Fucking Saint Valentin

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Ma bichette,

Aujourd’hui est un grand jour pour toi. Tu t’es levée toute guillerette, et tu as guetté le moindre signe avant coureur de ton amoureux : une pétale de rose, un morceau de papier cadeau, du ruban, une odeur de fleur, de petit déjeuner préparé amoureusement, ou encore des chocolats.
Jusqu’au bout, tu y auras cru. Avant de t’apercevoir qu’encore une fois, Dieu a oublié ta moitié quand il a versé le romantisme sur Terre.

Je te comprends.

Aujourd’hui, c’était notre 13e Saint Valentin, à l’Homme et à moi. Autant te mettre au parfum direct : moi, je n’espère plus rien du tout. Onze Saint Valentin que l’on ne fête plus, et je t’avouerai que je ne m’en porte pas plus mal. Car si le romantisme n’a pas touché ton Homme, dis toi que le mien avait poney au moment de la distribution.

Comme tu aimes les histoires drôles, je vais te raconter nos deux premières St Valentin. La toute première, en 2001 (preque au siècle dernier), j’étais juste au ta-quet ! Non seulement c’était la première avec l’Homme, mais c’était aussi la première avec un homme tout court, ayant eu la chance de n’avoir été en couple que les autres jours de l’année. On ne vivait pas ensemble, mais alors je peux te dire que limite j’étais réveillée à 4h du mat’ en trépignant d’impatience ! Et puis l’après-midi, on s’est vus. Je ne sais même plus ce que je lui ai offert, mais en revanche, je me souviens très bien de son cadeau. Oh ne cherche pas trop, ce n’était pas vraiment des fleurs, ni des chocolats non plus. Non, pour ma première Saint Valentin, j’ai eu… des nunchakus en mousse. Hé oui, je sais, tu m’envies.

Va savoir pourquoi, je ne suis pas partie en courant à ce moment là (mon âme charitable, sûrement). Quand je te disais qu’il avait poney…

Mais franchement, je me suis dit que bon, on avait le droit à l’erreur, tout de même.

Que dalle.

C’est à notre deuxième St Valentin que j’ai compris que j’avais en fait affaire à un handicapé du cadeau-romantique. Puisque qu’un an tout pile après avoir eu mes merveilleux et splendides nunchakus en mousse rouge, j’ai eu… un maillot de football.

Je sais ce que tu te dis, que c’est un mec, qu’il aime le foot alors que tel Homer Simpson et sa boule de bowling, il me fait un cadeau dont il rêve. Mais même pas ! On a tous les deux une sainte horreur du foot ! Je ne sais toujours pas où il est allé chercher cette idée. Plus de douze ans plus tard, ça reste un mystère.

Tu comprendras mieux, après tout ça, que j’aie suggéré que la Saint Valentin était juste qu’une putain de fête commerciale toussa toussa, et que donc il ne servait à rien de poursuivre le massacre la commémoration stupide. Alors, s’il te plait, ne te plains plus. Dis toi qu’il vaut mieux ne rien fêter. Sauf si bien sûr tu aimes les ninjas et David Beckham.

Maintenant, pour de vrai, les coeurs, les chocolats, les conneries rouges et roses à outrance me collent juste des envies de meurtres à la guimauve. D’autant plus que sur chaque radio, cet aprem, c’était la fête de Barry White et autres crooners. De la soupe. J’en peux plus. Même si je t’avoue que j’aurais pas craché sur un petit dîner sympa en rentrant du boulot, quand même…

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One thought on “Fucking Saint Valentin

  1. Ha bon?! même pas des pâtes au fromage en écoutant Marvin Gaye?! la honte sur ton Homme …
    Je vois qu’une chose, frappe-le à coups de nunchakus, tu devrais pas lui faire bien mal, au final, il aimera peut-être ça!

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