Sa première surprise party

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(la chanson dans la tête, c’est cadeau)

Mes pangolins téméraires,

Aujourd’hui, ou plutôt mercredi dernier, Bulle nous a annoncé une information capitale, balancée entre le Chaussée aux Moines et le Mamie Nova : « Au fait, samedi, je vais à la fête d’anniv’ d’une pote de théâtre ».

Si toi aussi, l’absence de forme interrogative t’a interpellée, gimme five.

Cette enfant est d’une désinvolture effrayante, voilà que maintenant, sous prétexte de tétons qui pointent, elle se booke des aprem, sans même demander, avec d’autres ados dont je ne connais ni le métier des parents, ni la moyenne générale. Où va la jeunesse, je te le demande.

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Toi aussi, porte ton bébé sans les bras

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Mes marsupiaux,

Aujourd’hui, je vais t’expliquer un truc hypra-révolutionnaire : de nos jours, tu peux, en même temps, porter ton bébé ET te faire les ongles/te curer les deux narines/te gratter l’épisiotomie/préparer un bœuf bourguignon. Car oui, jeune parturiente cernée, sache que tu peux porter ton bébé SANS LES BRAS.

On applaudit (du coup, on peut).

Nul besoin de te prendre pour une chatte partant en goguette avec la nuque de son chaton entre les dents, puisqu’il existe – tiens toi bien – un accessoire appelé le « porte-bébé ». Laisse moi te dire que le gonze qui a chié la dénomination du biniou ne devait pas être du genre bout-en-train de soirée. Mais passons.

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L’adieu aux licornichons

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Mes veaux goulus,

Aujourd’hui, pour changer, nous allons parler de mes seins. S’ils étaient gargantuesques à la belle époque, sache qu’ils ne sont plus ce qu’ils étaient. Assieds-toi, ce que je vais t’annoncer est rude. Depuis environ un mois, je ne licornichonne plus (et donc, Thelma et Louise ont retrouvé leur taille initiale, les hyènes). Mes licornichons ne sont plus.

Mon tout dernier allaitement a donc pris fin. Et si je le dis avec une pointe d’humour aujourd’hui, la transition n’a pas vraiment été facile pour moi. Car bien que je ne m’étais fixée aucune date de fin, c’est bien Paupiette qui a décidé que maintenant, merci bien Maman, range tes nib’, je suis une grande fille. J’avais vaincu chaque poussée de croissance, deux mastites et un abcès mammaire, et il aura fallu quelques petites semaines pour sonner la fin de la récré. J’aurais voulu l’allaiter plus longtemps. J’aurais simplement voulu que ce soit moi qui décide que c’était fini.

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Les Robert dans la Voie Lactée

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Mes murènes unijambistes,

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de comment je cultive bien la cervelle de mes grelots. Avec du bon engrais home made de chez Mousseline et du terreau bio de chez Kellogg’s , mais pas que. Car vois-tu, mon état de transmetteuse de savoir (je suis Aristote) (mais avec de plus gros seins) me confère cette faculté terriblement soporifique de vouloir absolument faire découvrir des choses intelligentes à mes gosses. Le sport est ainsi exclu d’office (on a dit des choses « intelligentes »), je laisse donc ce pan éducatif à l’Homme, qui prend un plaisir non dissimulé à parfaire l’éducation sportive de nos enfants à base de catch sur lit, bataille de polochons, piquets dos au mur, enchaînements au bambou (?) ou encore combats d’épées en bois.

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Ce matin, un lapin

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Mes méduses nacrées,

Aujourd’hui, je vais tenter de te raconter un matin typique de chez nous, quand tout le monde commence à 9h. En ce moment, je suis en congé maternité, mais au final, même quand je bosse, ça ressemble à peu près à ça, il faut juste tout reculer d’une heure.

7h01 : Bulle déboule dans notre chambre. C’est un scandale : son père (le préposé du matin) a une minute de retard. Ce qu’elle ne manque pas de lui faire remarquer par un sempiternel : « Pa-pa ! C’est l’heure-euh ! Lève-toi, on va être en retard ! Bon, je vais me doucher ! ». Je fais mine de ne pas avoir entendu.

7h05 : Péniblement, l’Homme émerge, me passe sur le corps (au sens propre) pour sortir du lit. Je fais toujours hyper bien la fille qui dort (rappelle toi, je suis ultra entraînée), mais je jette quand même toujours un coup d’œil furtif sur sa bosse matinale (oh, CA VA).

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Les voyages scolaires, ou le silence retrouvé

coincoin bateau

Mes phoquons (les bébés du phoque),

Comme le disait si justement cette poétesse disparue de Desireless : « Les voyages forment la jeunesse, plus loin que la nuit et le jour » (à deux ou trois détails près). Je me permettrai simplement de rajouter que, par la même occasion, ils œuvrent aussi pour la paix temporaire des ménages et la régénération des cils auditifs parentaux.

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Et ce sera la dernière

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Mes gnocchis,

Avec l’Homme, on est donc enfin tombés d’accord : la Paupiette, ce sera la dernière. Ce consensus n’était pas gagné d’avance, puisqu’on n’était jamais vraiment raccord au niveau du nombre (lui voulait une équipe de foot, et moi plutôt une équipe d’échecs, si tu vois ce que je veux dire). Là, c’est bon. Et c’est pas rien. Pour te dire, la dernière fois qu’on était d’accord, ça devait être en 2009, à propos du nappage des Sundaes M&M’s (la vie est faite de choix cornéliens).

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Man vs wild, ou la complainte de l’Homme enrhumé

man vs wild

L’Homme est petit, mais l’Homme est fort.

L’Homme fait des arts martiaux avec des chinoiseries de ninja dedans, il lit des Comics et des mangas avec des gens qui se tapent dessus très fort, il écoute de la musique de chevelus qui font beaucoup de bruit, il regarde du Free fight avec du sang à la télé du dimanche soir, il dit aux grelots que c’est le plus fort des papas, il aime quand je fais semblant de ne pas arriver à ouvrir un pot de confiture, il possède un couteau népalais, des sabres chinois et vietnamien, et même l’épée squelette de Conan le barbare.

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