Je suis Bordelaise : j’aime gavé les chocolatines

miroir d'eau

Mes oisillons tous nus,

Comme tu le sais, j’ai la personnalité d’un ficus. Donc quand j’ai lu, sur le blog de ma célèbre Caro (oui, MA), son article sur sa vie de Parisienne, je me suis dit que j’allais évidemment copiter. D’abord, parce que c’est pas tous les jours qu’il me vient une idée, et ensuite, parce que c’est pas tous les jours qu’il me vient une idée. Même si elle est pas de moi, l’idée.

Bref, je suis de ces filles qui trouvent des chaussures moches, jusqu’à ce que tout le monde en porte et que six mois plus tard, elle s’achète exactement les mêmes (hommage à ma dernière acquisition : mes new shoes de Pocahontas, à franges d’indienne) (oui, John Smith en a une grosse) (queue de castor).

Sinon, je replace dans le contexte, parce qu’après, on va m’accuser de détourner la vérité, et ce sera la fin des haricots. Donc techniquement, je ne suis PAS Bordelaise, mais Talençaise. C’est important. Théoriquement, ça me classe chez les riches (mate ma taxe foncière d’enculé), même si je ne le suis pas (mate mon relevé de comptes de fauchée). Je ne suis donc pas une urbaine à 100%, mais je considère que je peux représenter la nana bordelaise lambda, avec des gosses (bientôt beaucoup trop).

Je suis donc Bordelaise, parce que :

– j’utilise depuis toujours le vocabulaire associé, sur lequel je ne m’étalerai pas : on sait tous parfaitement qu’il constitue la base du Français, et que le reste n’est qu’hérésie (et personne ne sait exactement ce qu’est un pain au chocolat, au fond).

– pour de vrai, je ne dis jamais « gavé ». Par contre, je dis beaucoup « bordel de cul », mais c’est moins régional.

– je vais à Ikea au moins trois fois par an : c’est un minimum syndical, surtout quand on sait ce qu’était sa vie SANS cuillère à spaghettis, et SANS Daim. A chaque fois, j’espère pouvoir me débarrasser d’un grelot sur l’aire de jeux de l’entrée, mais c’est toujours complet, ou ils n’ont jamais l’âge qu’il faut.

– aux premières et aux dernières journées de beau temps, je file sur les Quais faire ma belle, comme à peu près les trois quarts de la ville. Ce qui fait qu’on fait tous les beaux, donc que ça sert à rien, et que quand on reprend la voiture (avec une prune, faudrait pas déconner, ma religion c’est de ne jamais payer le parcmètre) (i am a rebel), on se retrouve à faire une heure de route pour rentrer chez soi, au lieu de vingt minutes.

– je trouve que la place de la Bourse tue vraiment sa mémé, même si je ne comprends pas tous ces gens qui se prennent en photo en plein milieu, de nuit, avec un flash.

– le miroir d’eau doit probablement être l’endroit en France où les mycoses et les verrues plantaires font leur congrès annuel, mais toute l’année. Je n’ai jamais compris pourquoi les gens collaient leurs mioches en slip et en couche, et les laissaient se rouler dans ces deux centimètres de flotte dégueue.

– j’aime craner en disant que je prends la rocade chaque matin, oui, mais dans le BON sens

– je crâne aussi en disant que je suis à dix minutes à vélo de Bordeaux centre, sauf qu’avec deux gosses, je ne prends mon vélo que pour aller boire des verres de trop chez les copains vraiment urbains.

– je trouve que les restaus du quartier Saint Pierre sont tous une arnaque, mais une fois sur deux, je finis dans l’un d’entre eux, parce que c’est pratique et pas cher, même si c’est pas très bon.

– j’utilise le tram pour aller en ville, sauf quand je suis enceinte, auquel cas je fais un vrai malaise au bout de trois arrêts. Fait vérifié sur deux grossesses espacées, et retenté récemment. Il n’y a aucune explication scientifique à cet état de fait.

– je fais croire aux non-Bordelais que je m’y connais à bloc en vin, notamment parce que j’habite Bordeaux et parce que je suis née au milieu des vignes de Saint Emilion. En vrai, je ne connais même pas toutes les étapes de fabrication du vin, l’important pour moi étant de savoir si le goût me plait ou pas. Mais je peux faire ma belle en attrapant mon verre à pied par le pied, et en faisant tourner le rouge comme il faut pour le sentir. Je sais aussi faire le truc cracra avec la bouche, quand on met une gorgée et qu’on aspire de l’air en faisant des bulles en dedans pour faire ressortir le goût. Mais après, c’est comme tout, j’avale.

– je trouvais le lion de la place Stalingrad ultra laid, mais en fait, maintenant, je l’aime bien.

– ma famille et certains de mes amis ont une maison sur le Bassin (d’Arcachon). Ça fait très pédant de dire ça, surtout que « ma famille » en question, ça n’implique pas mes parents ni grands-parents, donc je profite modérément de cet avantage. N’empêche que mes parents n’ayant pas assez d’argent pour nous payer des vacances, j’ai eu le droit de passer des étés de bourgeoise bordelaise, sauf que moi j’avais en fait du caca sous les ongles.

– je ne dis pas le « Cap Ferret », mais le « Ferret ». Et si j’aime toujours autant l’endroit, j’ai envie de crever les pneus des 4×4 de tous ces putains d’UMPistes qui se croient chez eux (= à Paris) alors qu’ils ne viennent que deux mois par an.

– la ville compte autant de centres commerciaux que le Texas et la Californie réunis, mais je trouve qu’il manque toujours un magasin quelque part.

– je trouve que tous ceux qui habitent au Nord de la Garonne sont des gens du Nord (même les Charentais), et que tous ceux qui habitent au Sud de la Garonne ont un accent pourri.

– Bordeaux est la ville française la mieux du monde, parce qu’il y a la montagne pas loin, Paris pas loin (en TGV, hein), la rue Sainte Catherine pas loin, et surtout, je dis qu’à Bordeaux, il y a la mer (alors que bon, c’est pas vraiment-vraiment faisable à vélo).

– je ne vais au cinéma pratiquement qu’à l’Utopia. Parce que c’est 4.5 euros la place, que c’est plein de gens bien habillés et qui parlent avec des mots compliqués pour dire qu’un film était bien, que les films restent longtemps à l’affiche, et que les salles sont jolies (même si l’aigle façon nazi me fait parfois un peu peur). Par contre, j’aime pas quand l’ouvreuse me dit « il n’y a plus de places côte-à-côte », ce qui signifie que tu vas te payer deux heures à te ruiner le cul sur un strapontin dur comme la pierre.

– en passant devant, je dis toujours qu’il faudrait que j’aille voir un opéra au Grand Théâtre, mais en fait j’oublie, et puis quand j’oublie pas, je me dis que si j’aime pas, trois heures, ça fait quand même un peu long (genre mater le Seigneur des Anneaux chanté en italien, let me die)

– je traite les Médocains de consanguins, et les Blayais, Castillonais, Réolais et presque Charentais de débiles profonds. De récentes études non officielles ont tendance à montrer que j’ai raison, même si j’ai tord. Je suis une putain de snobinarde qui est allée au collège à Castillon la Bataille.

– les rares jours où il neige, je me dis que c’est trop beau, mais je ne vais pas travailler. Parce que comme tous les Bordelais, je ne sais pas conduire si ça glisse un peu.

– de temps en temps, j’emmène les grelots faire du roller et de la trottinette au skate park des Quais. Et moi je prends mille photos, dont 999 râtées.

– je trouve que les canelés de chez Baillardran sont extras bons, mais aussi que je me fais sodomiser sur le prix. Je me rabats donc sur ceux de la Toque Cuivrée, un peu moins bons (mais je ne l’avouerai jamais) et aussi beaucoup moins chers.

– je réalise que j’ai fait un voire deux enfants de trop pour rester propriétaire sur la CUB, donc je suis tiraillée entre l’idée d’acheter un nouvel appartement (qui, vu notre budget, sera pourri) sur Talence, et m’éloigner pour avoir une maison, sachant que tout ce qui est hors rocade s’apparente pour moi, de près ou de loin, à un exil médocain sans électricité ni eau courante.

– je pense que le nouveau pont Bacalan-Bastide est trop beau, mais qu’ils commencent tous à nous péter les burnes à tout rebaptiser truc-« Chaban-Delmas ». Entre le stade, la statue atroce place Pey Berland, et le new bridge, ça me gonfle. En réaction, j’appelle le nouveau pont, le pont « Baba », comme tout le monde, en fait.

– j’aime infiniment me promener dans Bordeaux la nuit, particulièrement l’été, mais l’hiver aussi. Quand à minuit, il fait encore très chaud ou très froid, et qu’on rentre dans un bar lumineux pour boire un coup.

– quand il fait chaud, je vais à la mer. Comme toute la ville. Et comme il n’y a qu’une seule route qui mène au Ferret, je me retrouve comme tous les guignols du coin, à mettre trois heures pour rentrer à la maison, au lieu d’une. Je me jure donc à chaque fois de partir plus tôt ou de rentrer plus tard, mais avec les grelots, c’est chaud de gérer ce genre de détail, donc je me fais niquer à chaque fois.

– la différence entre les gens qui font les magasins cours de l’Intendance, et ceux qui les font rue Sainte Catherine me fascine, alors que ces rues sont collées l’une à l’autre.

– je sais où on mange les meilleurs kebabs de la ville : à la Cappadocce, à côté de l’église Saint Pierre. Certains crieront que c’est chez Coluche, mais c’est parce qu’ils n’ont pas vu le maître de la Cappadocce rouler un kebab avec la concentration et la maîtrise d’un moine tibétain.

– l’été, je vais pique-niquer rive droite, pas loin du parc aux Angéliques. J’ai l’impression de me démarquer à bloc des moutons qui pique-niquent encore rive gauche, sur les pelouses en face des Quinconces. Mais en fait, je suis comme tous ces bouffons bobos qui boivent du rouge et des mojitos avec des bougies partout autour d’eux.

– je râle qu’aucune salle de spectacle digne de ce nom n’ait été construite dans une ville comme Bordeaux (capitale du monde, s’il en est). Je ne comprends donc pas pourquoi on s’acharne à construire un nouveau stade de foot, alors que le nombre de tarés qui y vont est en chute constante, donc que l’ancien allait parfaitement, au lieu de mettre les sous dans une salle de concert sympatoche (cette phrase est vraiment trop longue).

– je me vexe beaucoup quand on me dit que niveau climat, la Méditerranée, c’est mieux. Je me défends donc lamentablement en répliquant que certes, il y fait beau, mais que la quantité de retraités et les prix pratiqués sont bien trop importants. Donc que Bordeaux, c’est mieux.

– je vais toujours au marché de Noël, même si je peste contre la quantité de débiles (encore eux) qui ont eu la même idée que moi, ainsi que sur les marchandises qui sont vraiment nulles à chier. Mais c’est pas grave, je mange des bretzels et je bois du vin chaud, pendant que les grelots font coucou au Père-Nowel, et des tours de carrousel aux chevaux bien trop hauts.

– le marché des Capucins (je dis des « Capu ») est vraiment top niveau choix et prix, mais c’est toujours la galère pour se garer. Par contre, le marché des Chartrons est un festival de sodomies tarifaires, et de gens en pull Lacoste sur les épaules. Mais il faut reconnaître qu’y bruncher le dimanche matin, avec des huîtres et du vin blanc sec, en bord de Garonne, c’est quand même le pied.

– quand on me demande de trouver une idée de bar sympa, je n’ai jamais d’idée miraculeuse. Je me demande comment je fais pour être aussi gourde. Alors je propose souvent un pub, ou je finis à la Comtesse.

– je ne comprends pas pourquoi on dit que les Bordelais conduisent mal. Surtout quand on sait que ce sont les autres (surtout les 24, 17 et 40) qui n’ont jamais passé leur permis.

– je n’achète mes livres que chez Mollat, mais arrivée à la caisse, je ne comprends jamais sur quelle file il faut se mettre, parce que c’est un peu le merdier et qu’il faut jouer des coudes.

– quand je sors, je donne toujours mes rendez-vous vers 20h30, parce que ça me laisse le temps de me garer pour la nuit au parking de la Bourse ou du Chapeau Rouge pour 3.60 euros. J’aime bien écouter leur musique classique perpétuelle, même si je n’y connais rien, ça me fait me sentir très hype, je pourrai presque avoir l’impression de porter du Chanel. Par contre, au retour, je ne sais jamais très bien où je me suis garée, donc je cherche ma voiture longtemps.

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Voilà voilà. En somme, pour résumer, être Bordelais c’est craner beaucoup et être neuneu beaucoup aussi. Comme tout le monde, quoi.

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31 thoughts on “Je suis Bordelaise : j’aime gavé les chocolatines

  1. J’ai dégusté ce billet avec la même ferveur que quand je déguste un canelé Baillardran (qui sont moins bons que ceux de ma tante, alors rien à péter qu’ils soient chers)

  2. Non non, pas le bassin d’Arcachon, le bâââââssin.
    J’ai passé du temps à Bordeaux, je reconnais bien, sauf que je déteste ce que Sainte Catherine est devenue…
    Par contre les quais, la bourse, c’est super beau maintenant.
    Collège à Castillon, lycée à Ste Foy la Grande alors? Si oui, on se connait peut être :-p

  3. Tout pareil.
    Sauf que moi je ne vais jamais à l’Utopia, on ne peut pas se garer et en plus ils passent pas la Reine des Neiges en 3D… Et j’adore rouler mes gosses dans les mycoses du miroir d’eau. Et je pique-nique rive gauche. Et j’aime pas les canelés de Baillardran, ils sont tout mous (les meilleurs c’est LEMOINE. Avec un petit café sur le marché du Ferret 😉
    Et et et…

  4. Héhé, je me suis bien marrée. Bordelaise depuis 4 ans maintenant, j’ai bien l’intention de prendre racine dans cette ville merveilleuse (même si moi j’ai une carte ugc et je fais mes cannelés moi-même, sinon c’est trop cher).

  5. Alors ben les pains au chocolat, en fait, ben, … c’est des chocolatines… Mais vous les bordelais vous arrivez pas à prononcer ces mots-là. Ici, quand on se la joue « bordelais » (oui ca nous arrive encore un peu de temps en temps) et qu’on va dans une boulangerie pour acheter 4 chocolatines (oui 2 c’est jamais assez). On nous dit, oh vous, vous êtes pas d’ici !… Mais on nous les sert quand même ces pains au chocolat ! Les gens du Nord et du grand Nord ont l’esprit ouvert ^^.
    Sinon je sais pas si tu t’en es rendue compte mais si on fait un (très gros) résumé de tout ce que t’as dit, en fait à Bordeaux, c’est cher (gavé cher même), les gens savent pas conduire (même si y a pas de neige) et ils sortent tous en même temps et au même endroit.
    Ah et contrairement à ce que tu penses, vous avez un accent…

    Une gens du Grand Nord (-3.5°C ce soir)

  6. @ Psycho : j’aime ta tante

    @ Mesjolieschoses : dérogation pour le lycée de Libourne, on s’est donc loupées (et puis je ne dévoilerai jamais ma vraie identité, mouahaha, je suis Peter Parker et Bruce Wayne en même temps !)

    @ Marine : t’es une vieille bourgeoise, mais je t’aime bien quand même. C’est une bonne idée, ça, de compléter. Allez les gens !

    @ Bunny : tu es pardonnée, tu as la carte ugc, c’est donc moins cher (mais c’est moins beau, le son est plus fort, et y’a plein de gogoles avec leurs portables qui sonnent pendant les séances)

    @ Cracbadaboum : oui voilà, c’est dans ces eaux-là…

    @ Maitikax : nous on te reprend avec grand plaisir, surtout si tu ramènes des chocolatines

  7. Alors moi je suis une bordelaise du coté des pauvres, de la rive droite, mais Bordeaux quand même 😀
    Donc mes picnics c’est au square Toussain Louverture, avec les façades des quais devant moi c’est vachement plus joli que quand t’es rive gauche et que tu as le cube Sud Ouest en face non ?

    Et le matin pour me mettre en forme en allant bosser j’ai droit aux levers de soleil superbes sur les façades et le pont, et pour mieux en profiter je traverse l’eau grâce aux bateaux et pas avec le tram 😀

    Mais « mon » Bordeaux c’est Saint Pierre et les reste du palais de l’ombrière, les petites rues tordues qui s’imbriquent les unes dans les autre avec les passages étroits, les recoins sous les immeubles.
    Ce sont les portes cochères qui laissent entre voir une cour intérieure pavée parfois avec l’escalier d’honneur de l’immeuble ou un jardin improbable en plein centre (du coté de la rue Abbé de l’Epée y un immeuble qui me fait rêver quand sa porte est ouverte…)

    C’est aussi Saint Michel et Sainte Croix qui sont encore un joli mélange et bien vivant avec des bâtiments anciens mais moins « chics ».

    C’est la quasi absence de verrues bétonnées en plein centre, ok j’occulte volontairement l’immondissime Meriadeck qui a du sortir d’un cerveau d’archi malade 😀

    La place de la Bourse que je peux observer tous les jours, matin et soir, sous toutes les lumières, est simplement superbe je ne m’en lasse pas 😀
    C’est de la pierre blonde qui dore et rosit sous le soleil avec les vitres transformées en or liquide au levant.

    Mais j’aimais aussi Bordeaux noire, et cachée, qui ne se livrait qu’à ceux qui se promènent à pied et le nez en l’air…

    Au niveau restau et troquet ben voilà quoi je suis comme tout le monde, j’ai l’idée de génie après coup, même si maintenant en salon de thé je vais au Parlement d’Alex parce que je les connait, c’est beau, bon et je les aime bien, pour boire une bière avec du choix je vais au Lucifer, même que parfois y a de la musique en plus mais c’est pas dans le centre hein, niveau restau en guise de « cantine » lorsque je bossais au Chartrons j’avais un très gros faible pour la Cave de Bigoudi, une cuisine simple, classique, traditionnelle, des gens charmants, une cheminée quand il fait froid (ou pas puisqu’elle sert aux viandes grillées). sinon le soir je ne sais jamais où aller et ça se termine souvent rue des faussets ou du pas Saint Georges dans un restau moyen, même si la dernière fois j’ai eu une bonne surprise, c’était un midi, mais punaise le nom ne me reviens pas…

    Le grand Théâtre vas y, c’est vraiment chouette tu verras et y a des places pas trop chères sur chaque spectacle, et si vraiment ça te gaves tu sors à l’entracte. Moi j’y suis allée plusieurs fois et même que j’y ai vu et écouté chanter ma fille à plusieurs reprise, merci les projets communs de la mairie et des centres de loisirs ça lui fera de supers souvenirs.

    Par contre faudrait me payer cher pour que j’aille au Ferret ou sur le Bassin aux beaux jours, même à Lacanau que pourtant je préfère pour la plage, passer deux heures dans la voiture au retour non merci 😉 et une fois sur la plage je ne vis pas car trop chaud, eau trop froide, trop de vagues etc… bref je ne me baigne que dans la méditerranée de belle maman (j’suis snob si je veux d’abord)

  8. @ Cécile une quadra : très joli comm, nettement plus de poésie que dans mon billet ! Moi aussi je suis souvent béatr devant la ville. Surtout quand je prends le pont de pierre. Et moi aussi j’adore le Batcub !

    @Mesjolieschoses : hin hin hin

    @MissTerre33 et Céline : merci !

  9. Pour des cannelés pas chers (et que je trouve bons, mais tout le monde a ses propres goûts en la matière), je recommande la Boutik du pain, au début du cours de l’Argonne (au niveau de l’arrêt de tram saint Nicolas) : 2€50 les 5 si je ne me trompe pas.

  10. Tu dis beaucoup sodomie dans ton article que j’ai trouvé très drôle 😉
    Bon sinon je suis d’accord dans l’ensemble sauf pour les cannelés , je préfère ceux de la toque cuivrée . Enfin en tout cas ceux d’Eysines sont pour moi les meilleurs.
    Bien sûr en tant que blogueuse cuculinaire , je les fait moi-même ( c’est juste de la pâte à crêpes épaisse , hein ? ) mais sinon c’est là-bas que je les achète … enfin quand j’ai le temps , y a toujours la queue …
    Je ne dis pas non plus gavé , enfin gaé pour être vraiment dans l’accent 😉
    Et pour la plage ,la ville de Soulac et surtout ces maisons typiques a vraiment son charme et c’est à 1H30 de Bordeaux .
    Bonne soirée

    1. Rha oui, moi aussi j’en fais, des canelés. Mais des minis. Les moules sont moins chiants à nettoyer. Mais quand même, ils sont moins bons que les vrais.
      Quant à Soulac… blllllleeeuuuurppp… Je suis une raciste total de la plage : je n’aime que le Bassin, bien que je lui fasse de plus en plus d’infidélités pour le Porge.

  11. Rah oui !! « LA POCHE » … Vous auriez dû voir ma tête la première fois qu’on m’a dit : vous voulez une poche ? … Euh … nan ca va .. j’en ai sur mon pantalon .. !?!

    Nan mais sérieux, ça vient d’où ça, la poche…

  12. Commentaire d’un Parisien, ou vu de loin c’est tout comme. J’ai aimé ta prose, ça donne envie de revenir à Bordeaux. J’ai été qu’une fois pour le boulot, et j’ai pris le tram parce qu’à l’époque je trempais plus ou moins dans le projet, il y avait pas mal de problèmes avec l’alimentation du tram par le sol… J’ai un « petit-grelot » de deux ans, dont je suis sûr qu’il l’aimerait bien ce grand joujou qui marche tout seul. Pour le reste, Talance, tout ça, faut que je revisite ! Sinon, un truc important, des cannelés, y en aussi de pas mal à Paris, ou vu de loin c’est tout comme !

    1. Hé oui, les problèmes d’alimentation par le sol du début ! C’est fini maintenant. Mais les travaux d’extension de tram sont en cours un peu partout, donc ce n’est que partie remise je pense. Ton grelot adorerait le tram. Les miens en ont été fascinés à tour de rôle.
      Quant aux canelés, il faut bien avouer que les Parisiens n’ont aucune originalité… Ce qui confirme donc que Bordeaux est le centre du monde. C’est tout.

  13. Haha j’aime tellement cet article! Je me retrouve dans certains trucs… c’est terrible! Pour Mollat je suis 100% d’accord, j’crois que ça fait un peu bobo de dire qu’on va chercher ses livres que chez Mollat non? Ou le pire serait de dire qu’on va les chercher à la librairie La Machine à Lire, place du parlement Ste Catherine.
    Moi aussi je dis, Capu’, Ferret, Baba, et aussi Ste Cath ou St Mich d’ailleurs (je reconnais que ce dernier peut être mal interprété ^^)
    Et je déteste moi aussi tout ces parisiens en 4×4 qui envahissent le Ferret ou le Bassin… Vraiment!
    Je ne vais pas à l’Utopie par contre je vais à l’UGC et il parait que ça fait bobo parce qu’ils font beaucoup de vo contrairement au CGR. Mais bon.

  14. – je ne comprends pas pourquoi on dit que les Bordelais conduisent mal. Surtout quand on sait que ce sont les autres (surtout les 24, 17 et 40) qui n’ont jamais passé leur permis. HUH ! Non, je refuse de dire que les 24 conduisent mal :p

    Merci beaucoup pour cet article. Ça m’a trop donné envie de découvrir encore et encore la ville de Bordeaux.

  15. Marjolaine Mamour & Maitikax:
    Dans le Berry où j’ai séjourné un temps,on vous proposerait un POCHON,avec l’accent du Centre,c’est mignon,non?..une poche un pochon,quoi !c’est le bon ton du coin..
    La France est pleine de coins et de parlers,qui vous enrichissent la sémantique! et c’est une chance,on peut encore (un peu) lutter contre l’épidémie galopante des bags ,pockets et autres frangloubiboulgas…moi je me régale d’apprendre des nouveautés imagées,même si ça pique au début une petite fierté locale d’origine. Et j’aime l’anglais mais…en anglais !sauf exceptions…

    Merçi Chag (-à Menton pains aux raisins se dit ‘schneck’!) et Cécile aussi pour la visite guidée de Bordeaux,amusante !
    Je vois surtout qu’il y a l’embarras du choix:chaque regard ,chaque ‘snobisme’ et chaque goût trouve sa place- et  »ça brasse »!,comme on dit ailleurs…vraiment tentant!
    Les 4×4,je les enfouirai sous une bonne benne de sable,n’est-ce pas leur vocation première,la conquête du Grand-Grand Sud?

  16. Bon bah voilà donc tous mes de préjugés sur Bordeaux sont confirmés.

    Moi qui suit à la fois du Nord (Qu’es ce qu’elle a la Charente(le 16) hein?) et du Sud (L’accent du Sud de la Garonne c’est le plus sexy d’abord con!), bah je me dis que Bordeaux ne sera jamais le centre de mon monde.

    Bon après on y trouve des choses (et on rencontre du monde), mais bon, ici on a aussi la Rive gauche et la Rive Droite, on pique nique aussi sur la Rive Gauche (même que ca s’appelle la Prairie des Filtres et y a de l’herbe), et sur la Rive Droite on va au resto (y a le meilleur hamburger du monde qui se fait à coté :p).

    Et puis d’abord, je vois mal ou elle est ta montagne à coté, nous aussi on a la mer à 1h (bon moi je la préfère un peu plus loin mais bon j’aime pas la foule des plages Francaises) et puis la montagne à 1h aussi. On a la Garonne aussi, un stade foot, un stade de rugby, et même deux grosses salles de pestacles.

    Et les canelés d’abord ils sont meilleurs fait maison et pas acheté – sodomiser, c’est ca – et tu sais quoi bah ils sont vachement trop bon :p

    Voilà Voilà Donc maintenant Le Sud te dis salutations :p (con!)

  17. Merci pour cet article ! J’ai repensé à mes années passées à Bordeaux et j’ai ri. Mais ri ! Mais riiii si tu savais ! J’en ris encore ! (C’était drôle quoi). Un peu moins quand même quand tu parles des charentais (que je suis à l’origine) et de ceux qui ont un accent pourris quand ils vivent plus bas (en tant que toulousaine désormais je me suis sentie concernée). Par contre, je te signalerai un resto à Saint Pierre qui n’est (ou était, tout dépend de l’inflation qu’il y a eu depuis mon départ) pas si cher et plutôt cool (même si très connu je pense des bordelais) : Chez les ploucs ! :) Sur ce, merci encore. Je m’en vais de ce pas faire rire des bordelais en partageant ton article partout, partout !

  18. @ Soso : ne nous méprenons pas, j’adorerais passer quelques jours à Toulouse ! Mais alors, cet accent… Cet accent !

    @ Le chat rose : Merci bien, chère internaute, pour tous ces compliments et partages (c’est l’amour sur les internets). Quant aux Ploucs… Comment dire… Euh… Blllllluuurrrppppp

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