Elle me quitte

la naissance de venus botticelli

Elle aurait pu se contenter d’être outrageusement belle et gentille. Mais non, il a fallu qu’elle soit aussi polie, drôle et intelligente. Il y a des gens comme ça, je sais pas toi, mais moi ils m’agacent. (m’enfin si ça peut te rassurer, elle a quelques petits problèmes d’ordre dentaire).

Tu te souviens de ces filles du collège et du lycée, qu’on aurait bien voulu détester parce qu’elles semblaient tout avoir ? Et ben voilà.

La garce.

Je lui ai torché les fesses du web, en l’accueillant chez moi et en lui accordant gracieusement de venir s’exprimer de temps en temps ici (pour profiter de mon trafic indécent, il faut bien le dire). Et voilà comment je suis remerciée : elle me quitte.

Il parait qu’elle aurait trop de choses à dire et que je ne lui laisserais pas assez de place sur ce blog. Il paraîtrait aussi que ma ligne éditoriale tentaculaire ne prenne pas assez en compte ses demandes.  Faudrait qu’elle intègre chez qui elle est, quand elle vient ici, bordel. Bientôt elle va m’interdire de mettre les pieds sur la table, chez moi !

Faut pas déconner.

Et vas-y que j’aimerais parler sports, humeurs, cinéma et littérature (oui, en plus c’est une fille complète). Genre encore deux mois et elle nous fait un article sur le Père Goriot, alors que bon, on sait tous que… hein, bon. J’en fais, moi, des articles littérature ? Et ben non.

J’aurais du sentir que notre collaboration allait finir foireuse, quand j’ai remarqué que son tee-shirt faisait des plis là où avant il n’y en avait pas. Mais bon, tu me connais, toujours le coeur sur la main, toussa.

Tu vas voir qu’encore quelques années et elle ne communiquera que par onomatopées avec moi ! Enqui, les gens, on leur donne ça, et ils prennent ça (<– fais le geste avec ton bras). Je sens comme une ingratitude croissante dans l’air…

D’autant plus que, attends, elle me quitte, mais c’est moi qui dois lui faire ses valises ! Un samedi après-midi ! Moi, y’a des trucs, je peux pas.

Mais bon, je me dis qu’après tout, les gens font bien ce qu’ils veulent. Et puis elle n’est pas partie faire sa vie bien loin. Alors si jamais il lui manque du sucre, elle pourra toujours venir demander (je suis l’hospitalité, je te rappelle). Parce que la porte sera toujours ouverte.

Elle.

Dans la vraie vie, elle ne s’appelle pas Bulle, mais Emma. Elle va avoir onze ans. Et c’est ma fille. Ma merveilleuse fille.

Elle vient d’ouvrir son propre blog (dieu sait où elle est allée chercher cette idée). Les articles qu’elle a signés ici depuis trois ans ont été transférés sur son nouveau chez elle et seront bientôt supprimés d’ici. En revanche, elle a perdu tous vos commentaires. Donc je vous invite tous et toutes à aller jeter un coup d’oeil et à lui laisser un petit mot de temps en temps. Tant que j’y suis, je fais un petit pouêt à Caro et à Lou, pour leur aide judicieuse.

Un premier envol symbolique, une première claque. Elle n’est pas très loin, mais quand même, on va mettre des liens de mon blog vers le sien, et vice versa.

Ce n’est pas elle, qui a eu l’idée des liens. Mais on sait jamais, je pourrai avoir besoin de sucre…

lemondedemma
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4 thoughts on “Elle me quitte

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