C’est pour avant-hier : dépassement de terme

lastone

Mes faons pailletés,

Bon nombre d’entre toi se demandent où je puise la force avec laquelle je serre les fesses si fort pour garder le Rôti au chaud. Je t’avoue, moi même, je ne le sais pas. L’entraînement les jours de rentrée et de gastro, sûrement.
Il faut dire aussi qu’il a une chambre quatre étoiles, avec jacuzzi, service d’étage et ambiance tamisée. Le tout sans dépenser un kopek, tu avoueras qu’il y en a qui se font pas chier. Faudra juste m’expliquer pourquoi on s’y sent bien en y faisant le poirier. Je crois que c’est le videur de l’entrée qui est un peu casse-couilles, aussi.

Le Rôti fait donc du rabe. Comme les deux précédents, tu me diras. Ceci dit, c’est pas donné à tout le monde d’entamer pour la troisième fois un dixième mois de grossesse, ni de répondre « Pour avant-hier » à la sempiternelle question du « C’est pour quand ? ». Alors, comme j’ai encore les mamelons frais et les nuits intactes, j’ai décidé de te faire un petit billet pour illustrer la fin de la grossesse.

Vois-tu, j’ai apprécié cette grossesse comme aucune des deux autres (merci le Dr M&M’s), malgré le mal de dos ravageur, les remontées acides entre 23h et 2h du mat’, le périnée farceur (atchoum !), l’élevage intensif de champignons vaginaux, l’aisance corporelle d’un rhinocéros paraplégique, et la rétention de Coca Zéro flotte (comment ça ? Quels Snickers ?). Aussi, d’après une étude très poussée, homologuée par moi-même, je découperai la fin de grossesse en quatre étapes.

Etape 1 : Tu souris bêtement

Ton ventre ferait pâlir de jalousie tout cachalot qui se respecte, mais tu es fière : pour cette grossesse, tes vergetures n’ont pas bougé d’un iota. Les gens te regardent avec tendresse, on sent que c’est pour bientôt. Ils sont vraiment mignons, les gens, ils te demandent avec de grands yeux pétillants : « C’est pour quand ? ». Tu as l’hormone au zénith de la mièvrerie, et tu leur réponds en leur donnant la date fatidique brandie par ton gynéco, tout en n’omettant pas de préciser que bien sûr, comme c’est le troisième, il sera là un peu avant (au fond de toi, tu penses BEAUCOUP avant, mais ne soyons pas trop présomptueuse). Tu parles de l’état de ton col de l’utérus à des inconnues, avec autant d’aisance que si tu parlais de la recette du pot-au-feu (avec des glaires et du bouchon muqueux dedans) (tu aimes la précision).
Tu pensais que tu avais le temps pour préparer la chambre du bébé, mais ta gynéco t’as quand même rappelée à l’ordre, étant donné que c’est le troisième, que Claudine est ouverte à 1 doigt (glamour), toussa toussa. Tu n’es qu’à sept mois et demi, et tu penses intérieurement accoucher sous trois semaines. Donc tu fais la chambre. On dirait Blanche-Neige sous GHB, mais tu t’en fous, tu vas accoucher très bientôt. Cette date butoir annoncée par les médecins te paraît tellement loin. Et dire que le 29 janvier, tu auras enfin ton Rôti dans les bras. Peut-être même qu’il fera ses nuits ! (love)

Etape 2 : Tu t’impatientes

Tu es dans ton neuvième mois, le dernier, celui dont personne ne va au bout. Les copines qui devaient accoucher aux mêmes dates que toi sont toutes en train de pondre les unes après les autres. Tu sens qu’il ne manque plus que toi, que c’est proche. Tu as limité tes déplacements. Imagine si tu perds les eaux à une heure de route, et que tu démoules dans la voiture ? L’angoisse. Tu vas à la maternité, au rendez-vous du neuvième mois, avec l’Homme et ses questions bizarres (« Sa tête va passer à travers ton OS du bassin !?! », troisième accouchement, sous vos applaudissements). La sage-femme palpe ton fondement vaginal, et te dit que Claudine n’a pas bougé, mais que comme c’est le troisième, c’est pour bientôt-bientôt.
Les gens te reposent la question : « C’est pour quand, DEJA ? ». Tu souris un peu moins fort qu’avant, mais tu leur redonnes la date (et les dernières infos sur Claudine).

A partir de là, chaque jour, les gens te poseront cette question. Les MEMES gens. A croire qu’ils sont amnésiques, ou complètement cons, ou qu’ils se foutent de ta gueule. Tes amis et ta famille t’appellent ou t’envoient trois sms par jour et par personne, officiellement pour « savoir s’ils n’auraient pas oublié un truc chez toi », « avoir des nouvelles des enfants », « te poser une question », « se tromper de numéro ». Officieusement, tu sens bien qu’une surveillance rapprochée s’est insidieusement mise en place autour de toi, et ça commence à te gonfler menu-menu. Tu préviens d’abord gentiment le petit monde que non, ils n’ont rien oublié, mais que tu n’es pas dupe du manège auquel ils jouent, et que le jour où tu auras démoulé, ils en seront les premiers avertis. Evidemment, tout le monde s’en fout. On passe quand même de trois à un sms par jour, SAUF qu’en réalité, un réseau parallèle s’est monté. Si jamais tu ne réponds pas dans la minute au premier sms, l’expéditeur appellera untel, en lui disant que tu n’as pas répondu, donc que tu dois être en train de pondre. Untel numéro deux t’enverra donc un sms à son tour : « t’as pas du sucre ? », et ainsi de suite. Tu prends donc le bouillon, et tu décides de renvoyer chier tout le monde, sans pincettes.

A côté de ça, tu réalises que c’est quand même la dernière fois de ta vie que tu es enceinte. La dernière fois que tu sentiras ses coups rien que pour toi. La dernière fois que le matin et le soir, en sortant de la douche, tu feras une inspection rapide de ce profil gargantuesque. La dernière fois que tu le caresseras ou que tu appuieras pour le faire descendre parce que dans les côtes, c’est un peu douloureux quand même. Bref, tout un tas de dernières fois auxquelles tu prends le temps de dire au revoir, sans regret aucun, en espérant juste ne rien oublier avec le temps. Séquence émotion, violons s’il vous plait.

Etape 3 : tu mords

Tu es dans LA semaine où tu es censée démouler. Tous les matins et tous les soirs, les parents de l’école de Coin-coin te scrutent du coin de l’œil. Tu deviendrais presque l’attraction principale du personnel, si seulement dans ton regard il n’y avait pas ce côté sabre laser. Car oui, à ce stade, tu as juste envie d’égorger  avec une lame de cutter rouillée toute personne mentionnant de près ou de loin ton démoulage. Parce qu’à partir de cette semaine, les gens se foutent ouvertement de toi. Ce qui peut donner lieu à des situations comme celles-ci (naturellement totalement imaginées pour les besoins de la prose) :

– Ben aloooors ? Toujours làààà ? T’as pas accouchéééé ?
– Si si, connasse, je l’ai démoulé y’a une semaine, il attend au congélateur dans le même tiroir que ses frères et sœurs.

Ou encore :

– Han mais t’es sûre qu’il n’y en a qu’un ? Je veux dire, t’as vu la taille de ton ventre ?
– Non, c’est une portée de huit, mais on n’a décidé de n’en garder qu’un. D’ailleurs, on va se retrouver un peu à court d’éther. T’aurais pas du curare ou des sacs plastiques ?

Ou enfin, plus récemment :

– Ohhh, c’est votre premier ?
– Non, c’est le troisième.
– Déjà ? Mais vous n’êtes pas un peu jeune ?
– Si. Mais j’y peux rien, j’ai toujours beaucoup trop aimé la bite.

A ce stade, ton accouchement te fait quand même encore flipper. Tu penses à des trucs pratiques, comme la probabilité important de démouler un étron en plus de ton Rôti. Tu sais que ça arrive à neuf femmes sur dix, que c’est normal, mais autant tu es prête à ce qu’un bataillon entier d’internes viennent caler leurs doigts frêles dans ta fouf, autant faire caca devant la sage-femme, ça te terrifie un chouia.
Comme tu en as marre, et que le Rôti est mûr, tu décides de commencer la fameuse tisane de feuilles de sauge, en complément de celle aux feuilles de framboisier. Ce qui donne des constatations étranges :

Capture

Tu passes aussi ton temps à poster des conneries sur la page Facebook, histoire de passer le temps. Les journées te semblent un peu longues. Comme cette gourde de Sainte Anne, tu poireautes, en te disant que si ça se trouve, dans deux heures, ça va commencer.

Et ça commence pas.

Etape 4 : tu pleures

Ca y est, on est le jour de la date buttoir. Rien de tout ce que tu fais ne marche. Tu as même la très nette sensation que plus tu en fais, moins tu as de contractions. Tu écumes tellement le net avec des recherches sur le déclenchement naturel de l’accouchement que tous tes liens sont violets. Evidemment, tout le monde aura un avis sur la question, et viendra te donner des conseils pour qu’enfin tu démoules. Sauf qu’évidemment, tu auras déjà tout tenté. Trois fois.
Tu viens de dépasser le terme, tu vas donc au rendez-vous fixé par la maternité. Là, la sage-femme (une bombasse) (ils font des castings dans cette maternité) t’a annoncée, le regard plein de compassion, que non seulement ton bébé était bien haut, mais que ton col n’était pas favorable à un décollement des membranes, acte salvateur de tes deux dernières grossesses. A partir de ce jour, tu as envie de t’asseoir, et de pleurer, jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose. Toute évocation de ta ponte fait monter directement le niveau de tes glandes lacrymales. Tu évites volontairement de regarder et d’adresser la parole à toute personne que tu croises à l’école de Numéro deux. Tes proches, qui maintenant ont compris que tu étais au bout du bout du rouleau, t’envoies quand même de petits sms mignons, en te disant qu’ils pensent à toi et qu’ils compatissent. Et à chaque réception, tu chouines.
Tu as bien intégré que tu allais sérieusement en chier pour le démoulage, mais les sage-femmes te trouvent « trop sympa » donc elles veulent toutes être là pour ta ponte. Elles sont mignonnes, elles te cachent pas que tu vas pleurer ta mère et vouloir te faire ligaturer tes trompes de salope, mais tu es prête et tu as une confiance aveugle en elles. Leur faire caca au nez ne te gène plus, tu es limite prête à leur moucheter le masque si tu n’as pas digéré tes dernières fajitas.
Mais rien ne vient.
Tu as déjà dit au revoir à ton gros ventre. Chaque journée semble durer une semaine. Tu essaies de t’occuper, mais le cœur n’y est pas. Tu ne penses pas spécialement à ton bébé, tu veux juste passer à l’étape d’après. Tu te dis que tu vas démouler une pomme de terre de 5 kg, poilue, fripée, avec des cheveux de métalleux et les ongles de Paris Hilton, MAIS C’EST PAS GRAVE.

Après avoir tout tenté, de guerre lasse, tu te prépares mentalement à un déclenchement chimique dans quelques jours, perspective qui ravive instantanément le débit lacrymal immédiat.

Il ne reste donc plus que les rites vaudous et la scarification périnéale au scalpel infecté.

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Edit du soir : Aujourd’hui, j’avais rendez-vous à la maternité pour mon deuxième rencard de dépassement de terme, et bonne nouvelle, mon col avait bougé, le bébé était engagé et la sage-femme a pu me faire le décollement de membranes ! Hier aprem, je suis allée chez l’ostéopathe pour aider un peu, et je crois bien que ça a marché. La sage-femme (hasard, c’est elle qui a fait naître Coin-coin) m’a dit que si ça marchait, je devrais commencer le travail dans les 24h. Si ça ne marche pas, on retente dimanche une dernière fois avant le déclenchement chimique de mardi. Mais elle croit dur comme fer que j’aurai démoulé avant. L’espoir renait, il est donc fort probable que ce billet soit le dernier publié avant l’arrivée du Rôti. Croisons les doigts tous ensemble pour que ça démarre cette nuit ou demain. Tout est prêt, on est dans les starting blocks.

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63 thoughts on “C’est pour avant-hier : dépassement de terme

  1. et ben voilà une nouvelle qu’elles est bonne! un bon vieux décollement et hOp! un roti en moins de deux! bon courage pour les prochaines heures!
    (pour ma n° 2 pour ce qui est du caca quand j’ai fais part de mon angoisse aux sage-femmes(trop canons ici aussi!c’est une condition pour le diplome même il me semble!) elles m’ont gentiment dit que c’était DEJA fait!!!
    ciao ciao!

    1. hin hin hin
      Pour l’instant, aucune contraction, mais pour les deux premier, il a fallu 9h pour que ça commence gentiment. J’attends de voir. Le Rôti a pris une position bizarre depuis. Il a changé de côté, il varie les plaisirs…
      Quant au caca, évidemment, on démoule TOUTES un étron sur la table ! Sauf que rares sont celles qui s’en rendent compte. Les sage-femmes ne font même pas attention à ça. Elles camouflent, pour la maman et le papa, et basta. Je vais néanmoins éviter les pruneaux ce week end.

    1. NE-VER ! C’est bien le seul truc que je ne tenterai pas ! Les aiguilles, c’est comme les serpents : plus c’est petit, plus c’est vicieux.

      1. Ha oui? ben comme c’est un des rares trucs que j’ai pas tenté (propes #1 décollement #2…),je suis prête à tout, et il paraît que ça marche du tonnerre de dieu! ha mais c’est vrai c’est plus la peine! congrats!

  2. Moi, je trouve que c’est mieux février, t’as bien fait d’attendre. Si j’étais toi, j’attendrais même le printemps, c’est vachement plus sympa pour promener son Rôti quand on est en congé mat !

  3. Ça y’est, t’es passée du Serpent au Cheval, tu m’étonnes que ça va être dur de le sortir ! Je comprends mieux tes activités Aqua-poney ! 😉

  4. T’as au moins cette chance, tu sais ce que c’est qu’une contraction. Moi j’ai eu 3 paupiettes et je ne sais toujours pas ce que c’est. Déclenchement par césarienne à chaque fois après terme. Heureusement sinon mes ados y seraient peut-être encore !

  5. MERCI pour cette séance de rire (désolée) et COURAGE pour l’attente. J’vais allumer une bougie pour que Sainte Rita te vienne en aide tiens.

    Puis ton lardon de cheval sera sans doute heureux d’être né en février, tu pourras pas lui faire le coup « d’un cadeau pour 2 occaz » fin décembre.

    Mon utérus vierge pense à toi, tout comme mon chat castré.
    Au plaisir de lire le déroulement du démoulage des deux cakes.

  6. Le rôti ça se sert le dimanche avec des frites et un éclair au chocolat.

    Sans déconner je pense bien à toi et j’espère que tout va bien se passer. Parce que tu me fais rire, tu es énorme. Oups. Nan, tu es géniale et j’ai hâte que tu ecrives à nouveau.
    J’ai le droit d’être cucul. C’est la tempête ici et je suis sous ma couette et j’ai envie de pleurer pour des raisons que je ne peux exposer.

    Je t’aime Chag.
    Démoule bien.

  7. Bon, aux grands maux les grands remèdes : je vais faire du reïki mental en me concentrant sur ta photo de Noël (très inspirante, la bedaine enguirlandée). Vas-y ma poule, nous on croise les doigts, toi t’écarte les jambes et fais péter le rôti…
    Des bisous pour la suite.

  8. Merci beaucoup pour tous vos petits mots. Pour de vrai ça me fait super plaisir. Vous êtes un peu mes Kleenex de ce matin pluvieux. Je vous kiffe ♥.
    You rock, les gars.

  9. Bon Chag, ça va, arrête de serrer les fesses maintenant.
    Préviens qu’on t’aide à pousser.
    Une caresse au petit rôti (emballé ou non).
    Douces bisettes ma grande

  10. Ma puce est née à j-1 et la sage femme m’a dit que si le premier naissait à terme ce serait pareil pour toutes les autres grossesses… Mon deuxième est arrivé à J + 1 ( et je confirme, passé le J grosse déprime et pleurs inexpliqués…) et mon troisième est arrivé à J. Tout ça pour dire que c’était sur qu’il n’arriverait pas en avance ton rôti !
    Allez tu es quand même plus proche de la rencontre que de la conception 😉

  11. « Les bonnes nouvelles sont qu’il ya des façons de provoquer l’accouchement naturellement, sans avoir à passer par l’induction du travail médical. Pour énumérer certains égards, il existe des techniques de visualisation, la méditation, l’affirmation, l’acupression du travail, les herbes et les remèdes homéopathiques, aromathérapie, l’huile de ricin, d’onagre et de thés rouges framboise, massages du ventre, la stimulation du mamelon, le sexe et l’orgasme, et bien sûr, de l’exercice. »

    T’as essayé la stimulation du mamelon ?

  12. Je vous (te) lis depuis un bon moment mais ne commente jamais (mon côté « timide » peut-être ?) je deviens toute chose quand il s’agit d’arrivée de bébé, surtout quand elle se fait désirer. Alors juste un ptit mot pour t’envoyer tout plein d’ondes positives pour que Mr Le Rôti se décide très très très vite à pointer le bout de son nez.

    J’ajoute que comme Céline, l’offrande home made tant redoutée était déjà déposer quand je m’en suis inquiétée (oups !) pour mademoiselle3.

    Courage ! et bonne rencontre avec bébé

  13. Vécu.
    Trois fois-z-aussi.
    Tout essayé-z-aussi.
    Un déclenchement sur les trois.
    Juste envie d’hiberner en attendant la fin de cuisson.
    Et plus qu’un seul souhait comme un mantra, toute la (les !!b’del!!) journée(s): « si possible un rôti pas tout cramé et un four réutilisable. » Merci.
    Nan, mais sérieux, à 21 ans, ils nous feront le même coup ou bien?

  14. Je ris encore du lamantin…
    Quelle pression! (et du corps médical…)l’heure c’est l’heure!
    Et si BB fignolait sa sortie,attendait la bonne marée ,plus calme?-les mystères de Dame Natüüüre…
    Tant qu’il n’y a pas souffrance foetale,Patience et RELAXATION…la peur ça resserre,aies Confiance!!
    Et pleures tout ton saoûl, tu feras moins pipi !(dixit la sagesse populaire)
    Je sais le conseil est facile mais l’art est difficile…c’est juste un encouragement ,version Zen, Õmmmmmmmmeuh!
    Elle est jolie ta planète constellée!…qui va muter en papillon ♥…
    Toute avec toi !☼
    *

  15. « Deux grelots, à Bordeaux… Et un troisième au four jusqu’à fin janvier », de l’optimisme jusque dans la présentation de la rédactrice. 😉

    Peut-on supposer que l’absence de réponse à commentaire depuis le 1er février 10h est due à un heureux événement ?

  16. C’est bien aussi le 02/02. Le Rôti n’hésitera pas quand on lui demandera son chiffre porte-bonheur. Et pas de prise de tête pour son gâteau d’anniversaire, ça sera toujours des crêpes.

  17. Sinon ton congé mat (plus long pour un troisième) il va aller jusqu’à la fin de l’année scolaire comme ça ? Bonjour, je suis l’Optimisme

  18. Héhé, alors non, je ne suis pas en train de démouler ! D’ailleurs, je n’ai pas l’ombre d’une contraction. J’ai rencard à la maternité cet aprem pour un contrôle, un re-décollement, et du coup causer du déclenchement chimique-caca-berk. J’ai rendez-vous en salles de naissance, je vais entendre mes congénères démouler, et qui sait, le Rôti entendra peut-être aussi ses semblables plus ponctuels. Je vais essayer de repousser le déclenchement à mercredi, on va bien voir.

    Ah et oui, normalement, je ne reprends qu’en septembre (ou novembre, parti comme c’est)

  19. Punaise, je ne suis qu’admiration!!!!
    J’en suis à 7 mois et demi et je n’ai déjà qu’une hâte : qu’on me rende l’usage exclusif de mon corps, j’en peux plus d’étouffer des que j’essaye de m’allonger, de la sciatique, de me traîner comme une merde…
    Bref, je croise les doigts pour que le Rôti et toi évitiez le déclenchement. Plus que 2 jours max, c’est fou non?

  20. Le mien a donc précédé le tien (cela dit j’ai eu droit au déclenchement vu que j’avais perdu les eaux et que le travail tardait). Nous ne nous croiserons pas dans la salle petit-déjeuner (cela m’a beaucoup amusé, chacune avec son petit landau transparent sur roulettes, on se croirait au supermarché avec des caddies) ! J’espère que tout se passera au mieux pour toi.

  21. Bon, allez ma gro …. grande ! on est toutes avec toi ! Démoule BORDEL !!!!!!!!!!!!!
    On est le matin du 3, là …. Dizy qu’il range sa chambre avant de sortir et hop !
    Je t’embrasse en tous cas … Courage !

  22. Allez Chag courage ! On est tous avec toi, tout ce monde, ça va pousser comme sur des roulettes, cette affaire… Tu vois le bout du tunnel (enfin le roti surtout) ! Bisouilles

  23. Ben moi, on m’a déclenché à 2 jours du terme pour n°2 (pcq ma copine gynéco était de garde ce jour là et que c’était un vendredi et que ma mère pouvait aller chercher n°1, Bref, que pour de bonnes raisons !!!)

    Et en fait, le déclenchement aux ocytocynes ce n’est rien du tout ! Ca rend le travail + douloureux uniquement aux femmes qui sont encore relativement loin du terme. Mais qd tu es à terme, c’est kif kif que déclenchement naturel.
    Et pour le timing pareil : on m’a piqué à 14h et mon petit Prince (c’est pas son prénom hein !) est arrivé à 20h20… EASY
    Alors même si tu dois en passer par là, nos soucy c’est tout pareil que sans piqûre…
    Courage tout de même pour cette dernière ligne droite !
    Bisettes

    1. Oh ! Un commentaire positif sur le déclenchement ! Bon, je suppose que toi, tu as eu droit à la péri… J’espère que ce sera rapide, et que je saurai gérer la douleur au mieux ! Du coup, notre projet de naissance passe en partie à la trappe. Il reste encore cette nuit, mais bon, je n’y crois plus trop…

      Quoi qu’il en soit, demain ou après-demain, je vous tiendrai au courant de l’arrivée du rôti-confit.

  24. Juste pour te dire que parfois le déclenchement ça marche du tonnerre. J’ai vécu ma deuxième grossesse en parallèle à la tienne. Fissure de la poche des eaux, déclenchée à 20h, bébée dans les bras à 22h30, je n’en revenais pas et le personnel de la maternité non plus. trop rapide pour que la péridurale soit efficace, super intense mais j’ai à peine eu le temps de réaliser. pleins de pensées.

  25. Oh oh ! plus de nouvelles de Chag depuis le soir du 3, et nous sommes le 5 … Mon esprit extrêmement sagace en déduit qu’il y a du démoulage dans l’air !

  26. C’est donc Oui ! je suppose (?)
    Alors Bravo! et félicitations !!
    Pas eu trop mal Chag?,j’espère…
    Plein de bonnes fées sur le berceau ,et sur la famille aussi !

    Et maintenant le Rôti, re-nommé par tes soins,sera aussi renommé que Bulle et Coincoin (so famous!)… : )
    *

  27. Merci pour ce fou rire! Je suis à J+3. Deuxième dépassement de terme. On ne s’y fait pas. Mais je me sens moins seule d’un coup!

  28. Tu m’as bien fait rire avec ce post et les commentaires. Je n’en suis qu’à la phase 3 mais ne vais pas tarder à entamer la 4 dans les jours qui arrivent. C’est réconfortant de voir que nous sommes beaucoup à être passé par là. J’espère que tout va au mieux pour toi et ta famille.

  29. J’ai l’impression que ton récit est le mien!!! Je suis à 3 jours de mon terme et rien! Pas une contraction!! Ce satané bouchon muqueux toujours a sa place! J’ai beau tout essayer, marche intense, ménage, câlins sous la couette au taquet mais rien!!!! Le rôti n’est pas encore cuit ou bien???!!!

  30. Bonjour,

    L’article date un peu, mais MERCI ! Je suis à J-2 et j’ai déjà ecumé tous les forums… Un peu de rire au milieu de tout ce désespoir, ça fait vraiment du bien, et ton article correspond absolument parfaitement à tout ce que je vis ! Classe ! 😉

  31. Merci pour cet article, je m’y retrouve complètement ! Rdv a la mater aujourd’hui car je suis à terme et bebe haut, col fermé « vous pouvez faire un décollement ?! » « Ah bah non madame avec un col comme ça c’est pas possible, il faut revenir dans 2 jours… » Grrrrrrr
    Et je rajouterai un détail…. L’attitude de l’homme devant ton désarroi qui te dit « ça va venir »  » ben oui ça va venir je vais pas avoir la gestation d’une baleine non plus mais là j’en peux plus !!!! »

  32. Bientôt 2h du mat et je pleure de rire toute seule dans mon lit.
    Exactement ce que je vis alors qu’un aad était au programme.
    Manque les vins de copains sans gosse ni meuf qui te font flipper du genre «doit y avoir un souci, zavez pas peur ?… moi à votre place…» ou les plus vieilles qui te raconte leur grossesse qui a fini par un mort né.
    Zen
    J oublié pas le pote dépressif qui t’offre le cadeau de naissance la veille au soir du terme parce qu’il va lui arriver un truc dans la nuit il le sent.
    Et ton mec qui pète un câble de stress et te devient l’objet le plus encombrant et inutile de la maison.

    Je suis près devant ton blog.
    Merci pour ce moment !

  33. Non seulement je me suis marrée comme une loutre sous protoxyde d’azote ( puisque j’ai vécu le même enfer…A DPA+6jours – le 6 est très important – j’avais juste envie de décéder )(limite je dansais la macarena en arrivant aux urgences pour mon déclenchement tellement j’avais hâte que le rôti déboule enfin ), mais tu m’as collé les miquettes sévère : LaLutine est mon premier enfant, et je m’imagine déjà à J+20 pour le second.
    Je vais me faire ligaturer les trompes, je reviens, bisous.

  34. Bon pour de vrai les filles quand on déclenche ça fait plus mal ? Je suis déjà traumatisée de mon premier, j’avais anticipé sage femme hypnotiseur à l’hôpital, préparation à l’accouchement, psychologue… Pour mon premier j’avais accouché 11jours avant terme et là je le dépasse mercredi sachant que j’ai quand même pas arrêtée de voyager: voiture,balades, ménage, danse du ventre! Et rien. Ils pensent que je me bloque. Peut être mais je flippe et je peux pas faire plus que ce que j’ai fait ! Mon premier accouchement à été un lâchage des sages femmes envers moi: j’étais douillette, je voulais contrôler ma vie, je me disais mal la péridurale… Résultat hyperactifs contractée à la délivrance. Ventouse et on m’a appuyé sur le ventre. Je trouvais plus d’air bref.. Donc j’ai peur !!!

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