La malédiction du tampon

Toutes les femmes de plus de 11 ans et demi seront d’accord avec moi : il existe bel et bien une conspiration inter galactique contre celles qui ont été frappées de plein fouet, un jour ou l’autre, par l’arrivée inopinée de leur bonheur mensuel. L’unique dépannage au tampon… sans applicateur.

La boulette. On savait que le mois dernier, il ne fallait pas qu’on traîne pour écrire ce foutu « R » (rouge, évidemment) sur le calendrier. A chaque fois, on se disait qu’on le ferait en rentrant, et puis il y a toujours eu quelque chose d’autre à faire, et paf, on a oublié. Résultat, on n’a pas non plus calculé la date théorique du retour foudroyant, version thriller, de nos chères et tendres. On aurait pu appeler ça « 28 jours plus tard », ou encore « pense à mettre un pantalon noir », mais non, on a zappé. Et là, on se retrouve comme un gland, perdue au milieu de chiottes qui ne sont pas les nôtres. Merde, pas de serviette, pas de tampon. Triple merde, il va falloir demander… On se résigne donc, en attendant, à confectionner un joli matelas de PQ qui fera office de parachute de secours dérisoire, juste avant de flinguer définitivement notre dernière jolie petite culotte Princesse Tam-tam… et de se taper une honte monumentale, si jamais le tam-tam se la joue passoire.

Le bal des questions commence. Quand on est ado, c’est pire. Comme on est toujours un peu con quand on est fraîchement pubère, tout le vocabulaire lié aux règles devient d’un comique sans fin. En gros, ce jour-là, ça fera rire tout le monde, sauf nous. Il faut trouver LA fille. Celle qui aura été plus prévoyante que nous, celle qui a toujours une boîte de Doliprane et un paquet de mouchoirs en papier sur elle (la valeur sûre, la panacée, c’est quand même la nana qui a peur de se déshydrater toutes les heures, et qui traîne partout sa petite bouteille d’eau). On s’approche doucement. Évidemment, ce jour-là, les copines ne sont pas là, ou bien on est dans un endroit qu’on ne connaît pas. On piste les filles de notre âge, on s’avance à pas de loup, limite en sifflotant. Est-ce qu’on demande direct, ou bien est-ce qu’il va falloir qu’on se fade les conneries de la météo du jour avant d’aborder le sujet ? Et puis merde, on est pressée, y’a le tam-tam qui crie. On se lance : « Excuse-moi, mais… t’aurais pas un tampon ? ».

A partir de là, il y a celles qui ont du bol, et celles qui n’en ont pas.
Réponse 1 : « Oui, je vais t’attraper ça… » . Et hop, on est dépannée pour de bon par cette fille qu’on trouvait un peu naze avant, mais qui d’un coup, prend 10 points de bonus.
Il y a aussi la réponse 2 : « Ah nan, désolée… Mais attends, j’ai ma cops Gwendolina qui en a toujours ! Je lui demande ! HEY HO, GWENDOLINAAA, LA FILLE, LA, ELLE VEUT UN TAMPOOON ! ». Forcément, elle l’a hurlé en plein milieu de la cour, donc tout le monde se retourne vers nous. Et forcément, ce jour-là, Gwendolina n’avait rien du tout pour nous dépanner.
Et puis, il y a la réponse 3 : « Oui, j’ai un tampon (ouf…), mais sans applicateur… » Quoi ????????.

Pourquoi, oui pourquoi, dans 9 cas sur 10, on se retrouve à gérer une réponse n°3 ? Y a-t-il un alignement cosmique entre Jupiter et l’anneau gauche de Saturne ? Le FBI n’aurait-il mis sur notre route que des nanas no-applicator ? Toute la conspiration machiste de l’univers réside bien là : pourquoi faut-il qu’on tombe systématiquement sur une fille qui n’a QUE des tampons sans applicateur ? Quand on fait nos courses, on les voit, pourtant, ces boîtes de tampons tout nus. Et on n’a jamais vu personne passer en caisse avec ce genre de truc ! Y aurait-il un bonheur certain, à se carrer ce morceau de coton compacté au fond du vagin ? Une jouissance cosmique quelconque à ressortir des chiottes l’index haut, tel une victoire des hormones sur notre corps ? Oui, on en est, on joue dans la cour des grandes maintenant, on peut se reproduire comme on veut, on est une femme avec des poils derrière le Petit Bateau, et un soutien-gorge à balconnet.

Mais merde quoi, pas sans applicateur… Pas pendant les ragnes…

Et vous, est-ce que vous aussi, vous avez remarqué cette machination suprême ? Ou bien, mieux : faites-vous partie des « No-applicator » ? Auquel cas, je vous supplie bien à genoux et ventre à terre, de m’expliquer pourquoi… Je VEUX savoir !

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9 thoughts on “La malédiction du tampon

  1. Ah alors là, je peux pas te venir en aide. Je fais pas partie des « No-applicator » mdr.
    Je tente de me renseigner sur cette machination suprême.

  2. mais celles qui achètent ça ne s’en servent pas !!!
    elles en ont exprès pour te regarder avec un petit sourire en te disant : « Oui, j’ai un tampon (ouf…), mais sans applicateur… »
    niaff niaff niaff !!!

  3. N’étant pas moi non plus une « no applicator », je n’arrive pas à comprendre le pourquoi du comment de cette machination suprême que j’ai hélas eu déjà l’occasion de connaître. Mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiii !! Maintenant j’essaye d’avoir toujours des tampons (avec applicateur hein cela va sans dire) dans mes sacs, histoire de ne jamais être prise au dépourvu… mais j’avouerai que mon côté tête en l’air gagne souvent la bataille face à mon côté « femme moderne et organisée »…

    1. Trop chouette ! Mon premier com d’une internaute inconnue ! La classe ! Merci d’avoir franchi le pas du commentaire, moi même je peine parfois à laisser des petits mots… Le blog, après un arrêt de quelques semaines, se prépare pour un grand retour, donc si tu l’as aimé, tu peux le faire tourner avec plaisir ! A une prochaine fois, j’espère !

  4. Tout d’abord merci pour ces heures d’hilarités foudroyante chère voisines !!
    je chercher juste un truc en tapant le nom d’une chanteuse que je surkiffe et que tu aimes aussi et j’ai cliqué et depuis bah voilà…. je me couche une heure plus tard tous les soirs….
    Je ne sais pas ce si c’est les phtalates dans le vin de nos vieux (ben oui pasque nous on le bois bio le vin hein 😉 shooté aux hormones et aux fraises tagada surement aussi mais continu !!!Je ne peux rien dire de plus !!

    ah oui à la base je voulais parler des tampon moi j’étais une addict de l’applicateur, horreur que ce doigt dégueu quand tu es pas chez toi bonjour le bordel si en plus entre temps tu croise un mur blanc ou un chiotte sans lavabos… bref… un jour je me suis fait agressé par l’applicateur, je dirais même plusieurs fois, bah oui ça mord ces truc la…. mais pas ce que je préférais souffrir que de me foutre un doigt en cette saison la, en plus j’ai des ongles, remarque j’aurais pu passer pour faire un don de plasma avant de retourné bosser mais bon… (Et bon appétit bien sûr!!) donc je disais il m’a mordu… et j’ai fini par capituler… il aura pas mon vagin non non non, j’ai aussi essayer la cap cervical, la bonne taille pour mon petit organe nulliphare, mais pareil, ça pousse, ça gène, ça fit, ça mord, ça racle… et en plus si tu as pas de lavabos à l’intérieur de ton wc pour le coup-là c’est l’expo universelle des anglais et tous leurs potes aux complets…. bonjours la honte… et merci les mycoses si tu te traine un truc sale et juste vider toute la journée, pour l’hygiène on repassera… mais cela dit certaine trouve ça révolutionnaires et super économique et écolo, c’est vrai mais snif, moi le mien de vagin il m’a dit non, je vais pas insisté… j’aime pas forcé… je fais la pub (http://www.ladycup.fr/) si ça intéresse j’en est un à vendre, très peu servie, silicone en bonne état et même pas une trace de rayures … (jdeconne !!!!!!!!!! mouarf !!)

    Alors oui… j’ai dû m’y résoudre (pas moyen de me trimballer avec une couche qui colle, trop parano pour avoir confiance et trop bien quand ç’est aéré du slip… autant mettre un sac plastique …

    du coup bah … A bas le machinisme et vive le tampon tout nu et le doigt rouge… bahhh j’ai toujours autant horreur de ça mais le reste on s’y fait et en plus ça prend vachement moins de place dans la poche du jean, si si… sauf que j’en sème partout mtn mais au moins quand je suis en panne bah je le suis jamais assez, vue qu’en gros il me faut un moi pour les retrouver et les remettre à leurs place, au final ils font que bouger mais sont toujours là où on en a besoins!!!!

    Tu l’auras remarqué… je n’ai pas mon Capes ni la coupe de France de conjugaison mais bon, je ne suis pas venu pour ça, on a jamais appris aux tampons à écrire hein… même ceux avec applicateurs ils ne savent pas… et ils s’en sortent très bien dans leurs vie de bout de cotons sous-plastifié sur une tige aux milieux des autres bout de ficelles…

    Par contre y’a un truc qui pour le cou est drôlement pratique malgré tout son plastique (même si il existe jetable et en carton) c’est ça : http://www.p-mate.fr/

    Et oui Gierdré on les aura nos couille un jour !!!!!!!!!!! en attendant testez et approuver, pour le camping à l’arrache à Bilbao ou les chiottes dégueu repeint et arroser des gares, et même entre les portières… plus de gymnastiques entres les murs, plus de cul par terre ni de cul à l’air, et nous en plus on vise droit !!!

    Le lien de la fin, je ne peux pas m’en empêcher tellement je l’aime (et en plus c’est quand même grâce à elle que je suis ici…)
    http://www.youtube.com/watch?v=Xrh91gmh3_s

    Que belle votre journée soit!!

  5. je fais partie de celles qui achetaient des tampons sans applicateur parce que je trouvais que je consommais assez de plastique dans ma vie en général, je n’avais pas en plus besoin d’en acheter alors qu’il y a avait les tampons SANS applicateurs. Et puis c’est tout petit, tout mignon, ça se glisse partout…très facilement: dans une poche, dans une trousse, un porte-monnaie, un trou…etc

    MAIS depuis, je suis passée à la Mooncup/Organicup. Tadaaam! C’est notre sang après tout, merde!

  6. Bonjour,
    je viens de tomber sur votre site. Je ne suis ni instit ni maman, mais c’est pas grave : j’aime beaucoup votre style et votre humour.
    Et sinon, pour répondre à votre question sur le pourquoi du sans applicateur, ça rejoint un peu le commentaire de 184 : oui, les applicateurs possèdent une agressivité latente.
    Ca ne m’empêche pas d’en utiliser, cela dit. Mais j’avoue que pas plus tard que le mois dernier, j’étais pressée (et ce genre de truc arrive TOUJOURS quand vous êtes pressée), je me suis retrouvée avec la moitié d’une lèvre coincée entre ces deux fichus morceaux de plastique. Problème vite réglé, mais ça fait quand même mal.
    Quant au fait d’utiliser des tampons sans applicateur pour respecter l’environnement, c’est très louable. Pour celles qui, en revanche, respectent-l’environnement-mais-faut-pas-pousser-car-sans-applicateur-c’est-chiant, il existe des applicateurs en carton. Qui sont nettement moins agressifs que leurs homologues en plastique, maintenant que j’y pense…

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