La Dream Team, le reflux et le gluten

tisane

J’ai connu, pendant des années bien trop longues, le blues du dimanche soir et la déprime des matins, quand on traîne des pieds pour aller bosser, voire quand on a une boule dans le bide à vous couper la chique tout net. Ces années où on sait qu’on a choisi la bonne voie, mais où le mouvement les éléments se liguent contre vous, et où on a juste l’impression d’être ni à la bonne place, ni au bon moment. Parfois même, l’éventualité de coucher avec un patron un peu crade pour obtenir un poste sympatoche devient limite enviable. J’ai dit limite.

C’est la merde des débuts, celle qui fouette grave et qui colle au derche bien comme il faut.

Et puis un jour, à la faveur d’une schkoumoune moins grasse, on obtient enfin le poste tant rêvé. Si, je t’assure, ça arrive. J’ai trouvé mon Graal il y a quelques années, retrouvant ainsi une bande de joyeux lurons que je connaissais déjà. Ma bande, c’est la Dream Team, rien que ça. Je t’en ai parlé et (<– oui, il faut cliquer).

Mais cette année, il y a eu quelques menus changements.

Pour commencer, et pour te mettre dans l’ambiance, nous avons une nouvelle EVS, c’est-à-dire une secrétaire de direction. Pour la prose, nous l’appellerons Uranium, parce que c’est une bombe, et qu’elle déménage. Uranium, elle fait hyper sérieuse. Couette haute bien tirée, maquillage au millimètre, chaussures qui brillent et chemise repassée, elle a la grave la classe. Tous les matins, quand elle se pointe, t’as l’impression qu’une inspectrice vient te rendre une petite visite. A côté de mes Stan Smith dégueulasses et du seau à compost d’Alcaline qui trône environ 80% du temps dans l’entrée de l’école, autant te dire qu’elle en jette. Figure toi qu’avec Uranium, on a encore tiré le gros lot. Pour te donner un exemple, chaque année, elle fait un poisson d’avril à la maîtresse du moment de son fils (déjà). Cette année, avec son mari, ils avaient prévu ni plus ni moins de proposer un plan à trois à l’instit coincée du gamin, en pleine réunion. Ça te donne une idée du potentiel de la dame. On ne sait pas si elle sera là ou pas l’an prochain, mais je me dis que si elle reste, il y en aura sous la semelle.

Alcaline, elle, quand elle ne laisse pas traîner ses épluchures en putréfaction dans l’entrée, est redevenue notre maîtresse surnuméraire à mi-temps. Il faut savoir qu’Alcaline, elle a le chic pour te coller dans l’ambiance directement. Genre dès le jour de la pré-rentrée, où elle nous a fait appeler le SAMU parce qu’elle avait mangé une figue. Une putain de figue. Alcaline, elle te déclenche des allergies incroyables au moment où tu t’y attends le moins. Là, elle croque, et bim, elle nous prévient qu’elle ne se sent pas bien, qu’elle a des symptômes qui ne trompent pas, et qu’elle a déjà la lèvre inférieure qui s’engourdit bien comme il faut. Il aurait fallu que tu nous voies, la Clique et moi, plantées devant Alcaline qui causait par téléphone au toubib du SAMU. Surtout quand le type lui a demandé de décrire ses symptômes, et qu’elle a précisé que non seulement elle avait la lèvre et les oreilles qui gonflaient, mais aussi (et surtout) qu’elle était à deux doigts de s’arracher le tanga tellement son frifri la démangeait. Il est probable qu’au moment où Alcaline était susceptible de nous faire un œdème de Quincke d’une seconde à l’autre, la Clique et moi ayons eu un des plus gros fous rires de nos vies.
Là, tu te dis qu’elle a déjà bien planté le décor et que ça pourrait s’arrêter là. C’est bien peu la connaître. Cette année, Alcaline a commencé la pole dance. Enfin, plus exactement, la barre au sol. Tu imagines, les petits rats de l’opéra qui font des trucs de jambes agrippés à une barre ? Et ben, c’est pareil, mais couché par terre. Je te jure. La première fois, j’ai cru qu’elle se foutait de ma gueule. Enfin, jusqu’à ce qu’elle nous fasse une démonstration sur la table de la salle des maîtres (manifestement, il n’y avait pas assez de place par terre). J’ai prié tellement fort pour que l’inspecteur arrive à ce moment là, si tu savais.
Ce qui est chouette, avec cette histoire de maîtresse surnuméraire, c’est qu’au lieu de passer ses journées dans la classe à côté de la mienne, là, elle est carrément DANS ma classe, avec moi. Et on se marre comme des baleines, parce que les CP, quand même, ça peut être sacrément concons parfois.

La Clique énerve donc toujours à peu près tout le monde tellement elle rentre encore dans son 34. Je pense que l’intégralité de l’équipe est amoureuse d’elle (mais surtout Job, quand même). La Clique, elle ne marche pas, elle court. Et je peux t’assurer que ce n’est pas au figuré. Elle court vraiment, d’un point A à un point B. Et avec des talons. Même quand elle n’est pas sobre (ce qui est finalement assez fréquent pour être mentionné).
Cette année, en moins de 24 heures, La Clique a successivement mis son appart en vente sur le bon coin, vendu son appart deux heures plus tard (deux vraies heures) puis acheté une super baraque. Enfin, elle a acheté une semi-ruine, mais ne chipotons pas (et puis maintenant, on peut vanner, elle emménage bientôt). La Clique, elle ne sait pas dire non. Elle dit oui à absolument tout. Aux projets hyper chiadés (de Chuck) et aussi ceux un peu foireux (les miens), aux élèves avec lesquels on rame et globalement à tous les trucs plus ou moins abracadabrantesques qui lui passent sous le nez. Elle est comme ça, elle est toute petite, mais c’est une grande nana. C’est aussi, et je pèse sincèrement mes mots, la fille la plus drôle que je connaisse. On se marre, t’imagine pas. C’est la reine du jeu de mot sur prénom. L’aire de son cerveau associée à la connerie est en ébullition à peu près tout le temps, c’est incroyable. Je l’aime d’amour. Un jour, je voudrais qu’elle écrive un roman sur sa vie. Elle le sait, je lui ai dit. Elle est de celles qui ont eu une vie complètement folle. La Clique, c’est la preuve vivante qui rend au centuple à l’école ce qu’elle lui a offert. La Clique, si elle était ministre, c’est toute l’Europe du Nord qui viendrait nous lécher l’oignon.

Job, notre presque unique garçon de la troupe, a donc encore souvent envie de se défenestrer à force de se cogner des dégénérées comme nous. Tu collerais un moine bouddhiste dans une émission de téléréalité que ça ferait la même chose. On piaille, on rit plus fort que tout, on couine, on crie, on saute sur place, on se saute dessus… Et au milieu de tout ce merdier, il y a Job.
Mais Job, depuis quelques temps, quand il est au milieu de notre joyeux bordel, il ne dit rien, mais il sourit en coin. On le voit bien, qu’il nous aime quand même, mais on fait semblant de ne pas le voir, pour qu’il pense toujours qu’on croit qu’il est sérieux et distant.
Job, aussi, il fait des courses. Mais attention, pas le running à la mode des tapettes de blog, non. Des trails de plus de cent bornes dans la montagne. Ce type a des burnes plus grosses que la pleine lune. Cet automne, il est carrément parti faire une des courses les plus difficiles du monde, à La Réunion. La diagonale des fous, que ça s’appelle. Cent soixante kilomètres. En courant, donc. Déjà, en bagnole, ça me fatigue, alors je te laisse imaginer en courant. C’était le cadeau de ses cinquante balais. Le mec, il pouvait s’acheter une moto, l’intégrale d’Elvis ou un Scrabble collector, mais non, il se paie quarante-deux heures de course. S’il faut pas être con. Enfin, la vérité, c’est que quand il court, il met des collants. Et ça, je peux te dire que ça fait sacrément fantasmer du monde.

Chuck est toujours incroyablement incroyable. C’est la nana qui t’agace tellement elle est pro. C’est la première de la classe, belle et punk, tellement cool que t’as juste envie de lui coller des baignes. Il n’y a pas une seule matière où elle n’excelle pas, et tout l’intéresse. Absolument tout. Du coup, on cherche ses défauts. Un jour, je suis entrée dans sa classe pendant qu’elle était avec ses élèves. Une histoire de papier à faire tourner. Je me suis dit que j’allais voir ne serait-ce que des détails qui me conforteraient dans l’idée que cette personne a été envoyée sur Terre par des aliens pédagogues pour changer la face du monde, mais non. Pour un problème, sur le tableau noir de la classe, elle avait tracé un tableau à double entrée à la règle. A LA RÈGLE. Avec toutes les colonnes et les lignes homogènes. J’ai failli chialer tellement c’était beau. On se rassure toutes en se disant qu’elle a presque l’âge d’être ma mère, ce qui nous laisse encore un peu de temps pour progresser.
Sinon, elle ne vapote plus de pot d’échappement tunné, et comme elle continue le karaté (et qu’elle est aussi balaise en coup de pied sauté qu’en numération), on évite toujours de trop lui chercher des noises. Et pour ajouter un peu à son côté punk, Chuck a récemment fait un stage de fauconnerie. De fauconnerie, les gars. Ouais ouais. Avec des buses, des aigles et tout le bouzin de ces saletés de piafs plus gros qu’elle. Elle est dingue.

Sésame, elle, mange toujours des graines.

Cette année, la grande mode dans la Dream Team : le RGO, c’est à dire le reflux gastro-œsophagien. Ce truc semble tellement tendance cette année que j’ai limite les boules de ne pas avoir de symptômes (même si Sésame m’a clairement prédit un avenir intestinal des plus funestes). La Chef et Alcaline ont élu domicile chez une phoniatre pour une petite fibroscopie finalement très positive pour les deux. Dix mois que j’entends parler de fibroscopie entre le croissant et le café. Vivement que des problèmes de transit nous amène tous à relancer l’utilisation massive des coloscopes, qu’on se marre encore un coup. Toujours est-il que je connais désormais la liste quasi exhaustive des aliments acides, de ceux avec gluten, des tisanes au fenouil ou au thym du jardin, avec oméga-ta-mère et oligo-chose, ainsi que ceux qui sont yin et yang. C’est intellectuellement épuisant et toutes ses histoires de bouffe me donnent clairement envie de boulotter des Snickers, ce qui je crois, n’est pas tout à fait le signe d’une santé mentale harmonieuse. La salle des maîtres s’est donc petit à petit transformée en annexe de maison de retraite. Ça sent le pisse-mémé à dix bornes, siroté sous un plaid et sur les coussins du canapé. Les gars, mes Snickers et moi, on se sent seuls.

Et puis, cette année, on a eu deux petits nouveaux : les Bleus, des bébés maître et maîtresse, un mâle et une femelle. Comme des perruches, quoi. Des stagiaires qui ont hérité de l’ancien poste d’Alcaline. Autant te le dire tout de suite, ces deux là n’ont rien à voir avec les deux stagiaires boulets que je me suis coltinée l’an dernier. La Bleue est arrivée très enceinte et a repris récemment. Elle court partout et on la voit peu. Mais Le Bleu a fait l’année toute entière avec nous. Il voulait que je dise ici qu’il est super canon, alors comme c’est vrai, je suis obligée de l’écrire (par contre, je ne sais pas trop bien si je dois écrire qu’il m’a tripoté les seins à la photocopieuse ou pas). Le Bleu, il est toujours content de venir. Il saute partout et il sourit tout le temps, on dirait un gosse au milieu des gosses tellement il kiffe. En plus, avec leur formation, ils ont plein d’idées super chouettes qu’on tente de leur extorquer régulièrement. Le Bleu, c’est un peu le bébé de Job, parce que lui aussi, il fait des courses pour gens pas tout à fait nets (et il met aussi des collants) (j’ai chaud) (enfin je crois). Le pauvre se retrouve souvent coincé entre mes insinuations graveleuses et les blagues salaces de La Clique. Alors on sait qu’il a envie de mourir sous la table, mais il met les mains devant ses yeux, et puis il rit comme un cachalot. Il sait que bientôt, il sera bazardé sur un poste loin et pas cool, et que notre école est sacrément chouette, donc il profite à fond. Et ça fait plaisir, t’imagine pas.

La Chef a arrêté de fumer la moitié de la Colombie et, quand elle a eu fini de chouiner sur les tomates et les Magnum double qu’elle ne pourrait plus boulotter devant la télé (rgo reprezent), a décidé cette année de mettre de l’ordre dans sa vie. Au sens propre comme au figuré. Elle a commencé par acheter, malgré mes protestations intensives, le livre diabolique de Marie Kondo, la gogole japonaise qui t’explique comment être heureuse en rangeant tes livres par couleurs et ton mari dans des grands sacs poubelle noirs (à peu près). Elle a bazardé la moitié de sa maison (mais pas son mari), faisant ainsi de la place pour un vélo d’intérieur probablement très inesthétique mais apparemment fondamental, ainsi qu’à sa collection grandissante de mugs Disney. Moi, je lui dis toujours oui oui, avec les sourcils levés, parce qu’elle est un peu givrée, quand même. Je veux dire, elle a un pistolet Buzz l’éclair dans le tiroir de son bureau de directrice. Un jour, on y retrouvera un flacon de gnôle que ça ne nous étonnera pas. La Chef, qui était donc ma seule alliée dans la débauche calorifère (Chuck se nourrit exclusivement de salade verte et de maïs, et La Clique n’aime pas le sucré), m’a lamentablement abandonnée, pour faire tremper de fucking sachets de tisane qui schlingue dans des litres de flotte. La traitresse.
Forte de plonger lentement mais sûrement dans le courant bio-bobo-écolo initié par Sésame (rendons à César), La Chef découvre la réalité de l’écologie et s’insurge donc contre Monsanto, à grands renforts de mails de propagande pro-vinaigre blanc et bicarbonate de soude. J’attends donc, avec une impatience à peine dissimulée, qu’elle se mette elle aussi aux toilettes sèches et à la cup menstruelle.

Voilà donc les dernières nouvelles de mon équipe de chic et de choc. J’oublie des choses, volontairement et involontairement. Les équipes bougent peu, et les nouveaux pleurent toujours lorsque l’année se termine. Il y a des hauts et des bas, mais jamais de clans, et je crois que c’est ça qui fait que ça colle. Même si on a, à certains moments, davantage d’affinités avec l’un ou l’une, tout ce petit monde vit au sein d’une micro-société ma foi bien réglée. On s’écoute, on bosse bien, on s’engueule, on se soutient, avec nos bras et nos regards, aussi. Chaque matin, quand j’arrive et que j’allume les lumières de la salle des maîtres, la photocopieuse et la machine à café, je souris bêtement, parce que je sais la chance que j’ai de faire partie de tout ça. Il n’y aura jamais assez de billets de blog ni de mots pour dire combien j’aime cette alchimie qui se créée chaque année en ces lieux qui ne m’appartiennent pas, mais que j’ai fait miens. Combien j’aime chacun d’entre eux à leur manière, et combien, même si ce ne sera pas certainement pas toujours rose, je voudrais que toute cette bonne humeur dure sinon toute la vie au-moins bien longtemps, comme un souffle chaud qui ne s’arrêterait plus.

Dorénavant, je sais non seulement que j’ai choisi la bonne voie, mais aussi que je suis à la bonne place et au bon moment. Et ça, les gars, ça n’a pas de prix.

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43 thoughts on “La Dream Team, le reflux et le gluten

  1. J’ai tellement envie de me retrouver dans une école et avec une équipe comme la tienne… ! Vous faites rêver ! Je croise les doigts, ça aidera peut-être pour les résultats du mouvement bientot… Ou pas. Ahah.

  2. « je souris bêtement, parce que je sais la chance que j’ai de faire partie de tout ça »
    En résumé, ça s’appelle le bonheur !

    1. Je crois que oui. Ce qui me fait flipper, c’est que la mode du moment est à la pleine conscience de son état, pour parvenir à se dire que oui, on est heureux. D’aussi loin que je me souvienne, même petite, j’étais déjà consciente du bonheur du moment présent et de la période en général. Et ça, je crois que c’est flippant.

  3. Ah quelle belle école, ça fait rêver, tu as raison profite de ce grand bonheur….
    Quelle chance on en rêve tous quand on doit se trainer des collègues boulet !!!
    Merci pour ces articles très bien écrits mais trop rares quand même on en redemande !!!

    1. Arf, moi aussi j’aimerais écrire plus souvent. Vraiment.
      Toujours ce foutu cercle vicieux à la noix, où je colle la barre un peu trop haute. Et puis quand je me dis que merde, après tout, et ben ça sort.

  4. Ah ben merde, je dois encore être imprégnée d’hormones de grossesse, tu m’as fait pleurer avec ta fin pleine d’amour !!

  5. C’te chance … viens, je me lance pas sur le sujet de l’ennui au boulot, ça risquerait de m’occuper toute l’après-midi.

  6. Chouette, un nouvel article ! C’est une vraie chance de se sentir à sa place et si rare. En même temps tu as l’air d’être exceptionnelle (je suis une fan inconditionnelle de ton blog depuis au moins 4 ans !) et tu mérites cette harmonie

    1. Héhé. C’est gentil.
      (il faut toujours se méfier de l’image que les gens veulent bien donner d’eux sur le net) (si ça se trouve, je viole des caniches et je noie des chatons entre deux évaluations)

      1. moi je viole des chatons et je noie des caniches (j’aime pas les caniches). et je mets les évals avec, elles me dépriment.

  7. :-)
    C’est mignon un peu de guimauve par ici…
    Je peux poser une question sur la gestion des affectations, stp? Enfin, on va dire que je la pose, et t’en fais ce que tu veux (évidemment)
    Dans la maternelle du village, il y avait 3 classes il y a peu, ils sont maintenant à 5 classes dont 4 titulaires et une qui est accordée 2 jours avant la rentrée tous les ans. Bref, l’an prochain, chute de la natalité, il n’y aura plus que 3 classes. Comment qu’ils décident qui qui doit s’en aller? C’est le dernier arrivé qui perd?
    Ca rejoint mon interrogation : la Clique elle n’a plus de classe mais elle reste avec vous quand même, du coup elle fait quoi, officiellement? (grosse curiosité de nana qui n’a pas de passion pour son job et pas tellement envie de s’y mettre cet aprem) :-)

    1. Alors l’instit qui part, c’est le dernier arrivé SUR LA COMMUNE, pas sur l’école. Néanmoins, si c’est un petit village, ça revient à dire que le dernier arrivé se retrouve viré contre son gré. En échange, on lui octroie un bonus de points (5 points, me semble-t-il, ce qui correspond à cinq années d’ancienneté « offertes » pour compenser la perte et tenter d’avoir davantage de bol au mouvement).
      La Clique a une classe ! Elle a l’Ulis école ! La Clis, quoi. Je pense que tu confonds avec Alcaline, maîtresse surnuméraire. En fait, certaines écoles ont eu des postes comme ça, pour « compenser » (guillemets importants et politiques) la perte des Rased dans les écoles de ZEP. On a eu un poste comme ça, que l’on partage à mi-temps avec une autre école. Alcaline a demandé celui-là, pour bouger un peu mais rester quand même avec nous. Je ne sais pas si je suis très claire.

      1. Effectivement, j’ai confondu, pardon.
        Du coup Alcaline vient vous aider à tour de rôle? C’est cool d’avoir la possibilité d’avoir une maîtrise en plus comme ça (je comprends le côté compensatoire de la chose)

  8. Banane > oui dernniers arrivés qui sautent (et ont normalement plein dz points pour le mouvement pour avoir un autre poste sympa)

    Sympa ton article… j attends ma dream team. Une telle alchimie est rare alors que c est fondamental pour notre metier..!!!

    1. Merci pour l’info.
      Ca doit quand même être bien rageant (parfois je suis polie) quand on a trouvé un endroit qui nous plaît et qu’on doit s’en aller quand même….

    2. Je pense que dans tous les métiers, la bonne entente, c’est la clef de tout le reste. Et dans le notre, les premiers à en bénéficier, ce sont quand même les enfants.

      1. La bonne entente c’est primordial. Mais malheureusement pas suffisant : j’avais la bande de dingos pour faire passer la pilule, je suis quand même partie voir ailleurs pour en trouver une moins grosse à avaler (de pilule, évidemment)
        Mais bon, aimer ce qu’on fait si c’est pour le faire avec des cons, ça suffit pas non plus, c’est sûr.
        Et les enfants doivent en profiter aussi, oui. L’an dernier une maîtresse était arrêtée une semaine par mois minimum parce qu’elle ne pouvait pas encadrer la directrice. On peut dire que pour le coup les gamins morflaient un peu! :-)

  9. Et bah dit donc. Moi qui étais de bien mauvaise humeur, j’ai retrouvé le sourire grâce à ton texte.. Complètement siphonné. Mais tellement bon. Puis, j’ai fini presque émue. Rendre à la vie ce que la vie nous donne.
    Encore une fois : bien joué.
    Ca doit faire du bien de remercier

    1. La Clique, c’est une nana juste DINGUE. Je ne peux pas raconter les détails de sa vie, parce que ça n’appartient qu’à elle, mais elle est montée tout en haut de l’ascenseur social.

  10. Que ça dure c’est tout ce qu’on te souhaite ! Par contre la cup menstruelle, comment dire… la vidange toutes les 2 heures et au moins une fois par nuit, c’était juste pas possible (oui j’ai pris la plus grande taille). Par contre c’est vrai que c’est confortable, comme un chausson intérieur (oui là tu imagines une charentaise de vagin). Ne me remercie pas, c’est de bon cœur.

  11. J’ai connu ça aussi, travailler avec une équipe de tonnerre, quand j’étais prof à Sarcelles (je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). Les conseils de classe se transformaient en apéro géant et on délirait sur les élèves qui avaient des prénoms à jouer dans des films de boules (Pamela Dujardin, Nathan Smyth, Aron Chybre). Que du bonheur…. Merci pour ce billet qui sent bon le cartable et la franche camaraderie.

  12. Merci pour cet article, j’ai pouffé dans la salle d’attente de mon Kine pour la rééducation du perine, la fille en face m’a pris pour une folle mais mon perine te remercie !

    Et puis je viens de lire le commentaire sur la charentaise du vagin et la mon perine en prend un sacré coup…

    Merci pour ce moment

    1. Bon courage pour cette rééducation que je n’ai jamais pris le temps de faire !

      (je sais, quand mon vagin se déroulera jusqu’à mes genoux, je rirai moins)

  13. Ben moi je déprime, voilà. Je me tape des compléments de temps partiel depuis deux ans…après avoir été brigade ( 11 ans d’ancienneté, hein).Et punaise, que certaines nanas ( oui j’ai constaté que c’était souvent féminin) sont tordues qd même….Et ça crache dans ton dos, ça complote, ça te fout à l’écart et pis faut pas rêver, les sorties, les projets c’est toujours pour la titulaire hein….t’arrives pour un an, tu fais pas partie du clan quoi. Je déteste cette mentalité ( si souvent rencontrée). Heureusement que j’aime mon taff avec les gamins.
    Alors ben c’est cool d’accueillir ces petits jeunes comme ça. Et profite, c’est une partie du métier tellement importante…..

    1. Comme je te comprends !!! Certain(e)s instit se comportent de la même manière que leurs élèves. C’est fou. C’est complètement fou.

      1. Sauf que les élèves restent des mômes, on peut les excuser, ou leur expliquer….bref! Les nanas de 50 piges ( plus ou moins, suis pas sectaire), ça me laisse un peu plus perplexe.
        L’école et la nature humaine, ça pourrait été un bon sujet d’étude sociologique tiens. Et oui, ces personnes retors sont chargées d’éduquer nos mômes….

  14. OK j’arrive !
    (Plus que 2 mois à tenir dans mon école. Plus que 2 mois. 2 mois ! Putain que c’est long !!!)

  15. Wahou! Quelle chance ! C’est ta deuxième maison quoi ! Je n’ai jamais vu ça en presque 15 ans de métier… Mais bon, je ne désespère pas. C’est juste pas facile de changer d’école quand tu as tes habitudes, ta classe et que tu connais le fonctionnement… Il faut sortir de sa zone de confort et ce n’est pas évident !

  16. Tu as le don pour raconter et nous faire vivre cette si joyeuse entente.
    Je glousse comme une dinde au parc de jeux et cela n’a pas de prix merci. Moi qui pensait m’e… comme un rat mort. Pas du tout.
    Ici aussi j’ai la chance d’avoir des collègues adorables (mais j’en ai plus : je suis prof ).
    J’ai aussi la malchance d’être là dernière arrivée

  17. Quelle bande de joyeux lurons ! !! Déjà avec les photos sur instagram on se doutait que vs vs ennuyiez pas. Mais maintenant j’imagine mieux l’ambiance !! Et pinaise ils sont tous plutôt cocasses tes collègues !! J’espère que cette équipe restera comme ça pour toi et pr que tu continues à nous raconter ces histoires !!

  18. Hi hi j’adore lire tes posts!!
    J’ai connu les écoles pas drôles du tout (6 ans balancée à droite à gauche, des décharges de directions avec les cycles de piscine toute l’année, comme de par hasard….)
    Cette année j’ai (enfin) obtenu mon poste en PS, avec des supers collègues, et on s’éclate bien, je me retrouve un peu dans ton texte!!
    Nous au contraire, à part la directrice et les collègues de primaire, on n’est pas bio / céréales /thé détox, mais plutôt tablettes de chocolat à la fin du repas (on teste toutes les variétés, évitez celles aux tagada et aux oréos…beurk), et nos pauses sont ponctuées de fous rires (on a notre Clique à nous!)!!

    Bonne chance à tous ceux qui espèrent trouver mieux!!
    J’attends avec impatience le prochain post!!

  19. Oulala, ma p’tite larme n’est pas loin à ta conclusion!
    Pour ma part, je ne suis pas instit, mais clairement se sentir à sa place ça tient sacrément aux gens avec qui l’on est.
    Et à te lire régulièrement, ça tient sacrément à ta philosophie de voir les choses aussi!!!
    J’m’approche du truc de plus en plus, mais..je reste une râleuse née.
    (certes souvent pour la forme, mais, râleuse quand même!)
    Merci pour les posts et textes et photos, tout ça.

  20. Y’a plus qu’à faire la BD de ta dream Team si épppoustouffflannnnté ! , je la vois presque comme si j’y étais !
    Il ferait pas l’Ultra Trail du Mont-Blanc, Job ?…comme ça

    J’arrive juste à la fin de ce joli Mai ( ) pluvieux, pour remercier d’une MégaBise la Mamanmaîtresse qui sait si bien mettre de l’harmonie et des bulles de rire dans le bazar de la vie, et surtout, nous les offrir sans modération …

    ☺ ♥

  21. Moi ce qui me plaît dans cet article, c’est cette image de l’inspectrice qui déboulerait toujours au mauvais moment bien honteux. Comme un personnage de bande dessinée. Et un gros high-five pour cette ambiance; on voit trop souvent dans notre beau métier (mais ce doit être la même chose dans les autres) des jaloux, des petits chefs et des emmerdeurs qui plombent vite une saine atmosphère de travail et de déconne…

  22. je découvre ton blog par le biais de ton délire de pirate ……
    là je ne ne sais pas trop à qui je ressemble le plus ..un doux mélange mais surtout à Chuck sans me la péter!!!!

    bref tu me fais bien rire je repasserai par ici !!

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