à présent, on maitrisait mieux cette technique. J’ai subi aussi (en 1979) une péridurale qui n’a pas marché (à peu près comme c’est raconté ici). Sauf que moi c’était lors d’une césarienne : pour la naissance de mon fils j’avais envie d’être consciente et de pouvoir le voir et non, comme pour ma fille que toute la famille défile devant elle avant que moi, je puisse enfin la découvrir…

    1. Pour une éventuelle césarienne dans mon cas, une solution : l’anesthésie générale. Quand la toubib m’a dit ça, ça m’a clouée.

  11. Dans la salle d’attente de l’orthophoniste tout le monde est très sage : le grand joue avec la dame la poulette fait un sudoku et le grand colle de gommette
    Seule la mère glousse dans son coin plus ou moins bruyamment …
    Sur ces trois la j’ai eu une péri réussie ( les deux autres je ne sentais pas grand chose mais finalement c’était peut être pas plus mal surtout que le premier est arrive à l’envers il a fallu tire dessus obstétricienne était super excitée mais moi moins )
    Bref le dernier c’était le pied : anesthésiste sexy ( mon héro) même pas mal et sentir bébé passer ( la sage femme voulait même que je l’attrape mais très peu pour moi )
    Tout ça pour dire qu’on m’a fait mettre sur le côté a un moment proche de la fin et que ça a eu l’air de super bien remettre pépère dans l’axe pour la grande descente : a étudier en plus de la framboise …
    Courage
    À bientôt

    1. Justement ! Je suis face à un dilemme… Pour Coincoin, je voulais absolument l’attraper (on a des idées bizarres, parfois), et dans l’emballement et la douleur, j’ai oublié de le dire. Résultat, je regrette de ne pas l’avoir fait (d’où le projet de naissance, entre autre). Là, je me suis rencardée : accoucher à quatre pattes ou sur le côté, c’est vachement mieux pour tout le monde. Mais dans ces positions, difficile de choper le morveux gluant au vol… Je pense que je verrai tout ça le jour J, de comment je me sens, de si c’est possibeul ou pas. Je vous tiendrai au jus (et je vous garderai un bout de placenta) (il parait qu’on peut en faire des cadres maintenant).

  12. J’ai accouché sans péridurale du Crapiot et j’ai tellement kiffé ça que j’aimerai bien recommencer pour le prochain bébé.
    J’aurais bien eu quelques astuces pour toi, mais vu que ça implique un tapis persan et du quinoa je préfère rien révéler…

  13. C’est tres con mais apres 4 enfants dont 3(les 3 derniers!)sans peri le seul truc qui marche c’est le lacher prise. Se faire confiance en se disant que de toute manière ce lardon finira bien par sortir! En même temps Jsuis un mauvais exemple j’adore çà! bon courage à toi.

    1. Mhm. Je risque surtout lâcher mon sang froid. Disons que quand l’accouchement s’éternise (48h pour Bulle, 24h pour Coincoin), c’est compliqué.

  14. 4 accouchements plus tard, avec ou sans péri, sur le dos, sur le côté ou debout, avec granule/tisane/he, en hurlant, en pleurant ou en jouant aux échecs … Je ne sais pas quoi te dire si ce n’est si ce n’est d’avoir confiance en toi et de t’écouter le plus possible ! Lardonne bien ton Roti …

  15. Bon tu vas accoucher à la même maternité que moi, la gosse m’en veut de ne pas en avoir fait une « vraie » bordelaise » en la choisissant 😀

    Je m’étais préparée à me passer de péri, pas à cause d’un trip baba and co, juste à cause d’une banale phobie des piqures. comme une banale intramusculaire dans les fesses nécessite qu’on me retienne (sous cutanée et intraveineuse RAB par contre)… Bref… les feuilles de framboisier, le sons graves modulés j’ai fait et appris, le yoga et la relaxation j’ai pas pu je m’endormais toujours avant le milieu des cours…
    Le jour J je gère bien la douleur, tout roule, sauf que la gosse avait décidé de se faire une double écharpe, c’était moyen pour une sortie naturelle donc il a fallu aller la chercher et là le naturel t’y pense pas trop.
    Tu te fais une raison et le toubib arrive pour la fameuse rachi. Déjà te bloquer et faire le dos rond quand t’as de jolies contractions ouais, bof !
    Mais quand en fin de grossesse t’as fait des méga oedémes sur une prise de poids de compet ben les cathéter M sont pas assez longs pour aller au bon endroit, mais ça la dame anesthésiste s’en rend compte qu’après 8 essais de pose au cours desquels j’ai tremblé, sué comme jamais et je lui ai aussi décoché un méga direct du pied gauche dans le foie, réflexe quand on touche un certain nerf avec une aiguille… avant le 9eme essai elle est partie en chasse d’un cathéter L, hélas depuis quelques heures il n’y en avait plus un seul…
    La seule solution a été de faire une générale et assez promptement parce que la ça commençait à pousser sérieusement, la gosse descendait, fallait pas la laisser aller trop loin, en plus à rester dans des positions peu confortables ben je commençais à douiller sévèrement…
    Donc dodo, et comme ils sont sympa y a que le père (et le personnel médical) qui avait vu ma fille avant moi.
    Si tu croises un toubib, petit, rond, rouquin/blond/blanc, la soixantaine c’est l’homme qui avait, dans son bureau, la photo d’une petite fille (la mienne, donc superbe) en train de brailler poing serré et levé bien haut alors qu’elle est encore relié au placenta (que j’ai pas bouffé).
    Et bon courage pour le 1er février, c’est mon anniversaire, une date idéale 😉

    1. Gimme five. Enfin vraiment, pour moi, l’anesthésie générale serait le pire scenario. Croisons les doigts (et pas le cordon).

  16. Le numéro deux né sans péri a été travaillé à 4 pattes: on a l’air con, mais c’est la seule position supportable 😉
    Il est né sur le côté et je l’ai attrapé, c’est le meilleur souvenir de ma vie… Si c’est ton der, tente ta chance !
    Je te rassure, j’ai accouché chez les amis des bébés, sans péri et allaité longtemps, mais je ne bouffe toujours pas de quinoa.

  17. C’est Céline qui a raison : il faut lâcher prise et accepter la douleur.

    C’est quand -fourbue de douleurs, fatiguée, tendue comme un string, fâchée d’avoir un 2ème accouchement aussi long- j’ai réclamé un massage dans le dos à mon amoureux et quand j’ai finalement (enfin) cédé à la douleur. Je me suis résignée et d’un seul coup tout c’est accéléré, 30 minutes plus tard naissait mon Attila adorée. Et passé les contractions (ces chiennes de sa race de sa reum de pitain de bordel ça fait mal) l’expulsion a été quasi jouissive (si, si).

    Franchement, ne vaut-il pas mieux ne pas avoir de péri vu ce que tu as enduré?
    Ce qui est super cool, c’est que tu vas accoucher dans un maternité amie des bébés. Ils sont sensés te faciliter les déplacements. Tu devrais pouvoir bouger à ton aise et vue le dos pourri que t’as (excuse moi, hein) c’est essentiel pour faire glisser/descendre le rôti.

    Dans ton trip baba/soja/arnica/blablabla tu peux ajouter les massages. Celui qui m’a sauvé est le suivant :
    – tu te mets à quatre pattes (t’excite pas, j’te vois venir pitite cochonne)
    – L’homme place ses deux mains (l’une sur l’autre) sur ton sacrum (je sais que tu sais où que s’est)
    – il fait des spirales avec ses mains en exerçant une pression certaine, ou alors (c’est comme tu veux tu choises) :
    – il fait comme s’il frottait sauf qu’il ne frotte pas car ses mains ne doivent pas glisser sur ta peau (pitain, c’est dur à expliquer à l’écrit) cela a pour effet de secouer la bonne-femme (toi) mais ça soulage vachement ces vibrations…

    Bon j’te bises mais pas trop suis malââââde….

  18. Césarienne pour le premier j’ai tout tenté niveau homéo pour avoir une « voie basse » pour la 2ème. Gellules d’huile d’onagre à se mettre « là » comprises.
    J’ai eu la voie basse alors que mon col faisait un bon gros doigt d’honneur à la sage-femme 2 jours avant et qu’on avait planifié la césa…
    Péri ne fonctionnant que d’un côté (scoliose de mes 2), ils m’ont piquée 3 fois ça n’a rien changé sur la mauvaise répartition, sauf qu’à force d’appuyer sur le bouton pour envoyer du jus j’ai fini paralysée des 2 côtés, je sentais plus rien. M’en fous, c’était bien (désolée mais sans péri, y’ aurait eu un mort quelque part dans cet hôpital : moi, mon mec, un médecin, je sais pas mais quelqu’un aurait dû payer!!) Pas encore eu le rdv anesthésiste cette fois-ci, je démoule 6 semaines après toi, mais je pense qu’on va arriver à la même conclusion. En tout cas je vais revenir te lire d’ici là pour voir si le framboisier ça fonctionne.

  19. @ La maitresse en maillot de bain : han mais attends, je savais pas que c’était possible d’attraper le rôti en démoulant sur le côté !!!!! Techniquement, je veux dire !!! (ok, je ne suis plus très souple, m’enfin). Enqui, mais c’est trop énorme cette nouvelle ! Dans mes bras, que je te roule une pelle !

  20. @ Madame Pivoine – Natacha : Je note pour le massage ! Je vais entraîner l’Homme dès tout à l’heure. Effectivement, il faut arriver à se laisser aller… C’est surtout une affaire psychologie, je crois, et je suis pas super forte dans ce domaine… M’enfin je verrai bien, parce qu’au final, je n’aurai pas le choix ! Ce dont je suis sûre, c’est qu’en restant en mouvement, ça ira plus vite. Pour Coincoin, j’ai dilaté de 5 cm en 4h. Puis pose de la péri foireuse, et travail con-si-dé-ra-ble-ment ralenti. Comme par hasard ! Donc je bois, je bois, je bois… (et donc je pisse, je pisse, je pisse)

  21. @ Banane : Moi aussi je viendrai vous dire pour le framboisier !
    Alors par contre, je vais révéler THE secret : je pense très sincèrement que je suis enceinte grâce à cette fameuse huile d’onagre. En gélules, 3 fois 500 mg par jour. Je ne rentre pas dans les détails (Google en est farci), mais après 10 cycles foireux (alors que pour les deux autres grelots, impec), je suis tombée enceinte le seul mois où j’ai pris l’huile d’onagre. J’ai clairement vu les changements, et paf, premier coup gagnant !
    Merde, en fait, je suis une bobo-boulgour refoulée…

  22. Huhuhu…
    Tu vas pas te rendre compte si tu perds les eaux, tellement tu pisses!
    Comme elle dit Me Pivoine_Natacha..ou presque…
    L’Homme qui appuie au niveau des reins quand t’es debout(là forcément, la gravité, ça aide pour la descente tout ça tout ça…) ça soulage la Pondeuse, et en plus…ça occupe l’Homme! (au lieu de stresser..et de le communiquer…)
    Je vous souhaite juste à tous 2 que ça aille VITE et BIEN , le reste..
    Vécu perso, à quatre pattes aussi, on peut choper un rôti..
    Et rejoindre la chambre sur ses 2 pattes ( bon, ok, on parle pas de l’état du bassin..)y a pas à dire…

  23. Bon, ça me rassure, toutes vos expériences positives. Je retiens que je pourrai choper le Rôti même en dansant la gigue, et ça, c’est plutôt une super news. Quant à l’Homme, je ne l’ai jamais vu aussi stressé. Je pense vraiment que c’est lui que les sages-femmes vont faire respirer !

  24. Saloute !! merci pour l’abonnement, les copine(s) et moi te souhaitont beaucoup de courage.
    Perso, pour ma 1ère, surdosage de l’extreme, j’ai poussé dans le vide pendant 45 minutes pour finir avec les forceps, 12 docs dans la salle, une hémorragie et une épisio de sa mère la …
    2ème accouchement, une péridurale pas trop surdosée mais gentiment débranchée « désolée je ne l’ai pas fait exprès » par une connasse d’infirmière. La péri n’a jamais voulu repartir et je suis passée du statut « cool je sens tout mais j’ai pas mal » à « Huuuuuuuuuuuuuuuuu » (genre sirène de pompier du 1er mercredi du mois). Alors oui ça fait mal mais j’ai poussé que 2 fois et j’ai eu un point tout pourri donc de rien du tout. Pour le 3ème, je fais sans (enfin je suis pas enceinte là donc j’ai le temps de changer d’avis d’ici là.) Courage et hop je m’abonne moi aussi. Bises des Copine(s) et de moi. Ps: j’adooorrre ton langage fleuri (oui tu deviens roots !)

  25. qu’est ce que j’ai ri ! c’est pas gentil mais merci !
    perso, j’ai aussi peur qu’on m’enfonce un pieu dans la colonne que toi qu’on ne le fasse pas…
    2 mioches plus tard, 0 péri, le premier « pas le temps » (oui ma foi chancelante en la mise bas au pied de l’arbre m’a motivée, partie super tard pour l’hosto après avoir gambadé gaiement dans les escaliers pendant 4h, j’ai une foi par contre inébranlable en la gravité terrestre), la deuz’ avec une foi inébranlable en moi ce coup ci, moi qui avait pu supporter ces saletés de contractions la première fois.
    bilan totalement pas représentatif de la population basé que sur ma petite personne: quand t’es pas saucissonnée perf monito (cf n°1 je t’ai dit que ma foi était vacillante et j’avais dit pas péri mais peut être on sait jamais), que tu peux gambader (c’est une image, déambuler pesamment serait plus juste), eh bien ça va vachement plus vite. tu douilles pas moins, tu te dis qu’il méritera la mort à peine né ce lardon, mais ça va plus vite.
    comme j’ai une mémoire en trou de gruyère je ne peux pas te dire si les granules et la sauge ça marche, j’ai oublié de les prendre. par contre j’ai pas oublié le conseil de la sage-femme: si tu veux crier tu cries. alors je lui ai gueulé de descendre à la mioche, et elle a obéit (c’est pour ça que je sais qu’elle peut obéir, j’ai pas de preuves flagrantes depuis).
    et du coup quand j’écoute les récits d’accouchements à la péri salvatrice (des fois) qui dure des plombes, je me marre. 2h30 et 30 minutes. comme je considère pas bénie par les dieux de la maternité plus qu’une autre, je me dis que la non-péri (et la gravité of course) y est pour quelque chose. et la certitude que oui je vais douiller, mais que ça s’oublie. vite. (et j’en ai tué aucun finalement)
    je te conseille donc les 3G (rien de sexuel): gravité gambader gueuler.
    la force soit avec toi.

    1. @ Solline : han je kiffe ce mantra !!! Moi non plus j’en ai tué aucun. C’est pas faute d’avoir essayé quelque fois, mais c’est résistant, ces bêtes-là. Enfin là, y’en a une qui commence l’adolescence, je pense que je vais changer de technique pour du plus radical.
      M’enfin je garde les 3G !!!!

  26. Ouais, tu peux rester, je prends tout le monde (je suis l’ouverture d’esprit, rappelle toi).
    Par contre, pour le placenta, j’avais une autre idée. Je voudrais le rouler, le fourrer dans des boyaux de chatons (bio), pour en faire des mini saucissons pour l’apéro. Ce serait drôlement chouette de fêter son démoulage avec ça, je trouve.

  27. Un travail en position non contrainte long, des fois, c’est pas pour rien…(cordon autour du coup, bébé qui a du mal a tourner … )il faut laisser aussi les choses avoir leur propre rythme même si c’est pénible.
    Bouger, bouger, bouger c’est ce qu’il faut que tu retiennes. A ton rythme, fais des mouvements de bassin, et tous les mouvement que tu as certainement appris.
    S’il t’es possible d’accoucher quasi accroupie, attraper ton petit sera super possible.
    Il faut que tu en parles absolument AVANT à ta sage-femme. Tu dois exiger que le dossier de la table d’accouchement soit relevé au maximum, mettre des coussins et l’Homme doit veiller à cela. Veiller aussi à ce que tout ce que tu as écris dans ton projet soit respecté.
    C’est souvent plus possible qu’on ne le croit de tenir un peu tête au personnel médical : mon cher et tendre s’est opposé aux forceps pour mon premier enfant. L’obstétricien trouvait l’expulsion trop longue mais en l’absence de souffrance feotale, il a dit qu’il n’en était pas question. la tête de du gynéco valait son pesant d’or … t’imagines.

    Aller, va pisser et j’te bise!

    1. Arf, en temps normal, j’ai déjà du mal à dire non à un médecin (l’Homme pareil), alors tenir tête… Je sais que c’est pour la bonne cause, mais je ne sais pas si j’en serai capable !

  28. je note la recette de saucisson au placenta,ça m’a l’air bien gouleyant !
    ici,3 accouchements sans péri,arrivée trop tard à la mater (à 8 pour la 1ère et 9 pour le troise) …..maintenant je fais la fièrote mais les jours J,c’était l’exorciste dans ma tete !
    alors je te souhaite juste bon courage et que ça se passe bien
    des bises

    1. Merci bien ! J’ai peu de chances d’arriver trop tard, vu la longueuuuuuuuur de mes démoulages. Mais qui sait, j’espère bien que pour celui là tout ira plus vite ! Ce matin, la sage-femme avait l’air encourageante sur la durée, un peu moins sur les possibles hémorragies post-ponte. On verra !

  29. Je souris à l’idée que l’un des moyens les plus sûrs d’attirer des commentaires sur un blog de fille est d’aborder la question du démoulage (hormis évidemment la question de l' »en-moulage »…).
    Bref, tout ça pour apporter ma pierre à l’édifice : j’ai pondu 2 fois durant l’ère du jurassique (à l’aube des années ’90 où l’on expliquait aux parturientes que l’anesthésiste avait d’autres chats à fouetter que de poser des péridurales : l’hôpital abritait une maternité ET une unité cardiologique…quoiqu’on en dise, il est plus facile d’accoucher que de subir un triple pontage sans anesthésie). Deux grossesses suivies par un homéopathe (qui m’avait également conseillé de refuser les perfs d’eucitocique) – deux accouchements très rapides – d’aucuns diront que c’est l’effet placebo, mais du moment que ça marche… La position prônée par les sages-femmes était à mon avis redoutablement efficace : sur le dos mais on vire les étriers et on attrape ses cuisses par en-dessous. Résultat : on arque le dos et on contracte les abdos (ou ce qu’il en reste !) tout en « libérant le passage » et la sage-femme a une bonne vision de la progression du rôti. Je ne dirais pas que c’est glamour mais ce n’est pas forcément le but non plus.
    Alors, même s’il est sans doute trop tard pour entamer un traitement homéopathique, j’ai tendance à rejoindre l’avis de certaines : avoir le sentiment de « gérer » la douleur et pouvoir bouger me semble préférable à se transformer en tortue retournée sur le dos qui attend que le Grand Sorcier Blanc vienne la soulager. Sur ce, je te souhaite le meilleur pour 2014 !

    1. @ Christine : hé oui, il existe des classiques qui font plus parler que d’autres ! Le nombre de commentaires tient au point commun que peuvent trouver les lectrices dans les articles, donc forcément, la ponte… Après, hein, je n’écris pas pour avoir des commentaires ou des visites à foison, non, pour ça, il faudrait que j’accepte de faire des articles sponsorisés, et ça, NEVER ! ^^
      Sinon j’ai vu la sage-femme qui m’a dit que pas de problème pour bouger autant que je veux, et qu’effectivement, en faisant comme ça, j’avais beaucoup de chance d’accoucher plus vite que pour les deux premiers (difficile de faire plus long, remarque).

  30. 1er commentaire pour moi aussi, arrivée ici grâce à Caro l’ex-ronde que j’aime d’amour tellement elle me fait rire, fatalement j’allais me plaire ici aussi !
    L’accouchement sans péri ça a l’air génial, je testerais bien, mais mon premier accouchement il y a 8 mois ayant duré 3 jours et 3 nuits pour arriver à ….2 il y a un moment où si tu lâches prise tu te jettes par la fenêtre. Du coup j’ai eu la péri à ce moment-là avec l’ocyto. Dilatation super rapide ensuite, mais ralentissement du rythme et spatules pour finir avec épisio et déchirure, là je me bats avec un sacrum en miettes du à la position de bébé coincé pendant 3 jours et les manip internes chez l’ostéo pour essayer de retrouver des lombaires et des ligaments en état de marche (pour la grossesse je savais ce qui m’attendait, mais alors les manip internes en ostéo, ça c’est une grande découverte dont je me serais passée).
    Je suis sûre que si tu peux bouger à ta guise et accoucher sur le côté, ça va être grandiose ! et puis c’est un 3ème, il va peut-être venir plus vite !! Bon courage

    1. @ Jute : hé oui, Caro, notre grande prêtresse… ^^
      Je compatis pour ta première ponte. Les pontes à rallonge, je connais, même sans atteindre ton stade. L’envie de se jeter par la fenêtre aussi ! Bon courage pour la suite de tes aventures pas chouettes. Tu tenteras d’autres choses pour tes démoulages suivants (regarde où j’en suis, avec ma tisane au pissenlit) !

  31. Bonjour
    je viens souvent me balader ici et aujourd’hui je me permets de laisser mon first comm 😉
    le sujet m’intéresse et j’avais envie de communiquer un peu sur mon expérience au cas où ça pourrait servir, sans prétention.
    J’ai accouché 2 fois, et j’avais choisi de le faire sans péridurale. Je suis pas biobio( mais je bois de la tisane et je me soigne par homéo)et j’ai pas voulu toucher le cordon, alors bouffer les placentas….beuaaaark pour moi.
    Mais je refusais catégoriquement qu’on m’injecte des produits dans le corps à ce moment-là, va savoir. Je ne me l’explique pas, pour moi, les anesthésiants locaux me foutaient la trouille et j’en voulais pas.
    Alors forcément, les douleurs de l’accouchement, je vois bien ce que c’est. Mais dans ma petite tête, j’ai toujours pensé que le corps d’une femme est conçu pour libérer le rôti quand il est chaud. Et qu’il a envie de sortir,évidemment, dans le cas d’un rôti récalcitrant qui préfère le confort de la chaleur tournante ou d’une cuisinière qui veut pas éteindre le four (si si, y’en a plein) on tranche dans le lard et c’est marre.
    Mais moi, je m’étais préparée à assumer. Et je crois que ça change tout. Parce que du coup, les douleurs, beh on les gère. Elles existent, elles se manifestent furieusement, mais moi, je savais que je pouvais gérer parce que la nature depuis des siècles a programmé ça dans nos ptits cerveaux bien faits.
    Après, je respecte évidemment le choix de celles qui préfèrent la péridurale. C’est une chance d’avoir le choix de disposer de son corps.
    Moi, j’avais confiance dans mes capacités archaïques à accoucher sans produits. Et même si j’ai douté pour mon 1er (3 heures 33 en salle d’accouchement avec une sage-femme qui commence à pâlir ….) je n’ai jamais regretté ce choix.
    Par ailleurs, faut bien dire que toutes celles que j’ai vues accoucher sans péri s’en remettent nettement plus rapidement.
    Et il y a nettement moins de baby blues puisqu’il semblerait qu’il soit en partie lié aux hormones de synthèse.
    Alors ??? j’ai aidé un peu ???
    Bon courage en tout ça.

    1. J’ai indiqué dans le projet de naissance que je ne voulais pas d’ocytocine. La sage-femme m’a dit ok, que de toute façon, s’ils ont eu le label « Ami des bébés », c’était pas pour rien. Par contre, pour ma part, ils craignent un peu l’hémorragie lors de la délivrance, donc j’aurai un cathéter fermé parce que dès que les épaules seront sorties, j’aurai de l’ocytocine pour gérer au mieux l’expulsion du steack. De toute façon, à ce moment-là, je serai probablement absorbée par autre chose que ce qu’on voudra bien m’injecter.
      Après, je suis profondément nulle en ce qui concerne l’autopersuasion. J’ai beau être scientifique avant-tout, je sais qu’on pond depuis des lustres sans aide médicale, n’empêche que depuis qu’on fait ça avec une certaine assistance, les gros problèmes autour de la naissance ont bien reculé. Mais je comprends ce que tu veux dire. Je sais bien que quoi qu’il arrive, cet enfant va bien finir par sortir, d’une manière ou d’une autre ! Je ne me dis pas que je PEUX le faire, mais plutôt que de toute façon, je DEVRAI bien le faire puisque c’est comme ça. Je pars avec une optique de subir plutôt que d’être parfaitement maîtresse de la situation. C’est le MAL, mais c’est comme ça ! On va bien voir. Si ça se trouve, je vais couper le cordon avec les dents… Miam !

  32. je constate que le rôti est devenu un steak…. si ça, c’est pas de l’auto-persuasion 😉
    Bon courage pour ces dernières semaines… je suis née un 27 janvier 😉 les verseau sont des rôtis sympas,et pas (trop) chiants.

  33. Ma formulation était effectivement maladroite : ce n’est pas toi qui attires les com’ mais le sujet. Chaque naissance est un évènement d’une telle intensité que nous nous en souvenons toute la vie (la preuve : j’en parle encore 25 ans après !). Et même si c’est une aventure éminemment personnelle, le fait d’en parler entre femmes crée du lien et peut aider celles qui sont au milieu du gué. Je t’envoie encore une palanquée d’ondes positives… et mille mercis pour tes articles à la fois drôles et profonds.

    1. Oh je n’ai pas mal pris ta remarque ! Imagine deux secondes si je décide de faire un fameux « récit d’accouchement », avec du sang, de la ventrèche et de l’amour dedans… 😉

  34. Suis pas sure d’avoir déjà commenté ici… mais pour une fois que j’ai peut-être une info intéressante à donner, j’ose…

    Pour mon second, arrivée tard à la mater (8cm… merci la prépara yoga !), j’ai pas eu le choix de gérer sans.
    Une sage-femme top, qui est très peu intervenue m’a fait deux uniques suggestions qui valaient leur pesant de cacahuètes : – ne pas me retenir de crier MAIS crier dans les sons très très bas, en ouvrant grand la bouche,
    – installer un arceau au-dessus du lit d’accouchement. J’ai accouché suspendue à cet arceau, mon chéri assis derrière moi sur la table, qui me « recueillait » quand je lâchais enter deux poussées. Au moment de l’expulsion, j’étais quasiment accroupie au ras du matelas ou à genoux (je ne sais plus trop et chéri non plus, l’émotion tout ça …)j’ai vue Mini se poser en douceur sur le matelas, personne ne l’a attrapé/sorti, mais c’est moi qui l’ai relevé et pris contre moi. Le papa étant toujours derrière moi sur la table, je me suis allongé contre lui avec Mini qui a tété tout de suite… On aurait dit une espèce d’image de propagande pour la famille kinoa-boulgour-placenta farci !
    Je n’ai rien d’une aficionados de Mère Nature, mais je sais que si je devais accoucher de nouveau c’est comme ça que j’aimerais le refaire…
    Bonne fin de grossesse, que les dieux du framboisier soient avec toi 😉

    1. Alors ça , c’est un super com ! Je m’en vais de ce pas le faire lire à l’Homme ! Je pense qu’on va s’entraîner avant, par contre, hein

  35. Ben, en principe, au troisième, ça fait pluS mal, because les contractions plus fortes, mais ça va plus vite, because les contractions plus efficaces.

    En tout cas, mes deux accouchements, ce fut sans péridurale, j’avais confiance qu’en moi, et pas dans leur seringue dans ma moelle épinière.
    C’était un choix, on s’est préparé avec l’haptonomie, et on va dire que plutôt que d’appréhender les contractions, je les ai accompagnées.
    J’ai eu mal.
    Mais finalement, pas si tant que j’aurais cru.
    J’ai pas regretté.
    De toute façon, tu n’as pas le choix.

    1. Ouh con. Je vais de ce pas me prendre une petite tisane supplémentaire… Et un suppo aux herbes de Provence, on sait jamais.

  36. Ok ca fait un bout de temps que je voulais commenter. C’est seulement a cette heure et au lit que je prends le temps ( repose toi maintenant parce que 3 enfants beh c’est coton). Tout ca pour dire que j’habite en Angleterre et il semble qu’ici, on accouche plutot sans peridurale. J’ai accouché 2 fois dans l’eau et c’est un bon souvenir. En fait pour mon deuxieme enfant l’accouchement c’est passé trop vite du coup, j’avais un peu de tension en plus il y avait deja quelqu’un dans l’eau (salope) ( et non on accouche pas a plusieurs dans la baignoire). Je n’ai donc pas eu droit a cette option et je dois dire que j’étais un peu paniquée. En fait je ne me voyais pas accoucher autrement. En final ca c’est bien passé. Pour notre petite fille j’ai appelé la sage femme au telephone et lui ai demandé de preparer tout por que j’accouche dans l’eau. Je te dis que j’étais presque a poil dans l’ascenseur. J’ai juste eu a faire une tête , quelques brasses (je suis une excellente nageuse) et Maïlou etait la. Je suis une grosse angoissée et accoucher dans l’eau me rassure. Paradoxalement l’accouchement par lui même se passe toujours dans le plus grand calme. Pas de cris , de larmes. C’est en fait des bons souvenirs. Les 2 semaines avant l’accouchement moins. En fait la dernière fois j’ai vraiment cru qu’une cesarienne ferait ,en fait , très bien l’affaire. J’étais super angoissée. L’inconnu c’est un peu flippant. Le mieux is to go with it (attends je reprends du thé bencha) ce sont vraiment les contractions qui sont rudes. Mais bon ce moment ou ces contractions sont intenses est relativement court pour moi (30 mn). Peut être justement parce que l’accouchement se passe naturellement. .. J’ai bon espoir pour toi en tout cas. Oh fuck ! Bon courage quand même.

  37. J’avais bien pensé à accoucher dans l’eau, chose qui me paraissait tout à fait incongrue auparavant (les hormones…). Sauf que c’est la seule chose qui manque dans ma maternité de compèt’.
    Ceci dit, ça me rassure que toi aussi tu étais flippée les semaines précédentes, mais que tout ce soit passé calmement au final. Je parie sur une ponte pour la fin de semaine. Après ce week end, j’attaque les manèges à sensation.

  38. Et moi, je suis anesthésiste, mec évidemment, c’est pour ça que j’arrive en retard dans ce fil qui m’a fait hurler ( de rire, et de honte aussi, en pensant à l’image donnée par ma corporation, et je ne dois pas être en reste, y’a des jours avec, mais pas tous…)

    Les nuits de garde, bien chaudes, après les journées de m…, à se fritter à tous ces chirurgiens, obstétriciens, sages-femmes, qui n’ont chacun, comme moi, en ligne de mire que leur petit intérêt (pas trop d’emmerdes, de bruit, pas rater le thé, le gâteau, ou l’apéro, ou le diner…), tout ça à l’abattage dans notre « meilleur système de santé du monde » que personne n’a copié, ces nuits de solitude, loin des siens, avec de gens souvent vindicatifs, suspicieux, parfois méchants, à 58 ans et 6000 péridurales en 25 ans d’obstétrique, je pourrais en raconter. J’en retiens surtout les 4 ou 5 « merci » (seulement, sur tout ce monde !), et quelques moments miraculeux, mais bien trop peu pour me faire dire que si c’était à refaire, j’y retournerais…

    Au contraire, Je conseille aux plus jeunes collègues de fuir cette spécialité, tant qu’elle devra être pratiquée en France comme une contrainte et sans aucune considération. Dès 18h, fini l’acupuncture, la musicothérapie, le projet de naissance, etc, il n’y a plus sur place que le c… d’anesthésiste pour tenir les promesses que tous les autres ont fait, et comme par hasard, puisqu’il est là, ses compétences deviennent infinies : péri, césariennes, mais aussi toute la dermato de nuit, la chirurgie (« je ne vais quand même pas déranger le chirurgien au milieu de la nuit pour ça », dit l’infirmière sans rire), la bobologie de l’hosto ou de la clinique, virer le SDF qui s’est installé dans le Hall, gérer l’alarme de la voiture sur le parking, etc. Demain matin, tout le monde lui tombera dessus si le « protocole » n’a pas été suivi, s’il aurait plutôt fallu faire comme ci ou comme ça… mais de merci, jamais. Ca use, et comme le sens de l’humour qui peut protéger est maintenant aussi souvent mal pris par les mal-comprenants, ben me voilà bien aigri…

    Vous m’avez fait rire, ça va m’aider pour ma prochaine garde, parce que je pourrai me dire que parmi les 10 péris que je vais poser, les 3 ou 4 césariennes, les 15 futures que je verrais en consultation, il y en aura peut-être une ou deux comme vous, avec lesquelles une certaine connivence pourra s’installer, pour changer du « vétérinaire » habituel… Peut-être même bien que je pourrais encore m’améliorer, malgré mon âge avancé !

    Amicalement à vous,
    Stéphane

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