Accouchement : le jour où j’ai démoulé la Paupiette

soleilzelie4

Mardi 4 février 2014.

J’ai TOUT essayé. Tout.
Tout est fini entre nous ce qui est consigné religieusement sur les forums Doctissimo. J’ai tellement tout lu et relu que je pourrais te donner les pseudos des grognasses qui ont lancé des discussions sur le déclenchement naturel de l’accouchement. J’ai même pris un abonnement à la maternité pour me faire décoller les membranes, comme d’autres vont chercher leur pain. Tout le staff des sages-femmes est entré dans ma grotte, deux doigts en avant, et m’a décollé ces putains de membranes au moins jusqu’à la glotte. La semaine précédente, j’avais pourtant perdu le fameux bouchon muqueux, signe d’un accouchement IMMINENT (il se peut aussi que d’égarement, j’ai envoyé la photo de la chose à mon meilleur ami) (ben quoi, il est prof de SVT et gay, il n’en verra donc jamais). Mais malgré tout, pas l’ombre d’une contractiounette.
Nous voilà donc le jour tant redouté, celui du dépassement de terme de six jours, pour un déclenchement chimique. En secret, j’espère repousser la chose de 24 heures, histoire de laisser une dernière chance au Rôti (je l’ai menacé : soit il sort, soit je lui fais écouter du Christophe Maé).

7h35 : Les valises sont dans le coffre de la voiture, mais on ne les a pas sorties, faudrait pas que ça nous porte la guigne. L’Homme s’est fait beau, au cas où (pour le démoulage de Bulle, il était tellement mal sapé qu’on aurait dit un immigré roumain qui aurait perdu son feu rouge). On est dans le sas d’attente, sorte de bouchon muqueux entre ton stade de femme enceinte (salle d’attente) et de guenon vulgaire (salle d’accouchement).

8h02 : Une sage-femme arrive, celle-là même qui m’a fait le décollement de membranes « le plus profond de toute sa carrière » (je te laisse tout le loisir d’imaginer cette scène) (t’as déjà vu l’insémination artificielle d’une génisse ?). Elle s’appelle Laurence, et se range de mon côté pour plaider ma cause auprès du médecin de garde (je l’aime déjà).

8h13 : Monitoring de routine (calme plat), tentative d’échographie. Elle ne trouve pas de cuvette, il se pourrait que le Rôti n’ait plus assez d’eau dans son bain. Bordel, je commence à intégrer que c’est probablement pour aujourd’hui (j’ai bien fait de me raser harmonieusement le triangle isocèle). Elle fait venir l’obstétricien de garde.

8h15 : J’essaie de me souvenir à quand remonte mon dernier bol de tisane de feuilles de framboisier. La veille au soir ? Ok, c’est bon, fais venir ton toubib, mon utérus et moi, on est parés à bloc. Ma main à couper que le liquide amniotique sent la sauge et la framboise.

8h36 : L’obstétricienne arrive. Un mètre quatre-vingts, blonde, taille 36, super lookée, une voix douce… Je la déteste déjà. Et puis de toute façon, j’ai jamais aimé les blondes.

8h42 : Elle confirme, le Rôti ne flotte plus vraiment, et le placenta commence à se calcifier. Traduction : c’est la fin, je suis bien à terme. Alors on va discuter un peu de la suite. Elle me dit qu’elle veut bien me laisser 24 heures de plus, mais qu’il y a peu de chances que le Rôti ne se décide, qu’après, ça va commencer sérieusement à être dangereux pour lui, rapport que le placenta ne va plus fonctionner, toussa toussa.

8h43 : Elle a fait obstétrique, option hypnose. Je crois apercevoir des papillons de lumière flottant autour d’elle. Elle sent la rose. Je suis sûre qu’elle rôte des fleurs. Elle me parle tout près, tout doucement, en me caressant la cuisse…

8h44 : J’ai toujours aimé les blondes, je t’ai dit ?

8h45 : Ma libido remonte, je vais lui rouler une pelle.

8h51 : On décide que ce sera pour aujourd’hui. On va commencer avec une pose de gel au niveau du col, histoire de le faire murir un peu, parce que là, c’est comme une banane trop verte : c’est pas bon pour commencer à manger. Il faut que Claudine s’ouvre un peu aux autres, sinon on est bons pour poireauter trois siècles de plus.

9h00 : Je passe la porte fatidique vers les salles de naissance, le processus est en route : dans quelques heures, je vais devenir une guenon vulgaire. J’entends les roulements de tambour, l’Homme doit aller chercher la valise pour la salle d’accouchement. Je tremble un peu, mais je ne dis rien, faudrait pas qu’on croit que je suis une chochotte. Je veux dire, on m’a décollé les membranes TROIS FOIS sans que je ne moufte (et puis j’ai bu de la tisane).

9h05 : Je suis installée dans la salle de naissance n°2. Laurence arrive et me colle l’intégralité d’une seringue de gel dans le fondement avant.

9h07 : J’ai l’impression d’avoir partouzé avec toute une cargaison de bidasses tellement je fuis.

9h08 : Laurence nous explique qu’il faut attendre six heures, et que si rien n’a bougé, il faudra remettre une dose de gel. Ainsi de suite, jusqu’à trois fois. Quand Claudine aura fini de faire son asociale, on pourra lancer la perf d’ocytocine (= la loose), mais que parfois, le gel suffisait à lancer le travail.

9h09 : On fait une prière païenne mon credo ma profession de foi pendant qu’on m’installe pour un monitoring (encore). Mon col n’est ouvert qu’à 2, le Rôti est haut, mais j’ai pris des granules homéopathiques. Même que niveau dilution, j’ai pris le minimum. Je suis au TAQUET de la végétation granulaire.

9h10 : Je ne dis rien à la sage-femme pour ne pas la paniquer, mais du coup, il se peut que j’accouche dans L’HEURE (le Gelsemium, c’était du 5 CH ! Mate la dose de tarée !).

9h11 : Je décide de ne rien lui dire. J’ai toujours adoré les accouchements qui se font un peu dans la panique, comme dans les films.

9h24 : En même temps, avec le framboisier, il est possible que je ne ressente que faiblement mes contractions. J’essaie de me concentrer, manquerait plus que je démoule dans cette chambre sans m’en apercevoir.

9h26 : J’envoie un sms à tout le monde pour les prévenir que c’est pour aujourd’hui. Je me permets même un petit message sur la page Facebook. Ce sera un accouchement 2.0. Je préviens quand même que ça peut être long, mais bon, c’est le TROISIEME quoi.

9h58 : On entend des cris. Une nana en train de démouler. L’Homme rit jaune, moi je fais des hin hin hin. Jaunes aussi. Enfin bon, encore une qui n’a pas bu de tisane, quoi.

10h12 : Toujours rien. Pas de contraction à l’horizon. Je me concentre sur le gel et sur Claudine.

10h54 : Laurence me demande si je veux manger quelque chose, un petit déjeuner par exemple (elle SAIT que je kiffe les petits déjeuners). Je pousse un cri de surprise (je pensais que c’était banni) et de joie (du SUCRE). Elle rit. Du coup, elle m’apporte du rabe de Petits Beurres (des LU, des vrais !).

11h05 : Jamais une compote et un jus d’orange ne m’ont paru aussi bons. Je mange mes petits beurres en commençant par les oreilles un peu trop grillées, et puis je grignote la dentelle tout autour.

11h06 : Je me demande si je suis finalement assez mûre pour faire des enfants.

11h08 : Oh wait, c’est trop tard.

12h : Rien.

12h04 : Je constate que le monitoring est une invention à destination des pères. Toutes les cinq minutes, l’Homme va inspecter le kilomètre de papier, en tentant d’analyser les courbes. Preuve que ça a été créé pour les hommes : il n’y a que deux courbes, une pour le rythme cardiaque du lardon, et une pour les contractions éventuelles. Une contraction égale un pic. Trop simple. L’Homme a l’impression d’être le Dr Ross. Je ne dis rien, faut bien qu’il s’occupe.

12h45 : J’ai quelques contractions, mais totalement non douloureuses. Si elles n’avaient pas été complètement irrégulières, je me serais dit que le travail avait commencé.

14h08 : Il est possible qu’éventuellement, sur un malentendu, mes contractions se régularisent. Sauf que bien que non douloureuses, elles sont quand même bien régulières et rapprochées. Genre toutes les deux vraies minutes, quoi.

14h12 : Ce serait bien que quelqu’un vienne. Avec toutes ces plantes, je sens que je suis dilatée à 8 ou 9 sans le sentir vraiment. Tu vas voir que je vais démouler ici. Même pas le temps de faire du ballon ni la posture du lotus.

14h36 : Ca y est ! Je les sens ! Enfin, soyons honnêtes, je sens que ça tire. Pas de quoi fouetter un castor. Je n’ai même pas besoin de respirer pendant les contractions. Elles sont toujours là toutes les deux minutes quasi tapantes. Je dis texto à l’Homme que je gère hy-per bien. Que franchement, je sens que cet accouchement va être du gâteau.

15h17 : La sage-femme repasse, me remet sous monitoring histoire de voir ce que ça donne. Elle me demande si je contracte. Je lui dis que oui, je pense, mais que niveau intensité, c’est un peu du pipi de chat. Elle me dit qu’elle revient dans un quart d’heure pour voir le col (elle va voir ce qu’elle va voir !) (j’espère qu’elle a des gants et des clamps à proximité), mais que s’il n’a pas bougé, on est bons pour une nouvelle pose et six heures d’attente. Mais qu’en revanche, elle a une bonne nouvelle pour moi : après discussion de tout le staff sur mon cas, il s’avère qu’il est probable qu’on puisse me poser la péridurale…

15h24 : L’Homme inspecte le monitoring, il n’a plus rien à voir avec le premier. J’ai des pics qui montent haut, toutes les deux minutes chrono. Je les sens mais je gère. Je suis ultra préparée, j’ai un mental de fou.

apres avant

15h30 : Laurence arrive. Elle regarde le monitoring, sourit, et m’annonce officiellement que je suis en travail, donc qu’il ne sera pas nécessaire de me poser une perfusion d’ocytocine.

15h31 : Il est possible que j’aie versé une petite larmiche à cette idée. Rien n’est sûr.

15h32 : Elle inspecte mon col et me dit : « Oui, ça a bougé ! Vous êtes à… »

15h33 : « … 8 ? … 7 ? Bon, 6 alors. »

15h34 : « … vous êtes à un peu plus de 3 cm ! »

15h35 : Il est possible que j’aie re-versé une petite larmiche à cette idée. Elle voit que je suis déçue. Je lui dis que je pensais être à plus que ça, étant donné que mes contractions sont très régulières et très rapprochées. Et à dire vrai, elles commencent à piquer un chouia, keumême.

15h36 : Elle me dit que maintenant que je suis en travail et qu’il fait beau, je n’ai qu’à aller me promener dans le parc de la maternité ! J’y pense de suite : notre projet de naissance. Il a été lu. Par toute l’équipe. Ca me rend toute chose.

15h41 : Je textotte en précisant que je gère à bloc, que je suis une vraie tortue ninja de la ponte.

15h50 : Après des jours de pluie battante, il fait beau. Le Rôti aura attendu le soleil pour naître. Je marche, accrochée au bras de l’Homme qui va trop vite. On croise des gens venus faire des examens, et j’ai envie de leur dire « Hé oh, je suis en train d’accoucher ! ».

15h56 : Je continue de marcher pendant les contractions. Parfois, je souffle un peu. L’Homme me fait un listing complet des variétés de plantes qui ornent chaque morceau des jardins. Je souris pour lui faire plaisir, mais bon, niveau plante, excuse moi, mais moi, je les BOIS, c’est nettement plus efficace. Tu vas voir comment je vais te démouler le lardon comme dans les reportages de naissance zen.

16h30 : On a fini le tour du parc, et je me sens moyen d’en recommencer un nouveau. Ca pique encore un peu plus, clairement, j’ai mal.

16h32 : Comme il ne faut pas perdre complètement le nord dans des moments pareils, je décide de faire un tour à la machine à Kinder Bueno. Après tout, j’ai le droit de manger, j’accouche, alors je fais CE QUE JE VEUX. J’hésite à en prendre un deuxième, mais je me retiens. Peut-être parce qu’en me levant, j’ai cru sentir comme une envie de vomir, entre deux respirations zen.

16h36 : On revient dans la salle. L’Homme me dit qu’on fait une pause d’une demie heure, mais qu’après, on retourne faire un tour dans les jardins. Je lui dis que s’il veut contempler du laurier, il aura qu’à y aller sans moi, rapport que je crois que ça se corse un peu.

17h05 : Je commence à avoir vraiment mal, au point de m’arrêter de parler pendant les contractions. Entre chacune, avec l’Homme, on discute, on plaisante. Je fais du ballon. Des zéros dans tous les sens et des huit.

17h07 : L’Homme se demande à haute voix s’il ne faudrait pas regonfler un peu le ballon, parce qu’il sent que sur la fin des huit, il est proche de l’explosion.

17h08 : Je sens que c’est sa prostate que je vais exploser s’il dit un mot de plus sur ce foutu ballon.

17h20 : J’envoie un ultime texto à mon meilleur ami. Trois mots, assez explicites : « Putain jen chie ». Même pas le courage de mettre l’apostrophe.

17h43 : Ca pique. Fort. Je marche, je souffle, mais concrètement, j’ai mal. J’évalue ma douleur. Je peux encore tenir. Je repense à la péridurale. Pour l’instant, je peux faire sans (le framboisier, la sauge, les granules). Je décide que si je suis suffisamment dilatée, je ne la prendrai pas. Rapport que quand même, c’est pas vraiment une partie de plaisir de me la poser (j’entends encore le marteau pour enfoncer la groooosse aiguille). Par contre, si ça avance moins vite que l’augmentation de la douleur, il est probable que je ne tienne pas des lustres.

17h52 : Je commence à faire du bruit sur chaque contraction. En fait, ça m’aide à la faire passer. Une grande inspiration, et une note continue. C’est bizarre, mais ça m’aide.

18h02 : Je préviens l’Homme que plus JAMAIS je ne démoulerai de rôti. Il acquiesce. Au bout de plus de treize ans, on est d’accord. Champomy.

18h13 : Laurence arrive, et regarde mon col. Je ne suis qu’à 5. Je suis désespérée, je me dis que je n’accoucherai jamais. Je commence à douter de mes décoctions végétales en tous genres. Elle me reparle de la péridurale, que si je veux, l’anesthésiste termine avec une césarienne et deux péri pour des patientes qui ont très mal (euh, moi aussi, hein) (je suis l’altruisme) et qu’elle peut se préparer pour moi, si je veux.

18h14 : Je valide l’anesthésiste, mais je veux d’abord discuter avec elle. Ce serait pas mal de ne pas recommencer le merdier des autres accouchements. Et tant qu’à faire, si je pouvais éviter de finir en fauteuil roulant (je ne ferai jamais les Paralympiques, de toute façon).

18h22 : Je commence à faire BEAUCOUP de bruit sur les contractions. I am a guenon. Mon mi bémol s’est transformé en rut de gnou. Je m’EXCUSE après chacune. I am a guenon, mais a guenon POLIE.

18h23 : Je demande à l’Homme de me repréciser dans quelles conditions j’avais accepté de faire un troisième enfant. Il est probable qu’il m’ait collé sous GHB à chaque ovulation.

18h24 : L’anesthésiste ressemble à une vieille tata anglaise, le chic en moins. On parle rapido de mes précédents échecs périduraux, et elle m’explique que depuis, il y a une technique quasi-infaillible, basée sur l’échographie blabla.

18h25 : L’espoir renait. A bien y regarder, je crois apercevoir l’anesthésiste déguisée avec une cape rouge et des collants bleus. Wonderwoman a pris cher, mais elle est là. Tout va bien.

18h27 : Je signale à Laurence, une fois que j’ai repris mon souffle, que je pense quand même sentir la tête du grelot qui descend très fort dans mon fondement arrière. Elle me répond que c’est normal.

18h28 : Je visualise l’effet « tube de dentifrice » de la tête du Rôti sur mon rectum, et je me demande à quel moment je vais déposer un étron royal sur la table d’accouchement.

18h46 : On demande à l’Homme de se déguiser en chirurgien cardio-thoracique, de s’asseoir devant moi et de ne surtout pas regarder. Il est beau, on dirait un vrai docteur. J’ai envie de lui faire des enfants. Mais des enfants déjà nés.

18h50 : La position assise me fait encore plus mal. Je suis dilatée à 6-7. L’anesthésiste fait une écho de mon dos et décide de montrer à la sage-femme, avec détail et lenteur, l’intégralité de mes  lombaires, en faisant des ohh et des ahh sur « l’état navrant de ma colonne vertébrale ».

18h51 : Si elle se grouille pas, il est possible qu’entre deux contractions, je la sodomise avec ma foutue colonne vertébrale.

18h53 : Dans sa grande bonté, elle décide d’enchaîner anesthésie locale et pose de cathéter PENDANT une contraction. A ce moment là, je dis cette phrase mythique : « Non mais en fait, je vais y aller, hein, je veux revenir à ma maison, vous avez qu’à finir sans moi, je reviens quand vous aurez fini. » Voilà voilà.

19h12 : Sur une contraction, je sens que ça fait comme pour Coin-coin : ça marche sauf à gauche. L’anesthésiste me dit de me coucher sur le côté gauche pour mieux faire passer le produit. Je m’exécute.

19h18 : Le prochain qui parle de framboisier, je l’étouffe avec mon placenta.

19h22 : Les contractions sont redevenues ultra douloureuses. Je suis obligée de crier sur l’expiration, j’ai honte mais ça m’aide. Je dis à Laurence que je manque de m’évanouir à chacune.

19h23 : La tata anglaise et Laurence s’engueulent un petit coup. Tata lui dit qu’il aurait fallu qu’elle intervienne sur moi plus tôt, que là j’ai trop mal, et qu’elle n’a pas le temps de me reposer le cathéter.

19h25 : J’ai droit au gaz hilarant. L’Homme me le tient au dessus de la bouche, je sniffe et à un moment, je décolle. Mon esprit décolle littéralement de mon corps. Et dire qu’on s’emmerde à fumer des trucs pas nets, alors que ça, c’est de la MEGA bonne came. Je plane, l’Homme décide donc de me sortir ma drogue. Le rat.

19h27 : Je sens la tête qui appuie très fort, et je ne peux pas m’empêcher de pousser. Je perds les eaux.

19h28 : Laurence regarde, je suis à 7-8 cm. Elle me dit que c’est pour bientôt, mais pas de suite, qu’il faut que je tienne bon.

19h29 : Changement d’équipe, on me présente la nouvelle sage-femme. Je m’en bats la nouille, ça pourrait être Chewbacca en maillot de bain que ce serait pareil. Je pleure, j’en peux plus, je dis à l’Homme que je n’y arriverai pas.

19h30 : Une nouvelle contraction arrive, je crie. Laurence est zen, jusqu’à ce qu’elle jette un œil et comprenne que c’est pour MAINTENANT ! Comme dans les films, tout le monde court partout, parle fort, se précipite. J’entends qu’on amène le chariot, qu’on me badigeonne rapidement le périnée avec un produit. J’entends qu’on me dit que c’est un anesthésiant.

19h31 : La nouvelle sage-femme me demande de choisir dans quelle position je veux accoucher. J’ai une pensée pour notre projet de naissance, mais j’ai trop mal. Je lui dis dans un souffle que je n’en sais rien, je ne sais plus. J’essaie de me mettre sur le côté mais le moindre mouvement me scie sur place. C’est un comble, mais c’est sur le dos que je me sens le mieux. Elle me propose plusieurs positions d’étriers, mais pas le temps de répondre.

19h32 : Je sens que sa tête va sortir, je pousse comme un animal. J’ai l’impression que mon périnée va se déchirer. L’Homme m’encourage, il me dit qu’il voit la tête qui sort ! Lui qui avait juré ne jamais regarder… J’arrive à arrêter de pousser quand la sage-femme me le demande. On m’explique tout ce qu’on est en train de faire.

19h33 : On dégage une épaule, je pousse une dernière fois, et je sens le Rôti qui glisse. Je me jette sur lui pour l’attraper et le pose sur moi. Je l’agrippe comme une louve. Il est chaud, il sent bon. On pleure. Tout redevient calme.

Ca y est, c’est fini.

Et ça ne fait que commencer…

.

Après avoir versé à peu près toutes les larmes de nos corps, je me suis rappelée qu’on ne savait toujours pas ce que j’avais démoulé (un garçon ? une fille ? un babouin ?). J’ai donc soulevé le drap et découvert… une belle paupiette ! Je ne ferai donc pas carrière dans l’échographie, c’est bien dommage (le problème est que de vrais médecins avaient aussi vu des boulettes). Elle a les cuisses dodues, et tout le monde a parié sur son poids dans la salle d’accouchement. Après une inspection collective du placenta (même l’Homme !), la pesée : 4.135 kg ! Pour un bébé annoncé à 3.3 kg, ça fait une sacrée différence ! Tout le staff resté pour ma ponte passe donc me féliciter « pour ce super accouchement » (les sages-femmes, deux aides soignantes, et même l’anesthésiste, restée plantée là). Je m’excuse d’avoir hurlé, je m’étais juré que ja-mais ça ne m’arriverait. On me répond avec le sourire que c’est normal, surtout quand on démoule plus de huit livres sans péridurale, et que la fin se déroule si vite.

Au final, malgré la douleur juste atroce, ce démoulage reste un très bon souvenir pour nous, le meilleur de mes trois pontes. Même si je ne me suis pas attardé dessus, notre projet de naissance a été respecté en chaque point.

L’Homme parle souvent de la fameuse « journée du 4 février », pleine de douceur, de soleil, d’intensité, et d’une nouvelle petite fille…

paupiettemains

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88 thoughts on “Accouchement : le jour où j’ai démoulé la Paupiette

  1. Ce qui est pénible, c’est que si toute la lecture de ton (excellent) billet on se dit « plus jamais ça, j’en ai trop vu des blouses vertes et des cols pas mûrs », la photo gâche tout, sur un moment d’égarement, on serait à deux doigts (dans le fondement avant) de s’enlever le stérilet à la pince à spaghetti. Tu fais chier, Chag.
    <3

    1. J’ai cassé la pince à spaghetti, ça aide.
      Sinon, hier, en quinze minutes, la Paupiette m’a pissé sur les doigts, cagué en jets sur le t-shirt, vomi dans le cou et braillé de 23h30 à 3h30 en poussant des cris de cochonnet. Je t’aide ?

  2. Ah, un beau tribute au minute par minute carolinesque, « gavé » du Chaggy style! Bravo pour l’épopée (elle s’appelle Poppée non?)

        1. eh hop un nouveau blog pour se motiver à la procrastination au taf… ah ben vive la France comme elle dirait l’autre d’Amélie Poulain…

    1. Merci ! Moi je suis sevrée pour longtemps. Si je me base sur mes pontes, je suis sevrée pour au moins 5 ans. Mais d’ici là, Bulle aura 16 ans, et il est probable que j’aie des envies de ligatures trompesques à ce moment là.

  3. Magnifique! En plus comme je te l’ai dit douze fois, votre Paupiette et moi sommes des jumelles astrales. Je peux donc t’assurer un avenir radieux plein de rillettes, de poulet frit, de paillettes et d’humour paillard (en même temps, vu sa mère et sans thème astral sauvage on pouvait en dire presque autant).
    Bravo à toi encore, bienvenue encore à elle et bravo pour le caca en spray sur le t-shirt la Paupiette…

    1. Elle ne pouvait rêver meilleure jumelle astrale. On pensera à toi quand elle chantera « La digue du cul » au lieu de « Frère Jacques ».

  4. Felicitations ! Pour moi 3 lardons dont 2 nés après terme avec la petite piquouse d’ocytocine… raaaah le souvenir des contractions (et pourtant avec peri in extremis) sont mon meilleur contraceptif maintenant… Mais qu’est ce que c’est chou les bébés…. et cette paupiette, évidemment on en mangerait ! Bonecremise en forme à toutes les 2.

    1. Mouahaaa !
      T’es mignonne. Je pense pas que ce soit le meilleur. Y’a une blogueuse, une certaine Mademoiselle Vio, qui tâte pas mal niveau billet de ponte…

  5. Très beau récit ! Très drôle, je t’ai bien reconnue en le lisant…et une pointe d’émotion à la fin…que du bonheur à vous 5 !

  6. Superbe récit ! On s’y croirait !
    La paupiette se sera tout de même faite désirer jusqu’au bout, une chipie en devenir assurément 😉

    Bravo et encore félicitations

    1. Tout le monde est raide dingue d’elle. Je crois qu’elle va vite comprendre comment abuser de son statut de petite dernière…

      1. Ma troiz (et dernière 😀 ) est passée maître dans l’art ! C’est une gamine extra, je te souhaite le même « phénomène » 😉
        Enjoy

  7. Je suis une guenon aussi …J’hurle aussi pas mal, mon dernier sage-femme est sourd depuis ! Bravo et bienvenue à la plus belle Paupiette de 2014 !

    1. Parce que j’en n’ai pas démoulé !!! J’ai pondu direct sur la table, donc je pense que je l’aurais vu si jamais j’en avais démoulé un. Ou au moins l’Homme vu qu’il était aux premières loges ! Enfin si ça se trouve, j’ai déposé le plus gros Carl Lewis de la galaxie…

    1. Les deux grands sont aussi amoureux que nous ! Bulle a farci son portable de photos de la belle, et Coin-coin est à l’affut du moindre mouvement.

      Quant à la tisane, oui, je pense me sevrer. A la place, j’attaque le Martini.

  8. j’adore! je crois même avoir eu quelques contractions en te lisant…je dois être maso mais je signe tout de suite pour revivre çà! plein de bonheur à tous les 5 ♥ (je file voir si tu ne m’a pas donné une montée de lait!)

  9. C’est le résultat qui compte ,évidemment! mais l’arrivée du Fruit joli de tes entrailles t’a inspiré une description d’un suspense si tendu,jusqu’à la dernière minute,que j’en sors épuisée et mal partout…châpeau pour le courage!
    Toute cette ruche autour de toi!
    je vois que tu étais vraiment bien préparée ,pour passer outre avec élégance certaines petites misères et manips que les abeilles en blouse auraient pu t’épargner ,sans leur en vouloir un peu quand même- c’est grâce aux vapeurs planantes?
    Et l’émotion finale en prime…et nous faire sourire aussi ! bravo!
    *

    1. Franchement, à part l’anesthésiste qui n’y est pas allée de main morte, tout ce qui m’a été fait a été expliqué avant. C’est moi qui ai demandé les décollements de membranes, et je n’ai strictement rien contre les touchers vaginaux. Toute l’équipe médicale a été topissime.

      Je conseille vivement le projet de naissance. Nous étions dans une maternité labellisée Ami des Bébés, ce qui a aussi aidé. J’ai appris après qu’effectivement, notre projet avait été lu par toute l’équipe. Il était simple mais complet. Pas de trucs fous mais des détails qui pour nous voulaient dire beaucoup. Tout a été respecté au mieux.

      1. Alors tant mieux…,c’est une chance en effet
        Le style tragi- bien que-comique donné à certains détails m’a fait cette impression.J’ai compati malgré tout !

        Heureusement que les choses progressent,(comme le choix de la position,et pas toujours le cas)
        C’est tout de même encore un comble que pour avoir un mot à dire ,il faille faire un contrat écrit,sinon on n’est pas ton Ami ni celui du Bébé!…Ah les Docteurs et leur sacrosaint Savoir(qu’ils révisent tous les 5 ou 10 ans!)
        Autrefois,avant notre ère à nous,la Médecine était dans les sciences Humaines…si si!
        Un coup de gueule en passant…

        Donc pour le prochain,ce sera encore mieux! faut voir…(never say Never…)

        Be Happy!

  10. Bravo Chag ! Pour l’accouchement et son récit !!!

    La paupiette a l’air d’être une adorable petite chose qu’on aimerait bisouiller tout doucement.

    En tout cas toi, je te claque une grosse bise pour te féliciter.

  11. que de souvenirs! j’avais dit pareil après mon 3me (pour qui j’avais pourtant eu un accouchement de rêve avec péri du tonnerre) et on a remis le couvert! non mais quelle idée! la péri… no comment, la première pose qui ne fonctionne que d’un côté, qu’on fini par te reposer au bout de plus d’une heure après t’avoir fait tourner dans tous les sens, des fois que ça se propage un peu, et moulte réinjections de produit (et une jambe tellement endormie qu’on croirait qu’elle est morte!) une seconde péri qui fonctionne bien jusqu’à 3/4 d’h avant la ponte, et qui de nouveau ne fonctionne plus que d’un côté (je savais que j’étais mal foutu mais là!) enfin bref… plus JAMAIS!

    1. Non mais je ne tenterai pas le 4e.
      Dans une vie complètement fantasmée, où on est riches, plein de temps, de patience, où nos enfants ne sont pas si éloignés en âge et où démouler un lardon s’apparente à lâcher un pêt, on aurait eu plein de gosses.
      Promis, un 4e si je gagne au Loto d’ici un an ou deux ! (MOUAHAA)

  12. super accouchement et super récit. Bravo Chag. il y a quand même quelque chose de magique dans les accouchements on en chie comme pas possible et pourtant on serait prête à les revivre tant c’est d’émotions.

  13. Bravo Chag!Très joli texte as usual!

    Ton accouchement m’a rappelé le mien…l’histoire du gel toussa,toussa…qu’on m’a posé 3 fois et qui n’a pas aidé Claudine du tout!

    Au bout de 17 heures de non travail, j’ai fini par dire que j’avais été tripotée quand j’étais petite tellement j’avais des contractions et que je n’en pouvais plus d’avoir des doigts différents dans mon fondement avant…ca a fini en césarienne en urgence avec rasage complet du maillot et pose de poche à pipi pendant 2 jours.

    15 minutes après ça, j’avais mon loupiot lové dans mon cou (bah oui, j’étais encore attachée à la table de travail et en train d’être recousue) et je suis devenue IMMEDIATEMENT une mère juive! Le meilleur souvenir de ma vie évidemment!

    PS :Je prends les jets de caca et les vomitos sur le chemisier blanc juste pour les bisous et les calins que tu peux lui faire à volonté!!

    1. Han la césa c’était ma hantise ! Pas forcément pour le fait de ne pas accoucher par voie basse, mais parce qu’avec mon dos pourri, j’aurai eu droit à une anesthésie générale. Je te laisse imaginer le tableau.
      Allez, j’ai une fournée de bisous sur le feu ! ^^

  14. Alors, là, je m’insurge sur les doutes vis à vis du framboiz’power : tu n’as eu mal « que » de 16h30 à 19h33!
    Pour un peu, je recommencerais pour confirmer ….. heu non en fait. NEVER!
    Bref, félicitations pour tout : ton minute par minute avec des petites pépites inside (9h07, 18h23, 18h46,…) et ton nouveau bonheur de paupiette.
    Des bisous, prend soin de toi et de ton périnée …

    1. Mouais je doute quand même de l’effet tisane. Pourtant, même si c’était placebo, j’y ai cru pour de vrai ! Enfin moi je ne retesterai pas !
      Mon périnée et moi te remercions. Il semble qu’il ait décidé de se barrer dans les îles pendant un temps indéterminé. J’espère au moins qu’il m’enverra des cartes postales d’hommes nus.

  15. Olala que de souvenir pour moi sauf que j’ai mis 24h pour accoucher après déclenchement et 6j après terme la galere 4kg6 sans peridurale posée trop tôt mais cela reste quand même un magnifique souvenir

  16. Bravo!
    Et ton souhait de l’attraper au vol le rôti-paupiette.. WELL DONE!
    (guenon pas forcément polie, atterrissage en 3h largement suffisant, périné chez les vahinées aussi ..)
    Bien joué l’homme , chapeau le projet de naissance, Bulle et Coincoin, z’ont pas finis de la couver..et de se faire bouffer par sa malice de dernière!
    Tout d’bon!

  17. Je suis à un mois de la dead line, déjà dans les starting-blocks et même pas découragée par cette lecture. M’enfin, je peux toujours me la donner, le mien est évalué à maxi 2,8kg à terme, easy bikini!
    Super récit en tout cas, merci pour le partage.

      1. Un échographe m’avait dit que pour les estimations de poids, suivant les approximations, c’était à +/- 1kg près…. ^^
        Ici une estimation à 3kg600 a donné 4kg100…
        😉

      2. On verra, si je peux concourir dans la catégorie « rôti de compétition », je vous ferai signe. :-)
        Pour le premier, 10g d’écart entre son vrai poids (840g) et la dernière évaluation… Ils étaient super fiers d’eux, perso j’étais dégoûtée qu’il n’ait pas grossi entre les 2, chacun ses priorités! Il a mis un mois de plus à faire 1kg, mais c’est un autre sujet.
        Pour la Deuz, elle faisait 300g de moins que prévu, ce qui reste dans les 15% d’erreur annoncés sur le papier de l’écho.

  18. Voilà, je suis toute chamallow… Malgré le stress, malgré la douleur,tout ça me donne des envies…

    Oh wait, J-7 mois en fait…

  19. La phrase mythique de 18h53, je l’ai prononcée aussi lors de mon 1er accouchement il y a presque 16 ans !!! Consternation dans la salle de travail, le père de la gamine a essayé d’expliquer à l’équipe que d’habitude j’étais à peu près normale, mais bon, c’est vrai qu’un démoulage d’une paupiette de 3,800 Kg sans péri quand c’est la 1ère fois, t’as juste envie de mourir ou de sortir de ton propre corps !
    Ton récit était totalement hilarant, je vais de ce pas me faire poser un 2nd stérilet en titane … Malgré mes 45 ans, on n’est jamais trop prudente !!!

  20. Bienvenue à Paupiette alors :)
    Superbe récit !!! Et en complète adéquation quand tu dis que malgré la dimension « douloureuse » de l’évènement, si tu as une équipe à l’écoute, tu gardes que les bons souvenir !
    Je me sens proche de toi en un sens (sauf que je suis personnellement vaccinée depuis 2007 et la mise bas une semaine avant terme d’un rugbyman femelle de 4,2 kg et bordelaise de surcroît 😉

    Accouchement de rêve après un premier au CHU 5 ans plus tôt où on a littéralement failli crever tous les 2 après un film d’horreur de 36 h … Comme quoi, il faut tomber sur les bonnes personnes.

    Et profite bien de ton nouveau bonheur !! Surtout la nuit niark niark :)

    1. Merci ! Oui je suis complètement d’accord : il faut tomber sur les bonnes personnes. J’ai démoulé Coin-coin dans cette même maternité, après avoir été maltraitée moralement et physiquement lors de mon premier accouchement, dans une autre maternité de Bordeaux soi-disant réputée. Je ne remets pas en cause TOUTE l’équipe de cette mater, mais là, PERSONNE n’a été à l’écoute pour moi. J’étais la jeune minette de 19 ans qui accouchait, c’était sûrement le MAL pour eux. Bref, pour Coin-coin, on m’a parlée doucement, on m’a rassurée, on m’a caressée, on a compati avec moi et on m’a soutenue, un monde ! Et là, apothéose pour la Paupiette, où tout le monde, sans exception, a été génial. Je leur écrirai bientôt, pour les remercier.

  21. Je vais faire dans l’original et ajouter mes félicitations pour cette toute mignonne petite-fille… Pour moi, il y a péremption : retraite imminente et je ne risque donc pas d’avoir envie d’un(e) troisième, il y a un âge pour tout (je fais dans le lieu commun) mais de la nostalgie, ça oui… C’était si doux un tout-petit contre moi. Profitez…

  22. Quelle plume, récit magnifiquement drôle, merci!

    PS: « 9h07 : J’ai l’impression d’avoir partouzé avec toute une cargaison de bidasses tellement je fuis. » c’est juste MA-GIQUE!

  23. Whaw! c’est vraiment fort de lire ça! entre rires et larmes,ça rappelle des souvenirs, ce jour bizarre où ça bascule! on vit chaque seconde de l’accouchement, ça s’étire, c’est irréel d’être là et puis le bébé balaie tout! il n’y a plus que lui!

  24. ta poulette aussi a décidé de faire du rab’
    comme la mienne….pour la déloger: décollage des membranes, shiatsu + acupuncture, homéopathie
    hyper efficace!!!! Moins de 8h plus tard elle était là et j’ai failli accoucher à la maison en attendant que les contractions deviennent douloureuses
    mon 3ème et plus bel accouchement (heureusement après le carnage pour le 2ème!!!)

  25. Joyeux anniversaire (+ 2 jours) à la Paupiette!
    A toi la génisse primipare (par hypothèse) qui yeutes les com’ : sois sans crainte, tu peux accoucher de ton premier bébé, post terme, sans péri, ni déchirure ni épisio, si ton mental est bon. Et même avoir envie, déjà dans la semaine qui suit, de faire remonter les taux de fécondité. Na!
    Call me WC (= Wonder Claudine).

    Et by the way merci pour ce blog : un régal! On s’en lèche les babines!!

  26. J’en suis à 40 SA aujourd’hui et j’espère autant que j’appréhende ce fameux jour de démoulage. J’aimerais bien que ça se passe « aussi bien » que toi : manger des Kinder Bueno et réussir à se passer de péri, le rêve ! 😉
    J.

  27. Je ne sais pas au détour de quelle recherche google je suis tombée sur cet article, mais je ne regrette pas. J’en pleure de rire (et ça fait mal, mon terme est demain moi !)
    Belle plume en tout cas 😀
    Et félicitations (et respect). Ca y est, je commence un peu à flipper (il était temps).

  28. J’ai RDV dans 9 heures 25 à la mater parce que mon terme est demain, enfin aujourd’hui du coup. Et je me sens motivée et remontée à bloc pour ce premier putain d’accouchement. Merci :-)

  29. Tu m’as fait pleurer de rire !! Rien que pour ça, merci, il paraît que c’est encore mieux que la tisane :-)
    Le coup de la phrase mythique, je me revois encore la dire il y a 11 ans pour mon 1er gigot ! Je revois encore le regard navré que se sont échangé l’Homme et la sage-femme, tandis que je tentais gauchement de m’arracher cathéter et ventouses pour me barrer, tranquille, au calme… Énorme !
    Et comme toi, quelques années après, donc aujourdhui même, je retrouve avec un 3e polichinelle dans le tiroir qui est censé démouler demain dernier carat, et qui n’en fout pas une à part hoqueter de temps à autre bien au chaud dans mon ventre… Wtf ?

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