Bilbao

pieds

Départ  : 11 août 2009, 6h. Retour : 13 août 2009, soirée. Arrivée : Bilbao.

Encore moult péripéties pour la tribu… Tout d’abord, merci au photographe automatique de Laboueyre, qui a eu l’audace de prendre une photo (floue en plus) à 45€ et un point de permis, alors que je roulais à 102, ayant peur de dépasser les 110 (euh ben là, sur 2km, contrairement aux 300 autres, c’est 90… et bim). A l’aller, on notera un détour par cette chère « mamie Toinette » pour déposer la C3 qui n’aime que l’air français (raciste). Deux voitures pour 3 vacanciers, le séjour s’annonçait écolo… Un petit déjeuner Chocolatines-Pago sur les rochers de Biarritz où les nageurs n’ont même pas peur des requins, et l’Espagne était à nous.

Pas de réservation et seulement 3 campings sur un rayon de 50km… Des paysages à couper le souffle, mais des virages, des virages, et encore des virages. J’avais une trouille bleue sur mon siège, à me demander s’il vallait mieux se manger une voiture arrivée en sens inverse, ou directement chuter dans le ravin… Et skritch, ma plaque de Picasso qui raclait les dos d’âne (« school, offenthru »). Après un détour de plusieurs heures le ventre vide (complet, full, compledo…), enfin un camping avec un emplacement (minuscule) de libre pour nous. Heureusement, sinon pas de douche et camping sauvage. Enfin… » Camping »… Ledit « camping » se serait plus apparenté, selon moi, à un camp gitan assez bien organisé… M’enfin bon, on pouvait au moins se laver, ce qui, après nos longues journées, n’était pas du luxe.

Un petite balade de Bilbao s’imposa. La gare et son vitrail énorme, ainsi que ses voies au premier étage (??), fut le lieu de notre premier pas dans la ville. On avait prévu large pour la visite… On n’aurait pas dû. Le centre de Bilbao se fait en 2h, à pied. Pas très jolie comme ville, à part quelques petites rues, vraiment pas folichon. En extérieur de la ville, quand on passe sur l’autoroute, on peut voir tout un tas d’usines vomissant des fumées de toutes les couleurs (ils doivent faire des bébés mutants là-bas, je suis sûre que le FBI les planque), le tout dans le plus gigantesque labyrinthe de tuyaux. Impressionnant. Laid à mourir, mais impressionnant. Bon enfin après cette balade courte mais intense, le pique-nique devant le Guggenheim pouvait commencer. Et puis il y avait ce pont splendide, fait par le même type qui a pondu l’aéroport en forme de piaf (oui, je sais Azlan, je ne retiens rien). Superbe. On se serait cru sur un squelette d’animal millénaire. Il était très bien mis en valeur, ce qui inspira à Azlan et Cak une séance photo mémorable.  Qui l’eut cru, nous avons squaté un endroit tout plein de mâles en rut qui faisaient des allers-retours incessants devant nous, avec un regard approfondi sur notre cher Azlan… Et oui, sans le vouloir, nous avons trouvé l’équivalent (en un peu moins trash), de nos terrasses de Mériadeck. Graou. La soirée s’est poursuivie par un détour dans la plus grande aire de jeux pour enfants que j’ai jamais vue. Des filets partout, des trucs qui tournent, qui rebondissent… C’était génial, mais on était fatigués, il nous tardait de sauter dans le métro pour récupérer la voiture et rentrer fissa au camping…

A noter pour les futurs touristes de Bilbao : le métro ferme, le mardi, a 23h, et non à 2h du matin… Auquel cas, vous devrez marcher longtemps (très très) pour retrouver votre voiture, à vol d’oiseau et sans carte,  limite à chercher la mousse sur le tronc des arbres pour se repérer. Puis, fatigués, un peu découragés devant tant de route mais encore optimistes, vous devrez arpenter les rues sombres et peuplées de SDF qui toussent quand il faut pas, et vous découvrirez aussi sous des ponts des giclures de sang. Exotique. Et puis, dépités et objectifs sur vos chances de retrouver votre carrosse par vos menus moyens, vous devrez trouver un taxi, à 1h30 qui vous ramènera enfin à votre voiture. Enfin, vous vous lamenterez car pour sortir votre auto du parking relais, il vous fallait votre billet de métro composté deux fois, et vous, comme le métro est fermé depuis des lustres, vous ne l’avez composté qu’une misérable fois. Vous tenterez donc de soulever la barrière du parking, qui ne bougera pas d’un poil de cul de mouche. Et, enfin, vous déciderez qu’une Picasso n’a rien à envier à un Porsche Cayenne, et vous franchirez avec beaucoup d’élan deux trottoirs consécutifs, le tout  sous l’oeil des caméras de surveillance et dans l’odeur de moteur surchauffé. Ahhh… L’aventure, la vraie! Pour finir, longtemps plus tard, vous retrouverez votre matelas gonflable bien évidemment dégonflé, parce que l’ Espagne, c’est encore plus authentique quand on dort à même le sol pentu. Alors oui, vraiment, notez-le bien, le mardi, le métro ferme à 23h, et non à 2h du matin…

Le lendemain, c’était journée Guggenheim. Génialissime. Sous les yeux d’un Puppi en fleurs en plus. Vive l’audioguide, les artistes aux noms qu’on retient pas (avec des « a » dedans, et puis y’avait le pote de Mulan qui a fait des trucs extra avec de la poudre à canon). Ayant bien intégré (il vaut mieux tard que jamais), les horaires du métro, on pensait que plus rien ne nous arriverait… En effet. Excepté à 100m du camping, où un barrage de flics espagnols, en cagoule et Kalach, nous a demandé de nous garer (enfin, pas exactement, mais on n’abla no muy bien l’espagnola, surtout sous la pression). La luz! La luz! On a échappé dieu sait comment à la fouille au corps « approfondie ».  Petite frayeur du soir, ça aurait été trop monotone autrement.

Les repas étaient simples : beignets le matin, hamburger le midi (enfin vers 16h) et grignotage le soir en face du musée, accompagné de sangria Don Simon. Pas très frugal au final, mais j’ai réussi à perdre 2kg en 3 jours. Je pense y revenir, donc, disons 5 ou 6 semaines.

Après le pliage des tentes, on est repartis, fatigués.

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Sur le chemin du retour, on a décidé d’aller se baigner pour clôturer notre séjour espagnolesque…

Pourquoi, oui, pourquoi aller se baigner sur une plage de sable fin facile d’accès, quand on peut aller sur un petit bout de sable tout rikiki, en bas d’une falaise, que dis-je, d’un gouffre, d’un précipice ? Je cherche encore la réponse…

Le paradis diront certains, l’enfer réincarné pour moi. De l’eau certes, mais aussi et surtout, tout un tas de rochers tranchants, glissants, coupants et très méchants affleurant la surface de l’eau. Des ennemis invisibles aussi, anémones de mer venimeuses ne se soumettant qu’à un pipi salvateur qui ne venait décidément pas. Et puis surtout, une falaise. Une énoooooooorme falaise, à en faire pâlir ses homologues bretonnes et corses. Mais à mon grand damne, impossible n’est pas Azlan, ni Cak. Et après la falaise, des mètres et des mètres de gros rochers. « Euh oui d’accord, ben moi je reste là, hein, pour garder la voiture on va dire… » « Non tu n’as pas compris Chag, tu DESCENDS avec nous! » « Euh… non mais là j’peux vraiment pas, j’ai piscine et en plus j’ai mes ragnes… » « TU VIIIIIENS! »…  J’ai cru mourir sur chaque rocher, à l’aller comme au retour, tout ça pour un pique-nique de 20 minutes. En tong (trop grandes) en plus, car c’est bien connu, rien de mieux qu’une bonne paire de tong pour faire de l’escalade ! Évidemment, j’ai glissé, évidemment je suis tombée, évidemment j’avais la moitié de la jambe arrachée, évidemment j’ai cru que j’allais mourir là et qu’on retrouverait mon corps avec la marée… Finalement, on a bien fini par revenir à la voiture, en entier, en maillot, je tremblais comme s’il faisait moins trente, ma blessure de guerre ensanglantée même pas arborée fièrement…

A noter pour la prochaine fois : ne pas se laisser embarquer. La mer, elle est encore plusss belle d’en haut.

Petite vue de la micro-plage… depuis le hauuuuuuut de la falaise abrupte et sans merci ! Quelques photos (qui ne font pas assez ressentir le côté abrupt selon moi, mais bon), pour nous comprendre un peu plus, ma jambe et moi…

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3 thoughts on “Bilbao

  1. « magnifique compte-rendu, je m’y retrouve tout à fait » gaston Lagaffe, « Sud Ouest », 5 septembre 2009
    « Scandaleux, rrrrétrrrrogrrrrade, donne une vision tout à fait érrrrrronnée de notrrrrre beau Pays Basque. Une hhhhhhonte, kauendios », Peio Alizagaray abartzalbeldi aintciart (Bilbao)
    « Merci. grâce à votre diversion de mardi soir, notre commando a pu sortir sans encombre de Bilbao, la police basque étant trop occupée à essuyer ses larmes de rire pour surveiller les autres aires de stationnement », F. I., appareil logistique d’ETA.
    « alors, il est pas beau ce pays ? », Muriel, maîtresse en pré-retraite.

  2. Bon aprés une petite lecture malheureusement aucune anecdote vraiment interessante à rajouter sur ce sujet important j’entends bien sur la défécationnnnnnnnnn (accent allemand et figure crispée)par contre hier soir un KFC merveilleux et ce matin la conséquence pile 24h plus tard contorsion et regret de ce niveau de connerie qui me pousse à passer de riche heure sur le siège.

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