De l’impuissance météorologique

viet nam

Mes gnous pailletés,

Déjà, je te vois venir. Nuages, impuissance, toussa toussa. Je te rassure, l’Homme va bien, on s’entraîne pour le 4000 mètres brouette sans escale.

Mais venons-en à nos cunnilingus cumulonimbus.

Quoi de plus chiantissime que la météo, hein ? « C’est pour ça que cette greluche a décidé d’en faire un article… » (je t’entends). Hé oui, car comme je te le disais dernièrement, trop d’article tue l’article, et là, mon ciboulot est dans le couloir de la mort. Je me contente donc du minimum légal, c’est-à-dire de météo (c’est mon côté boulangère).

(Taggle).

Tout ceci est relativement paradoxal puisque je me contrefiche de cette histoire de météo comme de ma première clé à pipe. Enfin, plus exactement, jusqu’à aujourd’hui, je n’en avais donc rien à carrer de cette histoire d’anticyclone des Açores de mon ful. Jamais je ne regardais la météo, d’abord parce qu’il n’y a que sur Canal que Miss météo est funky (Catherine Laborde et Alain Gillot-Pétré dans un porno, et tu pries pour un cataclysme) (je sais, il est mort), et d’autre part, parce que franchement, qu’est-ce que ça change ? Hein, je te le demande ? Hé ben oui, rien.  S’il y a bien une chose sur laquelle on ne pourra jamais rien, c’est bien le temps qu’il fait (avec une phrase comme ça, je me rapproche du Pullizer, je sens).

Avant l’ère bénie des smartphones, je pensais que les prévisions météo étaient très liées à l’âge, connaissant ainsi leur apogée à partir de la cinquantaine. Chez mes grands-parents, à 20h30, on allumait TF1. Peu importe le sujet de conversation entamé, dès le générique, il fallait surtout la fermer rapidement. On entendait donc les mouches péter, mais pas longtemps. Car mon grand-père, télécommande vissée dans la main droite, faisait cracher les hauts-parleurs de la télé à ce moment précis. On connaissait donc la météo et la Saint Glinglin du lendemain, en perdant trois dixièmes d’audition à chaque fois.

Depuis, on a inventé les applications. Plus ou moins merdiques, d’ailleurs. Toujours est-il que chaque débile smartphoné peut consulter la météo n’importe où et n’importe quand. Certains consanguins regardent donc trois cents fois la météo sur leur portable. Surtout les jours de pluie, en fait. Tu remarqueras que lorsqu’on annonce de la flotte, y’a toujours des neuneus, comme ma copine Britney par exemple (je ne t’en ai jamais parlé ?) (c’est parce qu’elle n’est pas très fut-fut) pour te dire « Nan mais attends, à la météo, ils se trompent tout le temps, d’façon ». Ces mêmes neuneus, en revanche, ont un indice de confiance de 5/5 lorsqu’on annonce du sunshine. Si les peuples déifiaient le soleil, c’était pas pour des prunes.

Mon application, à moi (oui oh ça va), donne la météo à l’heure près. Un truc de taré. A l’école, je suis donc la Evelyne Dhéliat de la flotte pour les collègues qui font EPS (on ne dit plus « sport ») (je sais pas pourquoi). Au moindre nuage, chacun vient donc me demander régulièrement : « Euh, j’ai EPS entre 15h30 et 17h, il va pleuvoir ? ». Est-ce que j’ai une gueule de grenouille ? connard

Mais ça, c’était avant.

Avant qu’on se prenne sur la tronche l’équivalent d’une mousson de six mois, version Asie du Sud Est. De la flotte dans ta face, à n’en plus finir. Acheter une paire de pompes d’hiver, alors qu’on est en avril. Des idées de balades avortées. Les grosses chaussettes sexy du soir (WTF ?) toujours à portée de main. Et l’envie de s’acheter un Calendrier de l’Avent Kinder. Je faisais, jusqu’à il y a peu, partie de ceux qui se sentent des ailes en imaginant les nappes phréatiques se remplir à foison lorsqu’il pleut. Là, je conchie toute idée de nappe phréatique. Je leur pisse à la raie. J’en ai plein le cul de ce temps de MEEEEERRRDDEUUUUHH ! Je veux des soirées en ville (et en tee), des barbeuks, des sandales, des petites robes, des coups de soleil, du sable entre mes orteils, l’obligation de cabaner les contre-vents pour garder la fraîcheur (spéciale kassdédi à D.), bref, je veux de la mer, du sexe et du soleil (Jane ?)

Mais je vais mieux : j’ai checké mon appli météo hier, ce matin, à midi et cet aprem, et la semaine prochaine, on devrait avoir un peu de printemps. Du coup, avec Britney, on va se faire les ongles des pieds, et y’a du boulot (elle est Médocaine). On est comme ça, nous. De vraies cagoles des Açores.

 .

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PS : La photo a été faite à Nha Trang, au Vietnam, pour le nouvel an chinois de 2007. Mon unique voyage aéroporté, et donc le meilleur. Depuis, j’ai refait de jolies photos, mais celle-ci faisait partie de mes premières et si maintenant je ne la trouve pas si formidable, je l’aime d’amour, sans que je ne sache trop pourquoi. Ah si, parce que là-bas, il y avait du SOLEIL, bordel de cul (en plus des odeurs de poissons crevés) !

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9 thoughts on “De l’impuissance météorologique

  1. Un pti week end prolongé en Bretonie ? Parce que oui, ici, il fait SUPER BEAU !!!! Même si tous les matins mon connard de smartphone me dit qu’il pleut… et Miss Canal aussi d’ailleurs. (sont cons aussi, y a qu’à regarder par la fenêtre 😮 )

    1. Je serai bien venue en Bretonie rennoise, mais ça y est, il fait wonderful dewors. Et puis l’Homme bosse et j’ai les grelots.

  2. Toutes les fenêtres ouvertes, obligés de mettre les volets côté soleil, les petits oiseaux, l’aubépine qui sent bon, les chats tout raplaplas au soleil, enfin, enfin…
    Un truc tout bête : pouvoir étendre le linge dehors.

  3. Voui, j’ai remarqué, mais je me demandais si c’était vraiment vraiment pour moi. Très plaisir, car à chaque fois j’ai des souvenirs d’enfance qui remontent. Dans le mille !

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